Étiquette.

Ceci s’appelle comme cela ! Nous enfermons, bien souvent, nos sentiments, nos émotions en une appellation que nous croyons percevoir comme juste ! Mais à bien y regarder, par cette attitude, à nos yeux bienveillante, on réduit, on étiquette toute chose et tout être qui n’est en aucune circonstance et en aucun environnement permanent.
Il en va de même pour la souffrance, classifiée de la sorte, nous nous y enfermons comme pour en faire l’unique horizon de nos vies ! Quand, parlant aux uns ou aux autres, je dis « je ne suis pas cette maladie ! Elle est ma plus mauvaise compagne de voyage ! » en mettant en pensées et en actes, ces quelques mots, je ne nie , en aucune manière son existence nocive ! Grand Dieu ! Non ! Mais, je ne la fixe pas dans mes observations, dans mes réflexions, en mes respirations comme l’essentiel ! Même si cette compagne malveillante se nourrit de mon corps, elle ne fait que m’accompagner, comme l’orage accompagne le marcheur ! Il m’apparaît, même sous la pluie, que la chose la plus difficile que nous ayons à faire est d’écouter la vie !

Je terminerai ce propos par les mots d’Elias : « Il m’insupporte que la vie ne soit pas la vie, mème quand mon souffle se fait court ! L’amour de toutes vies me libère ! »

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)