Liberté.

Liberté !

Nous parlons de liberté, souvent, voire très souvent.Nous en parlons comme le Nirvana en toutes choses, le summum de ….. ? en fait de quoi exactement ?

Le Larousse, version internet, donne pas moins de 13 définitions différentes, qui s’apparentent plus à des types particuliers de libertés ( liberté de penser , de la presse , de choix , d’entreprendre etc…..)

Mais revenons à l’origine, c’est à dire à se poser cette question , pourquoi les êtres humains ont ils eu ce besoin de faire naitre ce mot ? Mon ancien professeur de français , décédé il y a un quinzaine d’années, avait cette réponse : « Nous avons en nous quelque chose qui va au delà de ce besoin , c’est simplement la joie d’Être ! Cette joie n’est en rien une naïveté béate, elle signifie , humblement que notre attachement à toutes choses n’est plus nous permettant d’accéder à la meilleur part de la connaissance pour l’autre et à cause de l’autre ! » Il conclua son cour par ces mots «  Il n’est nul besoin d’épeler, de scander ce mot liberté qui est , trop souvent, la source d’affrontement et de haine. La joie inconditionnelle est un remède si puissant que passé la porte de la classe vous allez rire de mes mots, mais surtout les observer d’une façon joyeuse ! »

Qu’en pensez vous ?

 

Philippe De Frémontpré

S’abstenir de juger !

S’abstenir de juger !

S’abstenir de juger ! N’est ce pas « Mission impossible » ?

Il y a ,dans celui qui doute, la flamme plus ou moins vacillante de l’impartialité. En effet, n’est il pas , consciemment ou inconsciemment , un découvreur de diversités, un observateur, parfois maladroit, de la face cachée d’une pièce , l’avocat débutant commis d’office? Oui, la flamme, que dis-je la flammèche de l’impartialité vacille ! Ce feu intense qui devrait éclairer toute pensée, toute parole, tout acte s’éteint doucement aux souffles de nos illusions , de nos peurs.Bien des brasiers, même les plus modestes, s’alimentent du déséquilibre, combustible indispensable, croyons-nous, à la «  manifestation de nos vérités ! »

Nous avons , toutes et tous, en nos expériences ces mots et ces actes, où pensant détenir la vérité, nous hurlions à tous les vents cette affirmation claire qui ne pouvait qu’être la bonne. Mais il suffit qu’Éole, en une brise , aussi soudaine que bienveillante, nous dévoile l’envers du décor, pour que notre superbe rougisse de cette déconvenue.

Oui, le bleu est bleu, mais si nous n’osons pas, avec vigilance et attention , observer les nuances qui s’offrent à nous, les accepter tel qu’elles sont , sans naïveté, nous ne serons que de pitoyables procureurs et tout , alors, sera d’un bleu unique ! C’est au delà de nos peurs, en l’audace du doute ,en la volonté bienveillante d’un esprit serein que l’impartialité réchauffera cette joie que nous avons oublier au profond du profond de nous même ! Douter n’est pas un gros mot, ce n’est pas se mettre de coté , c’est se poser un instant pour observer ,réfléchir apprendre, comprendre. Quand au bout de ce cheminement, la flamme grandit, quelle joie, quelle bonheur ! Elle est là , la mission de tous les possibles !

 

Philipe De Frémontpré

Bien faire !

«  Bien faire et se tenir en joie ! »

Spinoza

C’est au cœur à cœur que nous devons aspirer ! Pourquoi se priver de la joie immense de cheminer, ensemble , pour façonner un remède à la souffrance ! Que l’on m’explique !

Nos différences physiques, intellectuelles, spirituelles sont cet assemblage unique où l’humanisme, dans ce qu’il a de plus noble, de plus audacieux, de plus partagé en son authenticité, est le ciment . Nous avons, toutes et tous, cette ambition, au profond du profond de nous même, de regarder le monde avec émerveillement, mais surtout d’y faire entrer ces bouffées de joies pour l’autre et à cause de l’autre. Comment ne pas avoir cette conviction ?

Aurions-nous peur , de nous même où de cette sainte image que nous construisons, non pas pour être l’Autre humblement, mais comme les autres, bref faire taire notre différence ? Observons-la cette image ! Préjugés, comparaison, emprisonnement dans le regard d’autrui,violences, déséquilibre permanent, pessimisme, jalousie ….. en un mots : souffrances !

