Oh, Madame la Vie,
Je respire sous la pluie,
Un étrange désespoir,
Là, au bord du trottoir !
Je ne sais où aller,
En ces chemins trop peuplés.

De visages fermés,
En cette foule trop pressée,
Peu de joie s’invite,
En ces bizarres rites,
Chacun arpente le pavé,
Priant l’azur de l’épargner !

Tant de regards s’enfuient,
Vers des horizons mystérieux,
Que le vent se lasse,
Des silences qui passent !
L’autre parle trop !
Mais où est l’échafaud ?

Oh, Madame la Vie,
A vos pieds, je souris
Et entame mon errance.
En mon sac, toutes nos souffrances,
Fardeau de nos oublis !
Le disciple a perdu ses outils,
Cherchant en ses mains,
L’aurore d’un autre matin !

Il n’y a pas d’absolu !
Juste moi , qui ai un peu trop bu !
Je regarde ce ciel,
Naviguant sans boussole
A rire sans cesse, à ne plus toucher le sol !
Il se gausse de tous ces humains
Qui ne savent choisir leur train !

Oh, Madame la Vie c’est si simple, quand tu ris !


Philippe De Frémontpré