Femmes.

Voisines de trottoirs,

Arpentés sans discours,

Évitant le dilemme

D’un mot partagé,

D’une main frôlée.

Elle est femme,

Dans son corps,

Dans son regard.

Un peu de maquillage,

Trop vite dessiné,

Cache, un flot de larmes

Invisibles, aux passants croisés.

En ces yeux, plus d’aventures,

De plages aux cerfs- volants.

Le soleil en absence,

Éteint sa différence,

Le temps, les hasards,

L’ont oubliée au coin de la rue.

Ordinaire silhouette,

Aux couleurs usagées,

Posées à même la peau,

Blessée d’abandons charnels,

D’étreintes sans amour,

De prévenances hypocrites.

Image banale,

L’anonymat est un refuge,

Une prison enfermant,

Désillusions et chagrins.

Vincent