C’est alors, qu’au lieu de nous atteler à cette merveilleuse tache d’Être tout simplement pour l’autre et à cause de l’autre, nous entrons, bien souvent, en conscience dans le jugement, la condamnation, la haine ! Un chemin que je définirai comme ceci ( merci à Kafka auquel j’emprunte et modifie ses mots) :

«  La haine est un prodigieux manque d’imagination ! »

Philippe De Frémontpré

Apprentissage

Bonjour à toutes et à tous,

Ne pas être la maladie ! Ces mots ont été pour moi une révélation, j’ai eu beaucoup de joie à les méditer, à les partager, à les vivre ! Oui beaucoup de joie !

En dedans les murs blancs de ma chambre, bien sur, la souffrance était là , les remèdes ne sont pas anodins. Mais il y avait cette petite phrase, vous savez , comme le tournoiement du morceau de bois sur les bords d’un bol tibétain, à la fois apaisants et attentionnés. Ce son particulier m’emmenait en la réalité de l’acceptation de la souffrance, mais aussi au delà, là où la joie s’impose avec compassion et sagesse. Je compris que ce mal n’était qu’une compagne de voyage plus ou moins encombrante. Il ne fallait pas l’ignorer, ou mettre ses pas dans les siens, mais juste l’observer, l’appréhender pour ce qu’elle est ni plus, ni moins ! «  si il y a une remède pourquoi s’inquiéter ….. vous connaissez tous cette citation !

Peu à peu , la joie prenait le dessus et la partager aux gré des jours et de mes séjours hospitaliers avec mes proches, le personnel médical me parut essentiel autant pour moi que pour eux , et je dirai même plus pour eux ! Quoi de plus merveilleux que de rire, avec ses enfants voyant un matin mon crane complétement chauve, quoi de plus revigorant que d’accrocher un sourire sur le visage d’une aide soignante dont le fils pose problème. Un matin, après une journée d’examens divers et bizarres, un médecin est entré dans ma chambre, m’annonçant , non sans une certaine gravité, ma récidive . Quel fut sa surprise, mais aussi la mienne je l’avoue, quand je l’interrompis par : «  et ? » suivi de «  et vous comment allez vous ce matin ? » tout cela aux dires de l’infirmière avec un large sourire ! Je vous passe les suites de cet entretien, mais j’en garde, malgré les circonstances un souvenir joyeux et ce fut pour moi un vrai et puissant apprentissage .

Je ris ! Tout cela pour vous dire : «  Osez la joie ! »

Philippe De Frémontpré

La discussion

à VB, à son inestimable courage !

La discussion.

Il y a peu, dans un dialogue écrit, mon interlocuteur fit allusion à «  ma peur ». En ce domaine, je ne sais pas grand chose, j’observe et j’apprends ! Chaque jour, mon pas se pose sur le chemin avec la bienveillance, la curiosité de l’apprenti, mais aussi avec cette crainte de trébucher.

Chaque pas, chaque mot, chaque acte ne sont que des propositions soumises à l’observation , à la réflexion de l’esprit et par là même à la discussion. De cette démarche, il arrive , parfois que l’émotion franchisse la frontière invisible menant à une souffrance étrangère.La peur ou plutôt les peurs peuvent, alors s’installer en moi comme en chacun d’entre nous ! La vigilance, l’attention sont , alors, les merveilleux outils indispensables pour Être , soi même et non cette souffrance !

La peur n’est elle pas le meilleur des apprentissage, quand elle nous propose, à ses dépens, la noble compassion ?

Philippe De Frémontpré

Un monde juste

Un monde juste

Une étoile, fut elle la plus scintillante, ne fait pas la voute céleste. Un grain de sable, fut il le plus rond, le plus poli par les flots, ne fait pas une plage. Une fleur, fut elle aux multiples couleurs, ne fait pas une prairie. Un sage, fut il des plus érudits, ne fait pas l’humanité !

L’équilibre , le juste et noble équilibre se nourrit de nos différences. Comme les étoiles additionnent leurs clartés pour dessiner nos voyages, comme ces gros rochers roulant jusqu’à la mer pour devenir le compagnon de nos douces paresses, comme ces grappes de jaune, de bleu ou de rouge se mariant au tapis vert en une belle saison, il ne peut y avoir d’humanité sans l’autre ! Quel que soit l’angle, quel que soit la facette, l’autre reste la seule cause à défendre .

Être vrai , au plus profond du profond de nous mêmes, se résume à cela : L’autre est la seule cause à défendre .

Osons cette noble observation, osons cette noble réflexion, osons l’acte juste pour un monde juste , rien de plus, rien de moins !

