Assis au bord du chemin

Assis au bord du chemin, sur un banc de pierres, les yeux perdus dans les nuances de gris du ciel, comme dit l’érudit «  nous nous bricolons un bonheur dans un coin ! » Comment envisager la pratique sans tomber dans un confort intellectuel individualiste et pantouflard ?

L’utilité de l’instant vient à notre secours .Il est en l’instant toutes les ouvertures possibles. Ouvrir sa respiration, inspirer le monde , l dans ce qu’il a de juste et de sage . Regarder l’autre sans jugements, avec ce sourire lui disant «  bienvenu mon ami ! ». Éclairer sa pensée par la joie simple, humble, bienveillante.Oser la nudité du laisser être ! C’est en la nature de l’instant que nous trouverons d’autres couleurs pour le ciel !

Outre sa nature, l’instant mérite que nous lui accordons un peu de temps. On ne peut se dire vigilant, si l’on prend pas le temps de la vigilance ! Évidence…. !!! Mais combien de pensées bienveillantes, apaisées, en réflexion s ‘interrompent par manque de vigilance ! C’est en le temps de l’instant

que nous trouverons l’extraordinaire force de la compassion.

Il s’avère, me semble t il que s’ouvrir sans presser le pas est le meilleur moyen d’être soi même sans oublier d’appréhender , d’apprendre notre environnement pour le bonheur de tous les êtres vivants .

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)