Les portes de sa vie !

Elle reste des heures à regarder le ciel,
Assise sur une marche, aux portes de sa vie,
Elle cherche dans les étoiles,
Une brise pour sa voile.
Dois-je maudire le temps d’ici,
Où en rire,
Pour mieux partir ?
Faut il, vraiment que je réponde à ces questions,
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle a cette peau couleur de miel,
En de douces rondeurs dessinées,
Par un étrange fusain à la pointe affinée.
Elle est belle, sans autre forme de procès.
Dois-je lui dire et m’enfuir en courant,
Maladroit que je suis de devenir son amant ?
Faut il vraiment que je réponde à ces questions,
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle s’enivre de mots imaginaires,
Mots à rire où à pleurer,
Mots à danser et à aimer !
Ecrits en souffrances, en inventaire.
Elle parle de silences,
Les rêves en abstinence.
Dois-je mêler mes rimes aux siennes
Avant qu’elle ne ferme ses persiennes ?
Faut-il vraiment que je réponde à ces questions
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle est absence, soudain,
Peut être jusqu’au matin !
De tous cotés, il y a comme un vide,
Un manque cruel et perfide.
Il me reste que l’attente,
Et des songes en pluie battante.
Dois-je la laisser aux portes de ma vie,
Ou mourir aux portes de ma nuit ?
Il faut être un drôle de pion,
Pour se poser autant de question !

Vincent