Les trophées de sables.


Trop d’horizons s’encombrent de mots inutiles,

Reflets pales de certitudes serviles,

Où camouflé, au delà d’un étrange désert,

L’homme, en son intime, à jamais se perd.


L’intime, un monde invisible, secret,

Où s’affronte, la permanence de nos contradictions.

Notre vérité, en forcené,

S’emploie à éteindre le feu de nos illusions.


Dans ce combat, les choix de convenance,

Offrent leurs trophées de sables,

Aux couleurs fragiles de l’apparence,

Parure éphémère d’une fable.


Il est des moments, arrachés au perfide,

Où, le regard, en nous, se fait lucide.

Secondes fragiles côtoyant l’essentiel,

Sans autre humilité que celui du ciel.


Je me laisse, cette liberté là,

de retrouver ces instants à chaque pas!

Vincent