Si l’on considère, la définition du mot «  passion », on s’ aperçoit que cette, voir ces définitions sont bien éloignées de ce sentiment profond qu’est l’amour véritable. L’attachement forcené à l’amour mène fatalement à la colère qui est, à mon sens, l’image la plus grave de la passion. Il y a dans ce mot, dans cette attitude passionnelle comme un asservissement de l’autre , de soi même. Cet enthousiasme que l’on déploie, envers et contre tout, nous entraîne vers des jugements partiaux, des soumissions volontaires, une certaine corruption de la pensées et des actes !

Il importe, à mon sens, d’observer la pensée et l’acte non pas exclusivement à leurs éclosions , mais d’étendre notre vision à leurs environnements et à leurs conséquences, . Mais, cela ne peut se faire sans une juste impartialité et un juste détachement. La vigilance est à l’évidence, une nécessité sage en notre apprentissage . Elias a cette phrase : «  Être le passant ! Se dissocier de soi pour inspirer ce sentiment de bonheur pour l’autre et à cause de l’autre et aussi pour soi-même »

Être le passant n’est , en aucun cas, une neutralité passive qui nous laisse en dehors de tout, à coté de tout. Au contraire «  se dissocier de soi » , prendre, l’instant pour l’observer, l’émotion pour ce qu’elle est, ni plus ni moins, permet à l’équilibre, le juste équilibre d’apprendre , de comprendre en conscience et d’agir en toute sérénité ! Notre Paix intérieure passe, implicitement, par notre libération d’esprit c’est à dire par notre capacité à échapper à nos illusions, à nos désirs, à toutes ces distractions éphémères !

Philippe De Frémontpré

( A respirer la Vie)