Quand, la brume devient gouttes d’eau.


En passant prés de là, chacun sait,

De l’inutilité de séduire,

Mais, juste de proposer.

De la futilité de convaincre,

Mais, juste d’apprendre,

Du néant de l’existence,

A ne savoir pardonner,

De la négation de la vie,

A s’interdire le partage.


Le vent, en cet endroit,

Emporte les tourments,

Dissipe l’amertume,

Chasse rancœur et regrets.

Le cœur nait de cette chanson,

Quand l’équilibre se cherche,

Dans le doute disparaissant,

Et une réalité ôtant son voile.


Il est rocaille, herbe rase, air pur.

Là, le silence se pose,

Faisant du temps, une seconde,

Une minute, une heure,

Plus intense, plus intime encore !

Il ne s’impose pas , il s’expose

Aux rigueurs des pensées, aux faiblesses des intentions.

Il est un mat, au sommet de nul part,

Pointant l’infini, d’un trait chancelant.

Bravant l’infini, il offre en voyages,

Des mots en étoffes peintes,

Comme autant de présences, de passages,

De débuts, de fins, de renoncements, de recommencements.

Il n’est point d’ordre aux couleurs chatoyantes

Seul compte, l’essentiel de la lettre,

La sincérité de la virgule, l’humilité du point.


Il est en ce lieu, un refrain étrange,

Fait de tant de mots, d’innombrables langages,

Que la lumière s’attarde,

Pour comprendre, elle aussi !

Il nous est donné de l’entendre, en notre esprit,

Au delà de l’émotion de l’instant

Au delà, du passé, du futur,

Dans l’abandon de soi, de nos préjugés,

De nos choix, en découverte du sens,

Autrement, différent !


C’est là,

Quand, la brume devient gouttes d’eau,

Quand, le froid éprouve les corps,

Quand, le chemin parcouru nous est étranger,

Quand, chaque chose s’équilibre en importance,

C’est là,

Autour d’hommes et de femmes

Aux visages marqués,

Aux regards amplis de vérités,

C’est là,

Que le vent emporta mes tourments !


Vincent