Regards

Nous sommes , beaucoup, à nous investir dans les médias. Nos raisons sont multiples et toutes , je pense, respectables. Ce n’est pas un lieu de vie, mais un support où l’on dessine une certaine réalité, un instant, une pensée, une maladresse, une joie, une émotion. On s’y révolte , en tous sens, aussi , énormément et cela m’a toujours surpris. Pourquoi n’est ce pas un lieu de vie ? La vie est un partage, une convivialité indispensable comme une respiration, une attention respectueuse, une vigilance joyeuse mais non moins objective, impartiale. Chacune, chacun est sur le même chemin et parfois, nous nous évitons, pour un texte mal écrit, une faute d’orthographe, une sensation de non communion de pensée.Nous regardons ce qui nous entoure, sans l’observer , sans y réfléchir, nous réservant à celles, à ceux qui, croyons nous, respirent de la même façon que nous ! Mais cette inspiration est elle différente, plus nourrissante ? Cette expiration est elle plus forte ? Je ne le pense pas !

L’auto censure, nous l’appliquons nous même , nous nous disons, celui là est trop ceci et celui-ci pas assez cela , ou , ah !c’est machin le patron ! Pire, oh ! Il est noir, chinois ou arabe que sais je encore!Pourquoi s’interdire ? Comment contredire un argumentaire si on ne le connaît pas ? Comment arpenter les cultures, les contrées, les avis si nous ne prenons pas notre bâton de randonnée, ne chaussons pas nos chaussures de marche ?   N’avoir que des informations qui nous conviennent , ne pas aller au delà du trottoir d’en face, n’est ce pas le meilleur moyen de s’enfermer et d’obtenir le résultat inverse à celui que nous souhaitons. Apprendre, comprendre c’est aussi être attentif aux faux semblants, aux mensonges, aux fausses théories, à l’éphémère, aux paysages nouveaux, aux pensées d’ailleurs, aux couleurs et saveurs d’esprits inconnus, aux traits de plume d’un sourire étranger Éviter les pierres qui pourraient nous faire trébucher , accueillir sans a priori, sans préjugés, oser débattre pour partager c’est peut être l’apprentissage le plus important , le plus difficile de notre Vie , mais l’entreprendre est une joie merveilleuse .

Mon Maître me dit souvent  » ton regard n’est pas mon regard c’est pour cela que je l’appelle notre regard car c’est ainsi que nous pouvons regarder au delà de nous mêmes, ensemble, sans haine, sans crainte ! »

Philippe De Frémontpré

Chaque jour !

Respirer, accepter ce défi d’un jour nouveau, essayer sans relâche ,à chaque minute , d’être meilleur. J’ai cette image , en tête, prendre le chemin en évitant ce qui nous ferait trébucher, ôter les pierres de la route pour que la course l’autre soit plus aisée !

Chaque matin, nous nous réveillons vivant. Cela est dans une normalité et nous n’y prêtons , bien souvent aucune attention. Pourtant, avons nous pris le temps d’observer cela , d’y voir ce qu’il y a de merveilleux, de joyeux ?

Nous sommes des apprentis, n’est ce pas une réalité , qui pourrait s’aventurer à dire «  je sais tout !j’ai tout compris ! » ? La connaissance n’est pas connaissance ! C’est pour cela que je l’appelle connaissance. Elle n’a de sens que par son renouvellement permanent, son non – attachement à telle ou telle « vérité ».

L’ignorant affirme avec a priori, le sage doute, réfléchit , apprend , osant l’équilibre en tout et pour tout. Il est ici et maintenant !

Chaque matin, ne devons nous pas laisser le jour d’hier à ce qu’il est et avoir l’ambition du jour nouveau ? La troisième noble vérité nous enseigne la possibilité de la cessation de la souffrance puisqu’elle nait de causes et de conditions et certaines, comme cela est écrit, sont de nos responsabilités, reconnaitre cela c’est se donner le pouvoir d’agir , pour faire reculer la souffrance. Alors chaque matin , regardons la Vie avec bonheur , avec joie et prenons le chemin de la compassion ,de l’altruisme véritable , hors la haine, hors la vanité !

Philippe De Frémontpré

Sans dessus dessous !

Pendant ma pratique , ce matin, quelques mots revenaient avec une certaine insistance , en mon esprit : «  Mettre les choses à leurs places ! » N’est ce pas une évidence  pour tous ?

En prenant le temps de l’observation, il apparait que nous laissons, les phénomènes, consciemment ou non, désarticuler nos cheminements de pensées, faisant de nos mots, de nos actes des réactions hâtives où l’humble compréhension s’absente. Pour paraphraser un auteur inconnu, nous pourrions résumer cela par ces mots : La méfiance s’occupe de cette minute et la peur du reste !

Tout est sans dessus, dessous !

Regardant par la fenêtre, le soleil, soudain , passe la cime des arbres et envahit le bureau ou je me suis installé. Cet astre magnifique, apportant lumière , chaleur et surtout cette invitation à la Vie.Il n’a nulle préférence, il se donne ! Quoi qu’il arrive, nuages, tempêtes, orages chaque matin, il se donne !

Nous accordons à nos éphémères certitudes, aux mirages de l’esprit une importance ,qu’ils n’ont pas. Tout cela est comme ces nuages cachant le soleil, ils s’essoufflent à le masquer , lui se donne et partage ! Nous gaspillons nos intelligences à construire sur le sable. Remettons les choses à leurs places ! La joie, l’attention, la bienveillance, la vigilance sont autant de soleils qui n’ont nulle préférence, mais se donnent !

Notre place n’est elle pas en cette utilité bienveillante que nous devons avoir pour l’autre, à cause de l’autre ?

Reflet

Reflet,

 

Je suis ce reflet sans être ce reflet c’est pourquoi je l’appelle reflet.

Les mots se mettent en place, inattendus, étonnants,étonnés,compris, malmenés, aimants ,acharnés, les accueillir avec l’humilité de celui qui cherche ,sans relâche à apprendre, avec le doute de celui qui, avec enthousiasme, délibère, réfléchit, avec la joie de celui qui , sans haine, ose et agit !

Assemblés sans hâte, en la paix, ils nous confient, décrivent ,révèlent, tant de l’essentiel que nos desseins, nos chemins s’aventurent en l’ambition généreuse de la Vie. Nous sommes un reflet de nos pensées, de nos actes,sans être le reflet du profond de nous même . Nous l’appelons reflet, conscients que nous sommes, qu’une pétale de rose peut ,à chaque instant, troubler la sérénité, de la surface d’un lac.

Amassés dans l’agitation du constat, de la peur en l’instant ,de la colère, de la vanité ils cheminent en ce serpent de feu, nous éloignant sans vertus de l’essence même de l’Humanisme. Nous sommes un reflet de nos pensées, de nos actes, sans être le reflet du profond de nous même . Nous l’appelons reflet , ignorants que nous sommes, persuadés en nos mots, en nos actes d’être libres en nous enfermant !

Nos vies se remplissent de l’un ou de l’autre, de l’un et de l’autre, nous laissant le gout amer du non-abouti où l’émotion bienveillante d’un bonheur partagé. Nos choix, qu’ils soient des plus simples, comme se lever ou rester au lit, déterminent ,qu’on le veuille où non ,la nature profonde de ce que nous appelons reflet , notre vraie nature ! En ce domaine y a t il une vérité ou juste un apprentissage ?

Philippe De Frémontpré

Premiére lettre de Philippe à Charlotte-Jeanne

Château de Promery le 21 juillet 1894

Madame,

Pardonner cette audace, Madame, de vous aborder de la sorte. Ce n’est pas une étrange manière, mais la seule me venant à l’esprit afin que nous fusses présenté. Je l’avoue maladroite, Madame, sachez qu’elle ne manquera ni de respect, ni d’égards à votre encontre, j’en souffrirai qu’il en soit autrement. N’hésitez pas dans l’instant , à jeter au feu, ces quelques lignes , si elles vous effraient, si elles vous choquent, j’en serai le seul coupable. Dans le cas contraire, puis-je vous dire , sans détours, la joie que me procurera votre lecture .

En me promenant aux abords du lac, je vous vis, suivie de votre Dame de compagnie. Sur le ponton, vous vous êtes arrêté, l’ombrelle tournoyante, votre robe de lin blanc pénétrée de soleil. Oh ! Mille excuses, Madame, pour cet excès de familiarité, mais l’image était si belle, si belle que l’émotion est encore si présente en mon esprit. Un trouble s’empara de moi, cependant ! Il me plait de croire que je me trompe, Madame. Votre regard entre eau et montagne cherchait, visiblement une Paix, pour calmer un probable tourment. Mais, peut être ne s’agissait il , que d’un nuage passant, dessinant, sans talent, une ombre sur votre visage.

J’entrepris de vous suivre , tel un malandrin, m’assurant à chaque pas de votre bon retour .Vous savez, maintenant, comment j’obtins votre adresse ,me permettant de vous faire porter ce pli. Je suis en visite familiale au Château de Promery, ce qui m’ennuie, énormément.Je fais , donc , quelques escapades en Pays de Haute Savoie pour en découvrir les attraits, les charmes et surtout la nature.

Je manque à tous mes devoirs et à la simple politesse. Je me présente Philippe De Frémontpré, je vous fais grâce de mon titre, représentant si peu à mes yeux.

Puis-je espérer, Madame, qu’il me soit offert le plaisir de vous lire, simplement en de bonnes nouvelles ? Si tel n’était pas votre souhait, j’en prendrai acte avec regrets.

Soyez assuré, Madame, de ma noble et respectueuse attention.

Je vous prie, Madame, d’accepter mes hommages

Philippe De Frémontpré

Ceci est une réflexion

Ceci est une réflexion!

Qui n’est peut -être pas une réflexion, c’est pourquoi je l’appelle réflexion  et non une vérité !

 

« Il est plus difficile d’être un homme honnête, huit jours qu’un héro un quart d’heure ! »

Jules Renard

Assis au bord du chemin, nous regardons, écoutons , à droite , à gauche, d’autres réalités apparaitre et disparaitre. Nous les observons ,avec curiosité, car tout est expérience.Le silence,alors, est un allié précieux, laissant la réflexion se poser, s’exposer à la « météo » capricieuse de notre esprit.

Nos états d’âmes ont, vous l’avouerez, une perméabilité extraordinaire, si nous ne prenons pas garde, de chasser les nuages noirs, les illusions, les fausses promesses, c’est un étrange soleil que nous percevrons.

Nous avons, toutes et tous, en nous l’honnêteté, la sincérité, l’impartialité, non pas seulement de la réflexion, mais de la compréhension, cet instant essentiel, unique précédant l’acte juste . Cette démarche, nous le savons, toutes et tous, se renouvelle à l’infini.

Nous ne sommes pas des « supermans », il nous arrive de nous tromper et même de nous leurrer ! Consciemment ou inconsciemment, notre esprit négocie avec notre égo et tant d’autres éléments extérieurs voir perturbateurs . Nos désirs, nos peurs, nos souffrances, nos croyances spirituelles , intellectuelles se mêlent à la danse comme pour mieux brouiller les cartes. La tentation est grande, en cet instant, de parer au plus presser pour apaiser temporairement nos craintes, de voir dans le rougeoyant de la haine un horizon parfait ou de manquer , tout simplement,de courage pour se voir tel que nous sommes !

Croyant «  avoir la paix », nous optons pour le «  prêt à penser » qui nous dédouane du juste équilibre, de la compassion inconditionnelle, nous engageant, par là même, sur le rond point de nos souffrances !

Philippe De Frémontpré

Notre quotidien ,

Notre quotidien,

Nos expériences, nos pratiques ,où tout simplement notre quotidien, nos promenades nous mènent, parfois, en de surprenants moments où l’émotion d’un regard se fait pur équilibre. Une joie,une respiration particulière envahit notre corps, notre esprit. C’est un instant fragile, nous le ressentons. Un instant qui ne durera pas, mais qui à l’importance du soleil se levant après une nuit trop noire.
Paix ! C’est la première pensée qui se faufile, en un esprit calme et curieux. Une joie, comme je l’exprime , plus haut, où le compliqué s’absente et l’humble sourit.Tout est accueilli, tout est ressenti pleinement. Les pensées , les mots, les couleurs et les sons n’ont d’autre choix qu’entre la joie et la joie ! Oh ! Furtif bonheur que nous inspirons au plus profond de notre être, non pas pour le garder, l’emprisonner mais l’offrir en une expiration , un souffle bienfaisant que l’on souhaite infini, apaisant , au monde et à tous les êtres vivants .

Philippe De Frémontpré

on ne peut guérir de tout !

On ne guérir de tout, cela est pour moi une certitude.Mais peut on , simplement, faire avec et cela sans amertume, sans en vouloir à la terre entière, mais juste en étant ce que l’on est !?

C’est ce que je retiens de mon expérience et de l’accompagnement heureux, d’avec Alexandre Jollien.

Nos souffrances sont pour une bonne part , des affects pour lesquels nous avons de fausses déterminations et surtout, nous en sommes parfois persuadés, nous exonèrent de toute pensée juste, de tout acte juste , nous éloignant, ainsi de notre vraie nature et nous barrant la route à toute joie !

Beaucoup de choses nous semblent indispensables, créant, ainsi un manque qui nous apparait comme la pire des injustices. Pourtant, si nous prenons le temps de plonger avec attention et sincérité au fond du fond de nous mêmes, la simple observation nous indique , qu’il n’y a aucune cause réelle à ces «  manques » et que bien souvent, la jalousie, la haine, l’ignorance sont des effets que nous construisons pour justifier notre incapacité à accepter cette illusion .

Le manque existe, certes et quelque part, je dirai que c’est vitale quand celui-ci, n’a d’autres intérêts, que de nous faire toucher du doigt où plus exactement de l’esprit l’importance de la Vie, de la Joie pour tous les êtres vivants. Il en va de même, que du droit de se tromper. Cela n’est pas une faiblesse, mais un rappel humble à notre statut d’apprenti. Comme l’explique Alexandre Jollien : «  la plus grande sagesse qui nous manque, c’est de

savoir cohabiter avec ce manque ! » et j’ajouterai accepter que l’autre se trompe, que nous trompions nous même !

Philippe De Frémontpré

 

Au fil du coeur

Au fil du cœur.

Ce n’est pas compliqué !

Non, vraiment,pas ,

D’être juste attentionné.

Avoir, ce regard là,

Libéré de l’ennui,

Même sous la pluie,

« D’accepter mon Être,*

Sans rien rejeter de lui » .*

La réalité n’est pas comparaitre,

Ce n’est pas être un fou,

Que de vouloir se dépouiller de tout,

Vivre, simplement,

Fracasse bien des tourments,

Nul besoin , non plus, d’être en lumière,

En cette vanité première,

Qui nous égare du chemin des apôtres,

Nous éloigne du sourire de l’autre.

Notre liberté commence par un «A »

Aimer !

Ce n’est vraiment pas compliqué !

Philippe De Frémontpré.

* Quelques mots empruntés à Alexandre Jollien .

Apprendre à nager.

Apprendre à nager.

Je reviens, si vous le permettez avec Alexandre Jollien, avec ses mots, qui pour ceux qui ont une pratique quotidienne, mais bien évidemment pour tous les êtres, délivrent une réalité, pour ne pas dire une vérité essentielle à l’observation juste, la réflexion juste, la compréhension juste, l’acte juste . Je vous la soumets avec le vœu qu’ils participent à votre bien-être, à ce pas qu’il faut faire chaque jour pour être meilleur.

«  Peu à peu, j’apprends à gouter l’être, le rien-faire.Sous la surface agitée, derrières les fantaisies, les caprices, je découvre une joie immense vierge et belle qui relève de l’être et se moque de l’avoir ! »

Cette joie immense ,que nous portons chacune et chacun d’entre nous au plus profond de notre être, nous la pensons inaccessible, naïve, comme trop éloignée de nos désirs d’avoir, de nos réalités tristes et belliqueuses.. Comme l’explique Alexandre , c’est comme quand on apprend à nager, «  je découvre que pour flotter , il n’y a rien à faire ! » pourquoi ne pas s’inspirer de cela ? En quelques mots accepter le réel tel qu’il est et humblement oser la joie humble, cet horizon de tous les possibles.

Philippe De Frémontpré

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