Mes matins additionnés


J’ai, l’humble prétention,
D’essayer de vivre,
De chercher l’horizon,
Qui me rendra ivre.
J’ai fait, bien des erreurs,
Pour conjurer mes peurs.
En scrutant les étoiles,
J’ai, souvent, changer mes voiles.
Mon cœur, je te demande pardon,
D’avoir pu paraître, alentours,
Un bien étrange troubadours.
Il est, dans ma chanson,
Des mots aimés, avant tout,
Les rêves d’un fou,
La bienheureuse naïveté,
De croire en l’homme, sa bonté !


De mes rencontres de hasard,
Certaines, faites bien tard,
J’ai appris les tourments,
D’un monde sans amant.
Oh ! Pas celui de passage
A qui l’on offre des gages,
Mais celui d’un soir,
De l’autre bout du trottoir.
Silhouette inconnue,
Frêle et menue,
Que l’on aborde, en suffisances,
Bouffi de nos croyances.


De mes rencontres de hasard,
Certaines, faites bien tard,
J’ai appris à la connaître,
J’ai ouvert ma fenêtre !
Elle pris ma main,
Pour m’emmener sur un chemin,
Où l’esprit s’apaise,
Où s’envolent les parenthèses.
Il fut question d’équilibre,
D’une autre page dans un livre.
Je la croyais ennuyeuse,
Laborieuse,
Accumulatrice,
Dominatrice,
Et elle rit de mon opinion,
De ma fausse définition.


Elle n’est pas ,
L’entreposage en un grenier,
De ces aveux d’impuissance,
De ces règles de sciences.
Elle n’est pas,
L’épandage en société,
D’acquis sans usages,
Comme autant de couleurs à son plumage.
Elle n’est pas,
Ces élégantes réflexions,
Gonflées d’orgueil et de passions,
Où l’ego est plus qu’un invité.


Alors que mes mains,
Semblent oublier l’écriture,
En dessinant demain,
D’un douloureux futur,
Elle m’accueille en liberté,
Pour juste m’accompagner.
Mes regards sans différences,
Fuient toutes les apparences,
S’attachant, désormais,
A ces matins additionnés !


Vincent