D’espoirs et d’affolements !


Il est des chemins tardant à se croiser,

Des vies, paressant à se partager.

Quand le temps s’affole,

En insouciance et farandoles,

A maudire le présent,

A s’interdire le vivant,

Reste en nos espoirs intimes,

L’ombre chatoyante d’une rime.

Se nourrir de cet étrange plaisir,

Oublier le souffrir,

Pour un vers en arabesque,

Pour une consonance romanesque.

S’ouvrir à l’imaginaire désir,

Au billet, écrit d’un trait de sourire.


Il est des chemins tardant à se croiser,

Des vies, paressant à se partager.

Quand le temps s’affole,

D’histoires sans parole,

A implorer sa peine,

A danser avec la haine,

Reste en nos espoirs intimes

Loin de tout abime,

La silhouette aimée,

Le baiser à jamais volé.

Les yeux clos,

Claquent les voiles d’un bateau,

Cinglant sur un océan de passion,

Entre tempêtes et illusions.


Il est des chemins tardant à se croiser,

Des vies, paressant à se partager.

Quand le temps s’affole,

Versant son obole,

Osant en compassion,

Le dessein de l’horizon.

Apaisant les nuages,

Tournant, enfin, la page.

La plume fait silence,

Glissant en aisance,

En mots sans tristesse

En déliés de tendresse.


A la croisée des chemins

Une vie tend la main,

Retient le temps,

Et goute l’instant !



Philippe De Frémontpré

(Au-delà de l’innocence)