Au travail !

Il me faut, désormais, non pas me livrer à , mais livrer un effort pour m’accueillir , au travers de quelques traductions , humblement en équilibre. Regarder , avec courage, attention, vérité , ce reflet juste de mes pensées, de mes actes.

Dans ce verbe, livrer, il y a ce mot livre. Prétentieux, peut être, mais indispensable à mon sens, de faire ce parallèle. Observer, réfléchir, apprendre, comprendre , ces additions de mots que j’aimerai, tant, vouloir utiles. N’est ce pas à chaque instant , en chaque instant , une page d’écriture, où voyelles et consonnes dessinent notre réalité. Il faut plus qu’une faute d’orthographe pour changer les choses, un chapitre ou deux se posent en impartialité, nous rappelant que le temps est à apprendre.

Amoncellement de feuilles griffonnées , raturées, arrachées, où de temps à autre, la courbe d’une lettre calme nos impatiences. Une météo humaine aussi perturbée que perturbante, aussi affolante qu’affolée.Toutes, ne sont que des images, des émotions, des couleurs, des frayeurs, des colères aussi , qui d’un trait de plume décrivent, osent, bouillonnent , doutent, , rient, affirment trop souvent, tâtonnent sans arrêt , pérorent sans gloire, pleurent en silence. Accepter cela n’est pas très « jouissif ». L’apprentissage n’est pas un ébat amoureux où chacun tend vers son plaisir sans attendre que l’autre suive, mais plutôt, l’impertinence de l’altruisme pour que l’autre ne s’abime pas, pour que l’amour soit sans conditions.

Il se dit de l’expérience, qu’elle est le moteur de la sagesse .Pourtant , il en est , quelques bribes , que l’on souhaiterait oublier.Ce n’est bien souvent, que la souffrance sans causes, que les conséquences sans remèdes que l’on hait , tout ce que nous n’avons pas voulu chercher, tout ce que l’on n’ a pas trouvés. L’expérience, elle ! elle est acquise ! Faire, un cheminement à prendre où à laisser !

Faire, en pensées comme en actes, est une association entre la volonté , le courage d’être et l’ambition de la Vie. Chaque seconde se dilue en la minute qui se construit. Elle ne disparait pas, elle est une composante de cette minute. Ne pas y prêter attention, laisser notre vigilance faire la sieste, c’est s’abandonner, se perdre. Comme disait St Paul : « Ce que je veux, je ne la fais pas, mais ce que je hais, je le fais » , le carnage du chacun pour soi en quelque sorte !

Philippe De Frémontpré