Distances.

Prendre ses distances avec ses pensées, pour les observer !

A tord ou à raison, nos consciences se persuadent de la réalité, presque palpable , de nos pensées. Pourtant, si nous fermons les yeux, un instant pour les observer avec attention et patience, il s’avère que bon nombre ne sont que des donneuses d’ordre, des rappels à l’ordre.Nous sommes persuadé que cet ordre est fondé, faisant partie des «  saintes vérités ! » Prendre le temps du silence, de l’écoute de nos pensées n’est il pas des plus utile ? Il y a dans l’utilité juste, l’évidence de la bienveillance et de la compassion !

Pourquoi me direz vous ?

L’observation, le calme, la réflexion… le silence nous apparaissent souvent comme de l’inutilité ! Mais avez-vous, avons-nous déjà prêté attention au silence, à l’instant silence ? Cela nous est à la fois simple et difficile, un apprentissage ou les émotions donnent des coups de boutoirs à notre vigilance. Dans cette difficulté, dans ce tumulte le silence en son observation, nous calme dans un premier, nous laissant le choix de voir l’émotion pour ce qu’elle est, rien de plus, rien de moins. Le danger de la pensée réside en sa faculté à se distordre, à comparer, à confondre, à s’éloigner du juste équilibre ! Le silence n’est pas cette platitude inerte, mais un environnement particulier que nous devons apprendre à écouter. A écouter pour donner du sens aux sons pour appréhender leurs intérêts leurs usages, leurs bienfaits mais aussi leurs nuisances, leurs futilités! Apprentissage nécessaire, long, difficile pour observer cette pensée qui file à toute vitesse, cette autre rempruntée, agaçante ou celle-ci étonnamment dure, colérique !!

Quand je ferme les yeux, que le calme se pose, que je donne à l’instant l’utile et la juste attention, alors le silence a un sens !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)