Sur cette route.

Par lâcheté, peut être ?
Un silence ordinaire jaillit !
La souffrance s’installe sournoise.
C’était une réponse, ma réponse !

Que n’avais-je expliqué mon désarroi,
Au lieu de pleurer et meurtrir mon cœur ?

Les blessures du passé entravent mes rêves.
A craindre cette main, je ne trouve de sortie.
Je me cache en ce labyrinthe de mots,
Aveuglément persuadé de sa sourde quiétude.

Pardonnez-moi Madame !
De n’être qu’un pleutre, un amant de bazar,
Hésitant dans ses choix,
Tournant le dos au bonheur.
Je vous l’avoue,
Vous aimer est magique,
Mêlant à la certitude d’un sentiment,
La terreur d’une infinie félicité,
Usant les gestes et le verbe,
Laissant les caresses à la porte de mes peurs.
Je ne puis vous en dire plus,
Tant ma honte déborde mon âme.

Je divague sans rimes,
Sur un papier aux couleurs sombres.
Mon encre a perdu la vie,
Mes vers se disloquent !
Mon audace se noie dans cette prose imbécile,
Comme une dernière beuverie, avant de trépasser.

Mon dessein était de vous aimer,
De vous aimer encore !
Je vous en prie, Madame, croyez le si fort,
Que cela soit mon unique triomphe,
Mon seul bagage !
Laisser de pauvres curieux, de simples commères,
Ricaner de mes larmes, se moquer sans appétit.
A défaut d’aimer, ils leurs restent les farces.
Ma déchéance est telle, pourquoi se priver !?
Je ne peux les blâmer !
Sans être chevalier, j’en serai au moins clown !

Par lâcheté, surement !
Ce silence me terrifie!
La souffrance m’accompagne.
Sur cette route,, ma route !

Vincent