Pour quelques nuages.


Pourquoi n’es tu pas là,
Au creux de mon cœur ?
Pourquoi n’es tu pas là,
Pour faire fuir mes peurs ?
Je ne demande pas la lune,
Ni la moindre fortune.
Juste un peu de toi,
Pour réchauffer mon p’tit moi !


Les mains dans les poches,
Je marche sans but,
Laissant sous les porches,
Des amoureux émus
Par un premier baiser,
Une première caresse.
Maladroite tendresse,
Qu’ils n’oublieront jamais !


Pourquoi n’es tu pas là,
Au creux de mon cœur ?
Pourquoi n’es tu pas là,
Pour faire fuir mes peurs ?
J’ai une petite place,
Sous mon parapluie,
Excuse mon audace,
Par ce temps tout gris.


Le regard dans les cieux,
Allongé sur l’herbe verte,
Je souris pour un « rien »,
Aux oiseaux en collerettes,
Sifflant une mélodie,
Berçant ma mélancolie.
Mes rêves, sur leurs ailes,
Volent vers ma belle.


Pourquoi n’es tu pas là,
Au creux de mon cœur ?
Pourquoi n’es tu pas là,
Pour faire fuir mes peurs ?
Avec quelques nuages,
Cueillis au passage,
Je dessine pour me guérir,
Ton tendre et doux sourire.


Il me reste, de ma plume
A arracher les grilles,
De ma prison d’écume,
Libérant mes mots, mes cédilles.
Pour un nouveau poème,
Un autre « je t’aime ! »
Enfin, tu seras là !
Au creux de mon cœur !
Enfin, tu seras là !
Et je n’aurai plus peur.


Vincent