Cette auberge.

Comme l’écrit, si bien Tara Brack, nous avons tous pour des raisons qui nous sont connues et parfois méconnues, une vie de substitution ! C’est cette vie que nous essayons, le mieux du monde , croyons-nous, de construire, trop souvent en dehors de nous même !

Quelles en sont les raisons ?

Oh ! Elle est si simple ! Être ce n’est pas faire ! Faire , même trop faire nous projette dans des absolus qui ne sont des paravents cachant à notre profond du profond la réalité de l’autre mais surtout notre propre vérité. On se disperce pour distancer nos hontes, nos peurs. On s’astreint à d’autres rigueur et les regrets , les remords s’amoncellent comme autant de sommets infranchissables.

Un facteur essentiel, «  ce contact » avec notre souffrance. L’accueillir en sa réalité, comme toute émotion, toute sensation , affolement, rires, angoisse, joie ou anxiété entrant dans cette auberge qu’est notre esprit. J’emprunte cette image à Tara Brack, car elle me semble beaucoup plus parlante que tant de mots additionnes.Contacter notre propre souffrance, l’appréhender humblement, non pas en ennemi, mais avec la compassion de l’apprenti.

Apprendre,comprendre et Être, c’est au delà de tout cela que la bienveillance envers soi même devient le bonheur pour l’autre et à cause de l’autre !

Philippe De Frémontpré

( Méditations )