Quatre saisons.


Sur un écran, sombre et triste,
De simples mots se sont rencontrés.
Ils ne voulaient qu’un tour de piste,
Leurs syllabes autrement, en ont décidé.

Par un hiver long, froid,
Plus agiles, se firent nos doigts.
Ils façonnent en émotions,
Les rimes, d’une autre affection.

Par chaud soleil de printemps,
Les consonnes se font éclats de rires,
Les voyelles posent en chantant.
Un sentiment en devenir.

C’est en dehors du temps,
Des précieux et des ridicules,
Toujours trop court, pourtant,
Qu’un rêve naît, sous cette bulle

Les senteurs humides d’automne s’installent.
Nos temps, en sagesse, s’apprivoisent.
Nos silences s’interrogent.
Comme d’étranges brumes sur une mer turquoise.

Ma main écartelée,
Sur mon clavier rieur.
Qu’importe ce bel été,
Mon soleil est ailleurs.

Vincent