Mon regard s’attardait en ces énigmatiques formes nuageuses blanches cotonneuses éparpillées dans ce bleu naissant,.

Derrière moi la porte s’ouvrit, première prise de sang…J’entends un «  bonjour » empli de tristesse, comme accablé ! Me tournant vers cette arrivée, je découvris la grisaille d’un regard, un sourire machinal sans joie ! Je ne connaissais ni la nature, ni l’ampleur du problème motivant ce tourment et j’avoue que cela, dans un premier temps m’importait peu ! Agnès entreprit d’exécuter sa prise de sang ….

– Posez votre matériel Agnès lui dis je , approchez vous !

Il me parut , évident , de la prendre dans mes bras une minute ! Il y eut dans ces secondes comme un apaisement, un souffle différent !

– Maintenant allez y !

Je vis , alors dans ses yeux, un soulagement. Non pas, que tout était réglé , mais qu’un geste spontané, gratuit était un remède fort et précieux pour avancer différemment !

– Merci me dit elle !

– Non ! Merci à vous pour ce rire ! Oui ce rire là !

Suivit un éclat de rires commun bienfaisant et un «  aie » pour la piqûre ! La chambre fut un « ailleurs » débordant de joie, un énorme soupir de bien être !

La gratuité de ce geste , de cette compréhension silencieuse , c’est avancer sans pourquoi .

Plus tard, nous avons échangé sur cet instant et ce «  sans pourquoi » nous apparut important, comme le moteur d’une réflexion à venir. La souffrance s’atténuant une fois fractionner, il est plus simple d’en trouver le remède. Dans notre appétit d’immédiats , on se résigne plus que l’on ose ! Nous faussons par des jugements subjectifs a priori, la pureté d’une compassion pure et vraie !……………………