Gravir quelques marches, oser affronter le temps en laissant au fond d’un vieux tiroir son impatience.

Il n’est nul question de querelles, mais d’un regard différent sur les choses et les gens. Chaque interrogation s’approprie sa réponse, non en fonction d’une logique calculée, mais de l(humilité de sa formulation.

Trop d’irréfléchis s’appliquent à une rédaction qui n’est, bien souvent, qu’une justification partielle, partiale en dehors de tout équilibre. Elle est, aussi dans bien des cas, fortement imbibée de souffrances, de ressentis passés, troublant par le fait l’harmonie de la pensée. La justesse d’un propos doit s’affranchir de tout attachement. L’attachement n’est qu’un apriori, une vision tronquée.

La réflexion s’en trouve altérée, elle s’interdit l’investissement global de l’esprit dans la compréhension et reste aux portes de la connaissance. Le cheminement du raisonnement est simple . Il se construit avec un regard pondéré où chaque acte a une origine, qu’il est primordial d’appréhender et de comprendre. L’ importance de a retenue s’impose naturellement. Elle est le seuil de la compassion, forgeant l’image de la réalité. Savoir pénétrer dans cette humanité est un apprentissage offrant une vision sereine, humble et juste, propre à tout jugement véritable.

Bon nombre de discours se limitent à des constats relatant des faits sans autre forme de procès. Il est périlleux de circonscrire une pensée à une succession d’estampes, sans apprécier le pinceau, les couleurs et le paysage. Il y a dans le silence ( méditation) les réponses aux questions que l’on n’ose se poser !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )