Il
est facile de trouver en l’autre les raisons de la souffrance du
monde, de notre mal-être ! Nous nous dédouanons de toute
responsabilité, reportant la nocivité des circonstances à
l’étranger, la religion, le groupe, le politique…….etc etc !
Le chemin de la réflexion juste , impartiale est plus délicat.
Comme le dit avec peu de mots, Daniel Webster : «  la
colère n’est pas un argument ! » Bien souvent, la
colère apparaît comme un justificatif à nos paroles, à nos actes
qui ne sont pas nous mêmes, mais le reflet conscient ou inconscient
de nos peurs, de nos ambitions , de nos haines. Le déséquilibre est
, alors, ce chemin, hors la réflexion, menant à toutes les
perversions humaines.

Nous
avons en nous, cette faculté merveilleuse d’observer,
d’apprendre,de comprendre en un juste équilibre qu’en
faisons-nous ? Avons nous cette volonté d’être simplement
meilleur ? Un ami croisé, un jour, me répondit avec
assurance : «  Vas y , je te regarde ! » il y
avait là, tout le désarroi, de celui qui a perdu le courage de la
compassion, l’ambition de la joie, l’exigence de l’altruisme,
l’obstination de l’amour!

La
tristesse m’envahit , soudain, car je le ressentais comme désespéré
en dedans ! Non ! l’agressivité,l’aigreur,l’emportement
ne sont pas des arguments !

Attendre
que l’autre empreinte le chemin du juste équilibre, pour voir si
son pas ne trébuche pas, c’est le fond de beaucoup de
discours.Tant d’opportunités se présentent à nous, pour faire de
l’interdépendance plus qu’une réalité d’esprit, pourtant
nous les regardons passer et continuons à bâtir nos regrets, nos
peurs tels des remparts de sable. C’est au profond du profond de
nous même que se forge l’acte juste. Au bout de cette réflexion
juste impartiale qu’il nous faut oser, pour que disparaisse la
colère !

Philippe
De Frémontpré

(
Méditations )