En robe blanche.



Ses mots me parviennent en émotions jetées,

Sur une simple feuille de papier,

Comme autant de couleurs, à la vie, arrachées,

En son cœur, délicatement, rangées.


Ces rimes se souviennent de senteurs océans,

De plages abandonnées aux prières profanes.

Un horizon en bleu accroché à ses yeux,

Au-delà de la mer, dessine un baiser délicieux.


Qu’attendait elle, plantée en robe blanche,

Au bout de la jetée, les vagues en avalanches ?


Ses questions s’accumulent en images permises,

Contraintes, sans doute, d’une éducation soumise.

Les brumes attirantes de mirages désobéissants,

Lui caressent le corps, frôlant l’indécent.


Des réponses incertaines, lui maquillent ses peurs,

Faisant venir, le jour tombé, d’étranges douleurs.

Pourtant, elle se laisse, doucement, emportée

Oubliant ces frayeurs pour un bonheur rêvé.


Qu’attendait elle, plantée en robe blanche,

Au bord des yeux, le cœur en errance ?


Vincent