Si l’on souhaite se libérer définitivement de la souffrance, il est important de bien distinguer ce qu’il faut faire de ce qu’il ne faut pas faire. Car on ne peut espérer goûter le fruit d’un acte bénéfique que l’on n’a pas accompli, ni échapper aux conséquences de ses propres méfaits. Une fois mort, nous suivrons le sillage de nos actes, les bons et les mauvais. À présent que nous avons le choix entre deux chemins qui nous conduisent l’un vers le haut et l’autre vers le bas, n’agissons pas en contradiction avec nos désirs les plus profonds. Pratiquons tous les actes bénéfiques possibles, mêmes les plus infimes. Les gouttes, en s’ajoutant, ne finissent-elles pas par remplir une grande jarre ?


Jetsun Mingyur Paldrön


Quelques mots…


Quelques mots en refrain,

Pleurent sans chagrins.

Revenant en rafales,

Ouvrant un étrange bal.

On les croit en souffrance,

Syllabes d’apparence,

Ils rejoignent la duperie,

L’éphémère moquerie !


Ils s’appliquent à vous plaire,

A entamer un rosaire.

Sans vigilance, sans attention,

Vous défilez aux lampions,

On vous regarde, vous êtes beau,

La flatterie vous rend sot !

Quelques mots en refrain,

Pleurent sans chagrins.


Trop de gouttes, à coté de la jarre,

s’évaporent en un grand écart.

Le présent s’inquiète de l’oubli,

De ce chemin finissant ici.

Nourrit de faux désirs,

l’émotion s ’empoisonne du pire.

Dédouané de toute culpabilité,

On se réjouit de nos égos flattés !

Quelques mots en refrain,

Pleurent sans chagrins.


Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )