En mon jardin

En mon jardin .

Il est en mon jardin, un hérisson. Il ne bouge pas, ne mange pas, ne frissonne même pas et pour cause, il est en nuances de bois. Le vent, le soleil, la pluie et autres intempéries l’ont un peu abîmé, pourtant il est là ! Il est ma première image au réveil. Au delà de la fenêtre, mon regard le cherche entre herbes hautes et fougères. Une fois trouvé, me voilà comme rassuré, c’est un peu bête n’est ce pas !?

Il est en mon jardin, un couple de corbeaux sur une tige de fer, perchés ! Ils ne s’envolent pas, il ne mangent pas, ne frissonnent même pas et pour cause ils sont en nuances noires de tôles soudées. Chapeaux sur la tête, portant lunettes, ils jouent en l’équilibre avec la brise, le vent ou la tempête. Au de là de la fenêtre, je les accompagnent dans leurs danses folles tournants, tournants encore ,c’est un peu bête n’est ce pas !?

Il est en mon jardin, sur l’étagère où poussent ciboulette , persil, coriandre et aux autres herbes, un hibou. Il ne hulule pas, ne tourne pas la tête en rond, ne frissonne même pas et pour cause , il est en nuances porcelaine, les plumes peintes et le ventre bedonnant ! Il a perdu un œil de verre , reste l’autre et un trou béant, je lui ai mis un bandeau tel un pirate ,c’est un peu bête n’est ce pas !?

Approchez -vous, plus prés ! Chuuuut !!!!!! il est aussi en mon jardin, un héron, deux canards, un écureuil, une girafe, un girafon, une tortue, un lapin , une biche , tous en nuances de bois où de métal ……………mais je soupçonne ce petit monde immobile le jour, de faire la fête la nuit venue ! Chuuut ! Dés ce soir, je vais m’en assurer !

Philippe De Frémontpré

( Histoires rigolotes )

Auriez vous de l’encre ?

Auriez-vous de l’encre !

 

Me promenant, comme très souvent le matin dés que le jour se lève, je pris ce chemin maintes fois arpenté. La terre est sèche, le sentier est fait de ces petits gravillons roulés par les pas des hommes, si agaçant quand on traîne les pieds ( rires). Sur les cotés poussent , en un désordre frénétique, arbres, arbustes, fleurs et ce que l’on appelle communément « mauvaises herbes » .J’aime ces allées sauvages où la nature prend ses aises, pour parfois offrir de magnifiques spectacles. Par endroit, les branches forment une voûte ,le vent, la pluie, le soleil jouent , alors selon les saisons , apportant fraîcheur et ombre comme une intimité particulière où les pas font silence pour que les pensées s’apprivoisent lentement, humblement. Quand l’arcade s’arrête, je retrouve au prés, quelques chevaux comme des amis de longue date. Ils s’approchent sans crainte, je plonge ma main dans ma poche, ils suivent mon geste….en effet, je ne pars jamais , sans emporter une carotte , quelques morceaux de pommes ou de sucrerie. Face à face étrange, le silence semble traduire nos pensées, je souris, ils soufflent puis s’éloignent doucement. Je reprends ma marche, peut être, plus joyeux de ce moment serein, mais bientôt, après ce virage sur la gauche, la piste finie pour devenir une allée « entretenue » ! les bas cotés ont été fauchés, hum ! l’odeur de l’herbe fraîchement coupée quand la rosée ajoute sa note !!!!! puis quelques bancs installés au hasard, là , à la croisée de chemins, ici , à l’ombre d’un saule. Ce ne sont qu’un plan de pierre polie pour assise auquel on a ajouté un dosseret et accoudoirs de bois.

C’est sous le saule, que je vis ce Monsieur. Assis, il griffonnait sur un carnet de Moleskine, comme ceux que j’utilise. Je le saluais d’un bonjour qui se voulait discret pour ne pas interrompre son addition de mots. Il leva la tête, me regarda et dit :

– auriez vous de l’encre ? Je suis en panne d’encre, mon stylo ne veut rien savoir et j’ai tant de mots à écrire !

Je fus surpris par la question , mais surtout par ce ton désespéré, faisant de ma réponse à venir une délivrance ou une sentence !

– Vous me voyais navré, Monsieur, je n’ai que ce crayon de bois et mon carnet ! Mais , je peux retourner chez moi, prendre la bouteille d’encre de dessus mon bureau et vous la ramener !

– auriez vous de l’encre ? Les mots s’effacent dans ma tête ! Dit il à nouveau.

En regardant son carnet de plus prés, je vis toutes ces pages blanches et cette question revenant sans cesse : – auriez vous de l’encre ?

Soudain d’un pas pressé, une Dame apparue de je ne sais où Elle me sourit et s’adressant au Monsieur lui dit :

– Viens, Jean ,on rentre à la maison .

L’homme se leva, me demanda une fois encore de l’encre, mis son carnet dans sa poche et au bras de la Dame s’éloigna

Je pris sa place sur le banc et avec mon crayon de bois écrivis ces quelques mots ! Depuis, je ne pars , jamais sans une carotte , quelques morceaux de pommes ou de sucrerie et un petit flacon d’encre noir !

 

Philippe De Frémontpré

Les mots

Il était une fois …..oh, il y a bien longtemps, peu importe le lieu, peu importe les auteurs…. il était une fois… les mots !

Ils s’inventèrent, exprimant l’émotion, le besoin, la faim, la soif, l’esquisse d’une pensée, la tendresse, l’amour, en de forts beaux chapitres des possibles.

Certains s’attachèrent à en faire un lien, un fil invisible qui lie l’humain à l’autre , l’humain à la nature et au monde. Ils additionnèrent les mots pour ne plus crier.Entre plein et délié, ils offrent en richesse cette plume tendue pour apprendre et être utile, être soi en quelque sorte aux travers de l’autre au travers des mots ! c’est peut être , ainsi qu’ils embellirent l’ace juste ? !

C’est en oubliant l’autre que d’autres en firent de bien drôle de choses qui manipulent, exigent , vocifèrent et hurlent. En paragraphes alignés, tels des régiments, ils dessinent leurs certitudes, emprisonnant en leurs «  vérités », la liberté de l ‘esprit, le doute , le partage, la bienveillance, l’humilité. Quand les mots ne se dessinent plus avec l’audace de celui qui observe et apprend, quand les mots n’osent plus se proposer à la réflexion, à la compréhension, ils deviennent inaudibles comme le fracas d’une terre qui se déchire, ils deviennent illisibles comme un ciel sans étoiles !

Alors….. reste la haine et un peu de poussière !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

L’acte

 

 

Ici où là, l’acte nous apparait comme un aboutissement . Certes, cela est ,en sa forme, une cheminement logique où chaque apprenti ,que nous sommes, doit se retrouver . Mais l’acte ne peut être une finalité en un geste uniquement.

L’acte est observation ! Il est en l’observation, cette offrande à la patience. L’acte est réflexion, il est en la réflexion, cette vigilance à l’impartialité. L’acte est apprentissage, Il est en l’apprentissage, l’humilité de celui qui sème. L’acte est compréhension, Il est en la compréhension que la vie ne récolte rien, hors l’attention à tous les actes, à tous leurs effets !

C’est alors que l’acte physique se permet d’être juste en l’instant et en conscience !

Que le bonheur vous guide !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

« Apprendre à effleurer la Paix »

« Apprendre à effleurer la Paix »

C’est sur ce chemin, en nommant ce qui est, que le ciel s’ouvre, que l’esprit accepte ce qu’il est ,ni plus ,ni moins.

Il y a, également, en ces mots additionnés, l’espace où l’on ressent le pouvoir de l’interrogation juste , ce questionnement bienveillant qui ose l’attention à l’autre, au travers de notre vigilance à Être, ni plus , ni moins ! Apprentissage âpre et difficile,où la sérénité s’impose à l’esprit, où la clarté guide nos pensées, où s’exprime notre vraie nature .

Un proverbe japonais nous enseigne ceci : « Si tu es pressé, fais un détour. » Ce détour, cette nécessité d’apprendre le temps pour effleurer la Paix, n’est ce pas extraire l’humilité, la bienveillance, la joie ni plus, ni moins ?

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Les mots

Il était une fois …..oh, il y a bien longtemps, peu importe le lieu, peu importe les auteurs…. il était une fois… les mots !

Ils s’inventèrent, exprimant l’émotion, le besoin, la faim, la soif, l’esquisse d’une pensée, la tendresse, l’amour, en de forts beaux chapitres des possibles.

Certains s’attachèrent à en faire un lien, un fil invisible qui lie l’humain à l’autre , l’humain à la nature et au monde. Ils additionnèrent les mots pour ne plus crier.Entre plein et délié, ils offrirent en richesse cette plume tendue pour apprendre et être utile, être soi en quelque sorte aux travers de l’autre au travers des mots ! c’est peut être , ainsi qu’ils embellirent l’ace juste ? !

C’est en oubliant l’autre que d’autres en firent de bien drôle de choses qui manipulent, exigent , vocifèrent et hurlent. En paragraphes alignés, tels des régiments, ils dessinent leurs certitudes, emprisonnant en leurs «  vérités », la liberté de l ‘esprit, le doute , le partage, la bienveillance, l’humilité. Quand les mots ne se dessinent plus avec l’audace de celui qui observe et apprend, quand les mots n’osent plus se proposer à la réflexion, à la compréhension, ils deviennent inaudibles comme le fracas d’une terre qui se déchire, ils deviennent illisibles comme un ciel sans étoiles !

Alors….. reste la haine et un peu de poussière !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Sans-pourquoi.

Sans-pourquoi.

« Bienheureux celui qui ose le pas et adhère sans conditions à la bande des  » sans-pourquoi » là  où on ne regarde plus le nombril ,là  où on calcule plus ,là où on se donne tout entier et où  l’on aime sans mesure . » Alexandre JOLLIEN


Il n’y a pas ,dans ces mots, de non-action, de non- réflexions où d’absence de doute, c’est tout le contraire .Elle résume  à elle seule, l’essentiel de cet apprentissage qui nous paraît difficile, inquiétant, inaccessible. Nos préoccupations sont , tellement , autres !

Oh , malheureusement, là soif de plaire,  d’amasser ce qui nous est confortable  spirituellement,matériellement, nous emprisonne  dans des raisonnements, des actes n’étant pas  autre chose qu’une forme d’aliénation aveugle à notre sacro-saint ego. Il y a, même, dans nos révoltes, aussi légitimes soient elles, ce grain de haine qui calcule, prend avec cet amour sélectif qui se justifie plus qu’il ne résout. Se libérer, c’est aller au delà de cela !

Les premiers mots d’Alexandre «  ose et sans conditions » sont d’un courage, d’une volonté admirable ! Oser : quoique de plus courageux que de prendre un chemin inconnu mais que l’on sait juste . Sans conditions : Quoi de plus volontaire, en terme de sagesse impartiale, que d’avancer sans conditions , d’Être ni plus, ni moins !! Pour le reste ….là où…la justesse des mots est le plus fort, le plus beau des enseignements.

Mais soyez assurés que ces «  sans-pourquoi » ne sont pas sans questionnements, sans doutes , sans observations,sans réflexions , sans actes oh non ! Ils ne sont pas , des adorateurs du nombril, des pros en math ou des Don Juan de série B, mais des femmes , des hommes qui osent, humblement , leurs vraies natures, ni plus , ni moins !

Comme le dit, mieux que moi Alexandre, « nous avons là ,l’occasion de se déprendre de tout et d’oser voir ce qui se passe » qu’il me permette d’ajouter : pour aller en l’acte juste vers l’autre et pour l’autre !

« Apprendre à effleurer la Paix »

« Apprendre à effleurer la Paix »

C’est sur ce chemin, en nommant ce qui est, que le ciel s’ouvre, que l’esprit accepte ce qu’il est ,ni plus ,ni moins.

Il y a, également, en ces mots additionnés, l’espace où l’on ressent le pouvoir de l’interrogation juste , ce questionnement bienveillant qui ose l’attention à l’autre, au travers de notre vigilance à Être, ni plus , ni moins ! Apprentissage âpre et difficile,où la sérénité s’impose à l’esprit, où la clarté guide nos pensées, où s’exprime notre vraie nature .

Un proverbe japonais nous enseigne ceci : « Si tu es pressé, fais un détour. » Ce détour, cette nécessité d’apprendre le temps pour effleurer la Paix, n’est ce pas extraire l’humilité, la bienveillance, la joie ni plus, ni moins ?

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Un seul homme.

«  Il est plus facile de connaitre dix pays que de connaitre un seul homme » (proverbe hébreu )

La modernité nous apporte bien de belles choses et de moins belles. Ces outils proposés ont en leurs principes, bien souvent, vitesse et facilités.Qu’en est il réellement ?

Les moyens techniques de «  communication » sont sensés rapprochés les êtres humains, leurs permettent d’accroitre leurs connaissance de l’autre et de toutes choses ! Qu’en est il réellement ?

A ces questions, il est bien des réponses ! Réponses, qui en leurs mots, en leurs virgules, en leurs exclamations, dictent des vérités n’étant que survol, des certitudes n’étant qu’apriori,, des doctrines éphémères et haineuses !

Parfois, dans les mots que je croise, que j’écoute, que je lis, j’ai cette sensation d’y voir un car de touristes où chaque arrêt est minuté, chaque repas condensé, chaque visite sommaire! Le temps perd sa sagesse pour un autre temps plus rentable, plus superficiel ! Nous comparons et jugeons en quelques mots , notre appréciation de l’autre et des choses est vite faite bien faite. Synthèse parfaite, d’un bref passage en réflexion, nos actes sont , alors à la mesure de la vitesse et de la facilité de l’ignorance !

Connaitre un seul homme , en ce qu’il est, ni plus, ni moins. Oser entreprendre cette tache ,c’est prendre le temps par la main comme compagnon de route avec vigilance et humanité !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Le précieux .

«  Tu peux te tenir à l’écart de la souffrance, tu as la libre permission de le faire et cela correspond à ta nature. Mais cet éloignement est, peut être la seule chose que tu aurais pu éviter ! »

Kafka.

Il nous faut oser notre intime profond, cela ne veut pas dire, se replier sur soi, mais tout au contraire s’ouvrir, s’ouvrir juste à ce qui est . Ce qui est, voilà ce qu’Élias appelle «  le précieux , le ni plus ni moins ! » C’est dans l’attention, en l’instant , dans les demandes que nous faisons à notre intime profond que s’établit, naturellement l’équilibre. Chaque réponse prend son sens, dans l’attention que nous avons porté à poser la demande. Un questionnement reposant uniquement sur l’émotionnel, sans tenir compte de l’environnement et des circonstances voit forcement sa réponse éloigner du juste équilibre, de l’impartialité nécessaire, de la compassion indispensable.

Se tenir à l’écart de la souffrance n’est pas simplement de l’ignorance ou ce regard indifférent à notre vraie nature, c’est aussi , être dans l’incapacité d’en accepter la globalité. On en tire quelques bribes, pour nous justifier s’en éloigner un peu plus. On en hurle quelques injustes pensées, quelques actes nocifs pour servir d’autres souffrances et oublier notre humanité. Se forger , ainsi des certitudes, comme gonfler les voiles d’un navire se dirigeant vers la tempête. On ne se garantie pas de l’erreur et autres faiblesses humaines en hurlant dans le vent, on peut être à l’écart , inconsciemment, parfois consciemment,au milieu de la souffrance ! C’est en notre volonté attentive et vigilante que la sagesse prend sa source et que la bienveillance s’y abreuve.

Oser, ce n’est pas avoir raison, oser c’est accepter les demandes que nous nous faisons avec humilité , impartialité et compassion !

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

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