photo de Ludovic Florent

photo de Ludovic Florent

Sous la poussière !

Il est, au bout de la terre,

Là où, la mer rompt les silences,

Quatre murets adossés au sable.

En cette enceinte, s’obstinant à rester debout,

Quelques croix finissent de disparaître.

Sous la poussière et les cailloux chauffés au soleil,

Des hommes reposent, écoutant le temps.

Il est, au bout de la terre,

Là où, le blanc devient aveuglant,

Où l’ocre se mêle au brun,

Oubliées entre ciel et les flots,

Des traces invisibles d’histoires d’hier.

Le vent les charrient, les disloquent, les fracassent,

Sans mérites, sans gloires !

Sous la poussière et les cailloux chauffés au soleil,

Des hommes reposent, écoutant le temps.

Il est, au bout de la terre,

Là où se côtoie l’hostile et l’humble,

L’ombres d’empreintes incertaines.

Autrefois belles , orgueilleuses,

Affrontant l’éternité en une joute irréelle,

Sans amarres en ce monde !

Sous la poussière et les cailloux chauffés au soleil,

Des hommes reposent, écoutant le temps.

Il est, au bout de la terre,

Là où, les mots affolés,

S’amusent de l’inutile, de l’éphémère,

Un essentiel, une évidence,

La vie la croise, parfois,

En arabesques sur une page blanche !

Ici, des hommes écoutent le temps,

Le temps écoutent les hommes,

Acceptant les défauts et les faiblesses,

D’une sagesse sobre et bienveillante !

Il est, au bout de la terre,

Là où l’ignorance s’épuise,

Une autre connaissance, une autre liberté !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence

 

 

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