Mesurons-nous la portée de nos actes ? Par ce questionnement, s’ouvre la porte, à double battants, des conséquences ! Nous avons la certitude que l’acte est l’aboutissement de notre pensée, non pas un horizon flou et incertain, mais la concrétisation évidente de nos désirs émotionnels, intellectuels et moraux.
Combien de facteurs brouillent les pistes. Notre égo, les circonstances, nos illusions, l’attrait de l’éphémère, en résumé une conscience partant de soi et revenant à soi, l’aspect extérieur n’étant pas concevable en notre cheminement! Nous adoptons, alors, notre propre sens du vrai et du faux, du bienveillant et du malveillant ! Nous appréhendons les conséquences comme un du, quelles soient bonnes ou nocives, nous dédouanant, ainsi, de toutes responsabilités .
Conscience ! Voilà une notion qu’il nous faut observer, expérimenter, comprendre détacher de tout ! Mais si , nous restons dans l’interprétation stricte de nos ressentis, nous sortons de l’analyse juste et impartiale indispensable pour identifier notre nature profonde et par là même la vraie et pure nature de la conscience.

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)