L’entre mondes.

Emmène-moi petite fille,
Le temps, faut pas que je le gaspille,
Emmène-moi, dans l’entre mondes,
Pour une course vagabonde

Cet univers c’est le tien,
Pas encore le mien.
Voyageur imprudent,
Je t’accompagne comme un enfant,
Impatient et dissipé,
Pour découvrir cette contrée.

Emmène-moi petite fille,
Le temps, faut pas que je le gaspille,
Emmène-moi, dans l’entre mondes,
Pour une course vagabonde.

Ferme les yeux, j’ouvre la porte.
Tes rêves t’attendent, en cohortes.
Comme des gouttes de musique,
Les étoiles, en une pluie magique,
Illumineront ton chemin,
Si par mégarde, tu perdais ma main.

Emmène-moi petite fille,
Le temps, faut pas que je le gaspille,
Emmène-moi, dans l’entre mondes,
Pour une course vagabonde.

Des mots aux couleurs enivrantes,
Berceront nos âmes en partance.
Pour le plaisir d’une rime, d’un vers
Nous aurons l’audace d’un été en hiver.
Nous volerons,alors, un peu de paresse,
Comme un ultime aveu, une faiblesse.

Emmène-moi petite fille,
Le temps, faut pas que je le gaspille,
Emmène-moi, dans l’entre mondes,
Pour une course vagabonde.

Perdu en amour, je laisserai au plaisir,
Le choix des désirs et des armes.
C’est là, vaincu par tes charmes,
Qu’enfin, je brûlerai mes souvenirs.
Je fermerai les yeux et ouvrirai la porte
A d’autres rêves, les miens, les nôtres.

Je t’emmène, dans l’entre mondes
Ou avec toi, je renais à chaque seconde.

Vincent