SolitudeEphémères paroisses

Solitude !

N’est ce qu’un mot ?

Une couleur triste, quand, il ne fait pas beau ?

Multitude !

L’une et l’autre se mélange sans le savoir,

Entre deux pas et quelques verres à boire.

Certains s’y attachent,

Tant que les murs les cachent !

D’autres l’ignorent dans la clarté, le bruit,

La retrouvant dans le silence, la nuit !

Pourtant, ce qui parait souffrance,

Porte d’autres noms, sous ses apparences.

On te donne tant d’étiquettes,

Toi qui engendre d’humbles quêtes.

De nos peurs, de nos craintes, on l’habille,

Criant «  au Loup » à la vue de ces guenilles.

Nos égos s’en amusent en toute avidité

Finassant sans gloire, pour l’éviter !

Nous voguons sur nos refus,

Bâtissons nos abus,

Pour que naissent nos angoisses,

Et prier, ainsi, en d’éphémères paroisses !

Il y a des tas de mauvaises raisons,

Mais, bien souvent, aucun pardon !

La solitude, c’est une autre réalité,

La nature des choses, des êtres en vérité !

Philippe De Frémontpré

( Au-delà de l’innocence )

http://www.lesyeuxclos.fr