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Elias, mon ami, quand tes mots se proposent, mon cœur s’apaise.
Tes silences dessinent chaque pas, chaque couleur, en mon chemin. Tu n’aimes pas la sagesse, tu lui préfères l’équilibre. Tu n’aimes pas l’équilibre, tu lui préfères la sagesse !
Haïr, t’est insupportable, que l’on haïsse, est ta souffrance ! Tu t’es éloigné du monde pour appréhender cela, pour déchiffrer cela ! Tu l’appelles « Elle » ta compagne de voyage. Tu lui répètes chaque jour: « le juste, en tout et pour tout est mon horizon ! », mais trop souvent « Elle » ne comprend pas !
J’ai une énigme, m’as-tu dit un jour. Les gens prennent le temps pour hurler leurs souffrances, de juger et condamner l’autre, ce qui demande un réel travail, mais ils n’ont pas une minute pour observer, apprendre, comprendre ! Comment expliques-tu cela Philippe ?
Pour eux, l’impartialité est une illusion et la compassion une faiblesse, me semble-t-il !
Oh ! C’est plus simple que cela Philippe ! Ils ont Peur ! Peur d’être face à eux-mêmes ! Peur d’être humble dans leurs pensées et dans leurs actes, peur d’oser une réflexion juste ! C’est dans cette peur et au nom de cette peur que bien des souffrances sont inventées par l’homme contre l’homme !
Assis toi, ferme les yeux, pense à cela ! Aux souffrances du Monde qui n’ont que la peur comme origine, peur de manquer, peur de la différence, peur de l’indifférence, peur de perdre, peur d’aimer….