Vous !

Matin de Janvier,
Le froid s’annonce
En brumes sombres,
En un soleil oublié.

Les bruits s’endorment,
Le silence s’abreuve aux gelées,
Figeant l’instant,
En arabesques sculptées.

J’imagine l’audacieux
Et non point, le curieux ,
Mon souffle s’achemine
Sur votre nuque satinée, divine!

En votre couche, endormie,
Votre corps enfoui,
Respire doucement,
À frissonner vos rêves naissants.

Sur le galbe d’un sein
Mes doigts s’attardent,
Osant un touché anodin,
Que déjà, mes lèvres y bavardent.

Sur votre ventre creusé
Comme pour m’y recevoir
Caresses et baisers
S’affrontent sur ce champ de gloire…

Il me plaît, Madame,
Je n’en fais pas un drame,
De vous dessiner ainsi,
Au seuil de mes nuits !

J’ose !
Oui ! J’ose !
En amour vous envahir
En ces mots, librement vous le dire !