Ne vous inquiétez pas !

Je me sépare de mon âme,
Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un drame !

A l’étroit, dedans mon cœur,
Elle ne me parle que de bonheur.
Ce matin, je l’ai laissé partir,
Sans un regard, sans un sourire.
Moi, j’aime mes habitudes,
Gorgées de belles certitudes,
Celles s’arrêtant au bout de mon jardin.
Oui ! Madame, le monde est, ainsi fait,
Que l’on ne sait plus tendre la main.

J’éteins la flamme de ma conscience,
Ne vous inquiétez pas, je paie de la sorte une créance.

Juste le prix de mon confort,
Pour être du coté du plus fort !
Elle vacille depuis longtemps,
A l’écoute de trop de charlatans.
Elle me hurle toutes ses peurs,
Voyant la vérité qui se meurt.
Moi, j’aime mon cholestérol,
Celui de la sieste et des idées molles.
Oui ! Madame, le monde est, ainsi fait,
Quand on préfère l’obésité !

Mais qu’ai-je dis ?
Qu’ai-je écrit ?
Je meurs ou peut être suis je déjà mort ?

Vincent