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Lettre à mon frére

Lettre à mon frère

Cher Philippe,

Il m’a fallu un peu de temps pour ouvrir votre lettre. Elle est restée là, appuyée sur l’encrier de mon bureau.Vous allez rire, nous nous regardions en une attente complice , essayant, elle ,de cacher vos mots et moi de les deviner! Puis un soir , la nuit se posait, sans autre raison que celle qui me rapproche de vous , je pris vos feuillets pour commencer ma lecture . Vous me permettrez de vous répondre, un peu plus tard , par une autre une lettre !

Il me faut , d’abord, vous donner des nouvelles de Frémontpré. Une tempête s’est abattue sur le bourg et la maison , il y a quelques jours. Il n’y a pas de victimes, ni de blessés, ce fut violent et soudain. On ne compte plus les arbres déracinés et les clôtures arrachées. La maison de Matthieu a perdu tout un pan de mur, laissant , ainsi tous ses biens aux bons plaisirs du vent et de la pluie.Je l’ai recueilli le temps des réparations, qu’il a entrepris, immédiatement, malgré le danger. Le clocher de l’église a été emporté, sans trop de dommage pour la charpente, selon Ivan Malgré de terribles conditions, il est parvenu à poser une bâche sur le toit . Vous le savez, c’est un casse-cou, vous faisiez la paire du village ! Frère Paul et les élèves du collège organisèrent la préparation de repas chauds au réfectoire. Ce fut un soulagement pour beaucoup et un moment de vrai partage. Les entraides se composèrent, les taches se distribuèrent en une harmonie qui réchauffa les cœurs et apaisa les esprits ! Pour ma part , j’encadrai une activité dessin et peinture pour les plus petits, où les taches les plus colorées et les plus bizarres se gribouillaient du bout des doigts plus que du pinceau.

La maison a peu souffert, quelques tuiles, deux fenêtres, le kiosque de la terrasse, voilà ce que j’ai pu constaté. Dés que Matthieu sera disponible, nous ferons un état plus précis. Mais ce qui m’attriste le plus, ce sont les chênes, vos chênes !!! Une dizaine sont couchés sur le flanc, laissant une trouée vide dans le parc . Les uns sont déracinés et d’autres sont brisés en deux, cela est impressionnant, plus de cent ans de vie gisant sur le sol détrempé.

Ce spectacle de désolation, mais aussi , le souvenir de vos folles équipées en leurs branches m’ont beaucoup affectées, je sais votre attachement pour ces grands arbres. Je ris , encore, de vos postures « chauve -souris, la tête en bas, le visage écarlate, au bord de l’asphyxie De vos longues absences silencieuses, assis sur une branche, en un équilibre magnifique, les yeux en ce ciel, où j’avais cette sensation que vous aspiriez la vie.

A écrire , cela , l’émotion me gagne, se mêlant à mon sourire, qui je l’espère ,voguera vers vous !

Prenez soin de vous , mon très cher frère, faite le bonjour à Ayako qui me tarde de connaitre.

Je vous embrasse tendrement

Marie-Louise.

Lettre à Marie-Louise

Lettre à Marie-Louise.

Ma très chère sœur,

Dans votre dernière lettre, au travers de vos mots et peut être aussi entre vos lignes, j’ai ressenti une préoccupation, une gêne. Depuis cette lecture, mon esprit imagine , invente des images et des sons, qui , ma foi, ne me rassure guère. Il est vrai que l’éloignement, la grande distance qui nous sépare, ajoute à mon désarroi.

Je n’ai que de rares nouvelles de notre beau pays. De votre part , bien sur, mais je les sens comme filtrées, adoucies par vos mots choisis pour ne pas m’inquiéter! N’ayez aucune crainte, je ne vous en veux pas, cela est dans votre nature. Il est bon, parfois, d’apaiser l’amertume des choses pour que la joie nous oblige et ose. Il m’arrive, oh ! rarement,sur le quai d’un port ou dans le brouhaha d’une auberge, t’entendre l’accent de notre région, l’accent de Frémontpré. Je me précipite, je dévisage, pose mille et une question, laissant mon interlocuteur apeuré par une telle agression. Je m’en excuse très vite , pour me rendre compte qu’il est de Loupjeac, le pays d’à coté ….où d’ailleurs  !

Je vous sais en tristesse depuis le décès de Père et le départ de votre fils, mon neveu Paul. Je lui ai écris, dernièrement, sans faire partir ma lettre, ne sachant où il s’est établi . Pourriez-vous me faire parvenir sa nouvelle adresse ? Il m’importe d’être prés de lui par les mots, ils sont, souvent, un lien essentiel pour celui qui est loin .

