Esclavage.

J’aimerai vous proposer ( une fois n’est pas coutume) un texte d’Alexandre Jollien. A vous de le découvrir.

«  Comment( à distance égale du fatalisme et de cette espèce d’idéalisme qui dévalorise le réel et me fait désirer sans cesse l’impossible) comment me déconstruire ? Suffit il d’afficher mon mépris devant les «  je suis comme je suis » qui trop souvent témoignent de ma suffisance, d’une fatuité imbécile ? Quel gouffre entre ce que je voudrais, ce que je pourrais être et ce que je suis ! Devant mon impuissance, face à mon incapacité à tordre les cou à ces contradictions qui ne tiennent pas la route, je suis tenté de me haïr. »

Prenons nous le temps de cette observation particulière, de cette réflexion intime, du fond du fond ,comme l’écrit souvent Jollien, de ce face à face avec ce gouffre ? Il faut être sincère avec nous mêmes la réponse s’annonce négative. Alors, oui ! Nous sommes tenté de se haïr, de haïr l’autre ! Le meilleur moyen, comme le souligne Jollien «  de chérir son esclavage » !

Prend soin soin de soi, n’est pas uniquement mettre un masque en des moments difficiles,.S’accueillir, c’est réduire ces distances entre moi et moi, entre moi et l’autre, humblement, sincèrement, avec la sagesse de celui qui ne souhaite plus haïr !

Philippe De Frémontpré