Sur le chemin !

Nous envisageons, presque exclusivement la nudité pour le corps, lui attribuant tant de qualificatifs que même les dictionnaires s’y perdent ! Il est vrai que des légions de peintres et de sculpteurs, maîtres ou apprentis s’inspirent du nu, évoquant en courbes plus ou moins réussies, un sentiment de virginité, de beauté, de tendresse, de passion ou de souffrances.

Ainsi, nous cantonnons certains mots, certaines émotions dans des domaines précis où leurs compréhensions se limitent à nos désirs pour ne pas dire plaisir. Notre attention est, alors soumise à l’égo, comme contrainte par l’émotion ! Si nous nous regardions dans une glace, en ces moments particuliers, nous verrions la difficulté de maintenir une juste neutralité de notre attention ! l’expression de notre visage est un témoin involontaire de nos défaillances voir de nos complicités !

Peut-être, pensons- nous que l’attention s’oppose à l’apaisement, que la vigilance rend étanche notre esprit ? La réponse ne tient elle pas en ces mots : l’attention nue ? Il faut se nourrir de cette nudité et non la regarder avec envie. L’attention nue est l’abandon des a prioris, ce «  rien que «  en repére attentif nous permettant d’être sur le chemin , rien que sur le chemin !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)