On ne guérir de tout, cela est pour moi une certitude.Mais peut on , simplement, faire avec et cela sans amertume, sans en vouloir à la terre entière, mais juste en étant ce que l’on est !?

C’est ce que je retiens de mon expérience et de l’accompagnement heureux, d’avec Alexandre Jollien.

Nos souffrances sont pour une bonne part , des affects pour lesquels nous avons de fausses déterminations et surtout, nous en sommes parfois persuadés, nous exonèrent de toute pensée juste, de tout acte juste , nous éloignant, ainsi de notre vraie nature et nous barrant la route à toute joie !

Beaucoup de choses nous semblent indispensables, créant, ainsi un manque qui nous apparait comme la pire des injustices. Pourtant, si nous prenons le temps de plonger avec attention et sincérité au fond du fond de nous mêmes, la simple observation nous indique , qu’il n’y a aucune cause réelle à ces «  manques » et que bien souvent, la jalousie, la haine, l’ignorance sont des effets que nous construisons pour justifier notre incapacité à accepter cette illusion .

Le manque existe, certes et quelque part, je dirai que c’est vitale quand celui-ci, n’a d’autres intérêts, que de nous faire toucher du doigt où plus exactement de l’esprit l’importance de la Vie, de la Joie pour tous les êtres vivants. Il en va de même, que du droit de se tromper. Cela n’est pas une faiblesse, mais un rappel humble à notre statut d’apprenti. Comme l’explique Alexandre Jollien : «  la plus grande sagesse qui nous manque, c’est de

savoir cohabiter avec ce manque ! » et j’ajouterai accepter que l’autre se trompe, que nous trompions nous même !

Philippe De Frémontpré