Tristesse.


Je plains l’homme, aux réflexions de surface,

Limitant sa pensée à l’entrebâillement,

D’une porte qu’il n’ose franchir.

Un avis ne peut être juste qu’en équilibre.

L’équilibre n’étant, en aucun cas, soumission,

Mais, une quête d’une véritable compréhension.


La compréhension n’est pas une vision partielle,

Mais, un regard impartial et profond,

Allant au-delà des émotions de l’instant.

Je plains l’homme, ne sachant exister

Que par les actes des autres.

L’acte bon étant humble et silencieux !


L’altruisme n’a que faire des feux de la rampe,

Il est le cheminement vers l’autre, en conscience,

Où l’humilité se partage, mais ne s’expose pas.

De là, nul besoin de reconnaissance,

Agir ne nécessite pas de hurlements,

Mais, une harmonie, une paix intérieure !


Je plains l’homme, qui ne se nourrit que de constats.

Ses mots s’usent en amertume et en conflits,

Justifiant son emprisonnement par les choix des autres.

La liberté n’est pas un bien individuel,

Mais un apprentissage commun,

Toujours renouvelé, jamais abouti.

Il est des inventaires de souffrances et d’ironie,

Faciles à hisser, en haut de biens des mats,

Et des choix de compassion, si difficile, à forger !

Pourtant, je reste persuadé que la connaissance,

Autre que l’addition d’acquis éphémères,

Est la voie vers le beau et le bon en toutes choses !


Vincent