Terres d’Irlande.


Il est, en terres d’Irlande,

Quand le jour se renouvelle,

Une brume sur la lande,

Dessinant la campagne plus belle.

Les portes des tavernes,

Depuis peu, fermées,

L’on entend s’éloigner,

Quelques rires et balivernes


Une harpe goutte à goutte,

Une ballade en violon,

Une danse à l’horizon,

Et le silence écoute.


Dessus les prés gorgés de rosée,

Plane une étrange vapeur,

Où scintillent les étoiles des fées,

Chassant la nuit et ses peurs.


Dans le ciel, les couleurs s’installent,

Entre le vif et le pale,

Laissant au soleil, une palette

Aux saveurs de cueillette.


Les chemins aux murs de pierres,

Épousent le vent, celui venant de la mer,

Et les falaises hautes et fières,

Dressent, aux embruns, leurs mystères.


Il est, en terres d’Irlande,

Au creux d’un sentier perdu,

Une histoire, une ancienne légende,

Bruissant dans un feuillage touffu.


A en croire l’ancien,

Celui aux crevasses sur les mains,

On laboure, ici parfois, du sang,

Mais, mon pays est vert pour mes enfants !


Vincent