« La bienveillance en sa pratique quotidienne n’est pas une leçon à apprendre par cœur ou un acte sans réflexion , elle est la liberté infinie d’être ! » Elias
 
 
 
Voilà, en quelques mots, la conversation partagée , dernièrement ensemble ! On adresse, souvent, la bienveillance à l’autre en nos pensées , en nos actes, c’est une bonne chose , certes ! Mais ne faut il pas veiller, vous me pardonnerez le terme, à l’aspect « qualitatif » de notre pratique ?
 
Le doigt sur mon front, Elias me fit cette remarque : « Ce qui est en toi commence par toi ! » En réfléchissant à tout cela, je pris conscience de l’évidence de la nudité, c’est à dire de l’abandon du discours de l’égo et de ces « réalités éphémères » qui ne sont pas de notre vraie nature !
 
Comme cela parait simple !
 
Dans nos sociétés, deux cultes se disputent la suprême « vérité ». Le culte du héros et celui de la souffrance . J’entends et je lis ici ou là « soyez vous mêmes ! » pris dans le sens : réaliser l’immédiat, un « vivre l’instant présent » en toute vanité ! Nous maquillons l’héroïsme égoïste, sous l’éclat d’une réalité fragile et périssable ! Nous nourrissons nos peurs de voyeuses souffrances, calfeutrés derrière nos murs d’indifférence, osant même cette croyance , qu’une fleur , qu’une larme nous conduisant vers un monde meilleur !
 
La bienveillance n’a de sens que dans l’action volontaire en pensées et en comportements, humble, libre de tous conditionnements !
 
 
 
Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)