Se libérer !

Nos sociétés sont faites, à la fois de ce que nous en faisons, mais aussi, là est le pire , de ce que nous ne voulons pas, conséquences inévitables de nos peurs ! Chacune, chacun contribue en conscience ou non à cette contradiction ! Nous sommes à la fois, pour nous mêmes, notre pire ennemi et notre meilleur ami. Il en est de même pour l’autre, cet inconnu que nos côtoyons, que nous haïssons . Mais parce qu’il est cet Autre , comme une part de notre existence, que nous aimons !

Il est , une évidence qui survit à tout : La Vie !

La vie, une succession d’observations, d’apprentissages, de dés-apprentissages, de vigilance et de discipline en la bienveillance , la compassion .Sans cela, tout serait plus aride que le plus stérile des déserts ! Cela peut être , teinté de naïveté, de rêveries, de faiblesses ! Le crois tu vraiment ? Quand on puise au profond du profond de soi avec impartialité, bienveillance, amour, nos réflexions nous portent et éloignent nos peurs. C’est à cette source d’authenticité, d’humilité, d’humanité que s’abreuve en nos pensées, en nos actes le juste et noble équilibre !

En laissant le matériel prendre le pas sur l’esprit, nous avons ensemble déconstruit un équilibre.Nous avons ouvert une porte sur ce que nous croyons, avec force, maîtriser mais qui visiblement nous échappe ! Le passé lointain ou proche, nos quotidiens fourmillent d’exemples ou notre compréhensions de la souffrance, des souffrances a été plus que soumise à nos vanités ! Ces quelques mots se révéleront simplistes pour certains, discutables pour d’autres ! Mais si, chacune , chacun faisait l’expérience de l’acceptation, acceptation de l’autre , acceptation de soi en sa faiblesse , en sa force et se dire comme le prétend Bouddha : « La souffrance n’est pas la souffrance c’est pour cela que je l’appelle la souffrance ! », l’équilibre , alors ,naît avec pureté, sans haine et on peut envisager les mots d’Elias :

« Ne te fixe ni dans le bien, ni dans le mal, mais ose le juste équilibre en ton observation, en ta compréhension pour l’autre et à cause de l’autre ! Savoir se libérer de ce que l’on est, c’est prendre la main du bonheur et de la paix »

Philippe De Frémontpré
(Au delà de l’innocence)