Contraire.


Qui es tu, toi ! l’étrangère,
Qui m’assaille de mots, et de rimes légères ?
Qui es-tu, belle enfant,
Balayant mes tourments,
D’un revers de plume,
A faire rire la lune ?
Je me ne mêle pas de tes histoires,
Que viens tu faire dans mon foutoir ?


Que fais tu, belle enfant,
Aux bords de mes hasards ?
A chercher du regard,
Mes trahisons d’un soir,
Mes rendez-vous d’espoir,
Rue des faux semblants ?
J’suis , toujours en retard,
Sur le quai de ma gare.


Ou vas tu, belle enfant,
D’un pas fier et troublant ?
Quel est donc, ce chemin,
Ou souffle les vents marins ?
Que me donnes tu en songes,
Pour que mon âme y plonge ?
Je n’ai jamais su nager,
D’ailleurs, j’ai pas de plage ensoleillé !


Il y a tant de questions,
Je ne sais par où commencer !
Tu es femme, je suis homme.
Tu en ris, de cette pomme.
Tu cèdes à toutes tes passions,
Comme d’autres vont en confession !
Rêver, jusqu’au bout des mots,
Voilà, ton seul credo !
Rebelle combattante,
D’un ailleurs différent !
Tu apparais gênante,
Pour bien des « tolérants.
Tu apprivoises le beau
En étranges et douces libertés.


Je ne sais que penser !
Mon esprit vagabonde,
De bulle en bulles à chaque seconde.
J’additionne les petits bonheurs,
Sans doute pour avoir moins peur !
J’ai déposé les armes, Il y a bien longtemps,
Perdu en traditions et autres testaments.
Le présent se joue de l’amour et du passé,
Comme pour arrêter un cœur, à tout jamais.
Je grignote sans cesse, aux bords de mon abîme
L’oxygène pur du haut des tes cimes.


Qui es tu étranger ?
Que fais tu ?
Ou vas tu ?
Dit le nous étranger !


Vincent