Le tissé du manuscrit

Quoi de plus merveilleux que d’écrire !
Mettre, ses émotions en syllabes colorées
Ces voyelles et consonnes en ordre de tendresse !
Arabesques d’audace, parfois de romance,
D’être en leurs sens , simplement eux mêmes,
Sans ajoute de haine……
Il nous faut les choyer, en infinie sagesse,
De nos rêves les peindre, de nos regards les habiller .
Et si, leurs silences apparaissent une torture,
Ne sont ils pas à l’écoute de nos mots à venir ?
Si l’on prête attention à la causerie
De la plume et du papier,
Le chemin se dessine et les décors s’animent
Elle se fait jacasserie,discours ou tête à tête.
Elle peut être humeur comme un début de tempête,
Ou conteur à décrocher la lune.
Quand le va et vient de la plume à l’encrier
Se fait incessant et noircit le billet,
Quand les courbes s’arrondissent
Et les traits s’affinent,
Les mots en bonheur nous parlent d’amour !
Ils nous faut la main ferme pour guider ce sentiment,
Et l’unir à jamais au tissé du manuscrit !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)