N’est-il pas miraculeux, après avoir dormi, de s’éveiller vivant !!! ????
Cette vie est plus fragile qu’une bulle sur l’eau.
Matthieu Ricard


Les paroles du vent.

En cette nuit, il fut un moment,
Où le temps se mêla à l’ardent.
Le ciel se fit oublier.
Sa parure sombre et étoilée,
Donnait au silence,
Le goût de l’innocence.
L’air, aux parfums endormis,
Voyageait en calmes lueurs,
Faites de nuances de gris,
Accrochant, çà et là,  une fleur.
Il naquit, alors, d’étranges saveurs,
Un sentier admirable, un ailleurs !!
Le regard à l’unisson,
De cette discrète chanson,
L’humilité envahie l’instant.
Les paroles du vent,
S’insinuent en sagesse,
Les craintes disparaissent.
La seconde, soudain, se fait sereine.
L’infini dissout les peines.
L’inaccessible à portée de mains,
Le rêve retient le matin!
Serait-ce trop demander,
Ce juste équilibre gardé ?
Sur les chemins des possibles,
Des empreintes invisibles,
Accompagnent le voyageur,
Au delà de toutes faveurs.
Le silence se hasarde au pardon,
sans cri, sans leçon.
La vérité devient absolue,
La clarté disperse le confus.
J’entends, alors les paroles du vent,
D’insaisissables rires d’enfants
S’écoulant en cascade,
En une apaisante sérénade.

Philippe De Frémonpré
(Au delà de l’innocence )