La fin attendue.


A mesure que le temps passe, la patience s’installe,

Pour apprécier le jour, le cadran, son tour,

Les visages, les mots, leurs sens, leurs innocences.


Naît, alors, une passion calme et sereine,

Où la réflexion s’impose en virtuose,

Cherchant la profondeur plus que le verbalisme.


Les craintes changent de cap,

Pour n’être que brises apaisantes,

La fin attendue d’un chemin.


De ces passés additionnés, reste quelques hasards,

Que l’on goûte, désormais, en délicatesse

Prolongeant, ainsi, un moment d’extase.


Chaque saison se découvre en aquarelles,

Osant des couleurs anonymes, à nous seul connues,

Parsemées de parfums étrangers en une autre lucidité.


L’age déploie la raison plus que l’intention,

Laissant l’acte se construire, sans bruit, sans fureur,

Et s’épanouir en un prudent discernement.


Il y a là, un rapport transformé, renouvelé aux choses,

Où la parole, la pensée s’interdit l’innommable excès,

Défigurant l’acquis, dévoyant la connaissance.


Savoir être au-delà de soi-même,

Pour se satisfaire, humblement, de ce qui est,

Et comprendre ce qui n’est plus !


Vincent