Jamais, est trop loin !


Tant de serments, de certitudes,

De sermons, d’habitudes,

Parsemés de «  jamais »,

A peine dit, déjà oublié !


En nos voyages en amertumes,

En nos larmes de porte-plume,

Se dessine , paroles de vent,

Paysages sans printemps.


De ces corps épuisés d’adolescents,

A ces langueurs de vieux amants,

L’amour en éternité,

Ne souffre que vérité !


Chacun juge et prétend,

Mais comme la fumée de l’encens,

Les mots sans apprentissage,

S’évanouissent dans un nuage.


Jamais, est trop loin !


Philippe De Frémontpré

( Méditations )