Le corps, aussi impermanent que la brume printanière ; L’esprit, aussi immatériel que le ciel vide ; Les pensées, aussi évanescentes que la brise qui passe : À ces trois choses songe continûment

Guialwa Godrakpa


Un matin de Juillet


C’était un beau matin, un matin de Juillet,

Le soleil s’en allait courir les champs de blé .

C’était un beau matin, un matin sans horizon,

Le vent en un refrain finissait sa chanson.


Sur les chemins des hautes terres,

Où, nous jouions naguère,

On sentait, les semailles et les labours,

Imaginant fées et troubadours.

Les herbes folles ont disparues,

Les papillons ne viennent plus,

Le lièvre a fui son terrier,

Même la belette a pris un autre sentier.

Dans le ruisseau, un soir d’hiver,

Notre cabane, sans un rosaire,

S’est noyée dans le silence,

Des eaux en transparence.

Les chênes se sont couchés.

A trop avoir batailler,

Leurs troncs mourants,

Espèrent, encore, au couchant.

Le songe d’une autre vie,

Là-bas, de l’autre coté de la nuit !


C’était un beau matin, un matin de Juillet,

Le soleil s’en allait courir les champs de blé .

C’était un beau matin, un matin sans horizon,

Le vent en un refrain finissait sa chanson.


Au bord du marais,

Nos guerres et nos paix,

Entre tendresses et ombrages.

Offrent, encore, des images,

Chavirant en minutes rougeoyantes.

Le temps s’évapore en anciennes vacances.

Mes rêves , au fil de l’eau,

Coque de noix et petit drapeau,

Le jour tardait à se retirer,

Otage de nos histoires recommencées.

L’innocence s’en fut

Tendre et têtue,

Rires , illusions et paresses

Aimé à en grandir, ivre de richesses,

Un beau matin, un matin de Juillet !!!


C’était un beau matin, un matin de mon enfance

Le soleil s’en allait courir les apparences

C’était un beau matin, un matin à le toucher

Le vent en un refrain sèche une larme oubliée!


Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )