Excuses.


Si proche , pourtant si loin.

Savourant son passage,

Comme au sortir d’une cage,

J’emprisonne ma liberté

Sans autre forme de procès.

Les jours passent,

Les regards s’effacent,

A chaque phrase son point.

Je n’ose, apprivoiser le temps,

Pour garder, ne serait-ce qu’un instant,

Une main frôlée, brièvement,

Un sourire impertinent.

Le moment s’échappe,

M’engourdit , me frappe.

Je gomme ma réalité,

Et me saoule d’un espoir émietté.

Chaque minute est une impatience,

Perdue en une étrange indifférence,

N’appartenant plus au présent,

Mais à un rêve indécent.

Je m’excuse de ces mots en émotions,

De ces notes d’une mauvaise partition,

Qui serai-je si je ne les avais pas ?

Un homme sans cœur, s’éloignant la bas !


Philippe de Frémontpré