Hier, je suis allé au marché central. C’est une explosion de saveurs , de senteurs , de couleurs , de cris et de chansons, de pesées et de coup de crayons.Ils enchantent le corps et l’esprit .Mon estomac s’attarde plus que mes yeux , tant les fruits en pyramide, les légumes alignés , les épices en cascades flattent mon imagination en recette à venir . Je me surprends à presser le pas , passant d’un étale à l’autre comme pour me gaver d’autant de merveilles.

Je ne sais pas pourquoi, mais tout cela m’a ramené plus prés de vous et les souvenirs se sont posés en mon esprit. J’eus, alors, mille émotions, celle du levé de soleil, de vos pieds nus devant votre chevalet , de couleurs assemblées, de ma chute sur l’herbe mouillée. Avouait, chère sœur, que le tableau était des plus comique ! Mais ce qui me manque le plus, ce sont vos silences ! Étonnant n’est il pas ? Ceux griffonnant votre carnet, ceux appliqués à trouver la belle teinte, cette couleur inconnue que vous accrocherez à votre toile, mais surtout ceux que nous partagions, un livre à la main prés de la cheminée où au delà de notre lecture, le temps interrompait !

Demain, je reprends la route, je vais, dans quelques jours retrouver Ayako. Il me tarde de vous la présenter, je ne vous en dit pas plus, vous laissant le plaisir de la découverte. Je suis persuadé, en mon cœur, que vous l’apprécierai autant que je l’aime !

Prenez soin de vous , ma très chère sœur, que le bonheur vous guide pas à pas. A vous lire très vite , je vous embrasse tendrement .

Philippe .

La Vie .

J’aime lire ! La lecture est un monde, non pas où l’on se replie, où l’on s’isole, mais un monde où tout se propose, tout ose, tout s’éclaire ou s’assombrit. Au delà du partage, de ce dialogue intime avec l’auteur, le récit est une addition qui nous révèle au silence, à la patience, à l’attention ! Très bon exercice, me dit Elias, même si, parfois le texte nous apparait sans grand intérêt ! C’est dans la manière d’appréhender la force ou les faiblesses des mots, les beautés ou les maladresses de leurs additions, dans cette attention , malgré tout ,utile et respectueuse que nous trouverons les bienfaits de cet apprentissage .

Il y a quelques minutes, j’écoutai un livre ! Oui j’écoutai ! Bien que je préfère le touché du papier, le livre électronique, le livre audible m’offre une autre approche de la lecture ! Pour revenir à ce déchiffrage de mots, une phrase m’apparut comme un essentiel , je vous la livre :

– La Vie n’est pas une rivale, mais une alliée !

Au delà de nos différences, n’est il pas heureux que nous en ayons ? , la Vie est ce qui nous est commun. Elle peut nous sembler injuste, cruelle, difficile, intraitable que nous en oublions sa douceur, sa compassion, sa beauté ! Nous avons plus conscience des conséquences nocives de nos pensées, de nos actes malfaisants …… enfin plutôt ceux des autres, mais tout cela est ce vraiment la Vie ?

Chaque matin, je suis émerveillé par ce jour qui se lève. II y a dans le «  vacarme » de l’aube ( rires), comme un rappel à ce qui est beau, simple, humble ! Cette simplicité est comme un puzzle où chaque pièce est indispensable à l’image, où chaque forme de vie apporte son absolu ni plus ni moins. La Vie est un enchainement de petites vies, de petites vies mais de grandes importances. Accepter cela, c’est laisser une chance à la joie, au bonheur. Les atrocités, toutes ces nocivités que vous ne manquerez pas de me rappeler, il me semble inutile, dangereux d’en inculper la Vie . Nos comportements, nos soifs d’éphémères , nos modèles de vie portent leurs responsabilités, cela aussi, il nous importe de l’accepter .

Faire de la Vie une allié, c’est accepter ce que nous sommes……….de simples maillons de quelque chose de plus grand, de plus noble,de plus joyeux !!

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Respiration .

Respiration.

 

 

Dehors pas un bruit !

Mon esprit vagabonde,

Cherchant en paresse,

Une autre seconde,

Doucement, le jour s’enfuit !

Je te rêve au lit,

Allongée de coté

je te rêve endormie

Nue, apaisée !

Je te rêve en sourire

Les paupières closes,

Je te rêve en sir,

Ce plaisir qui ose !

Je te rêve frissonnante,

Les mains prudentes,

Je te rêve surprenante,

Les lèvres impertinentes.

Je te rêve respirée,

Parfums envoutants,

Je te rêve en mille pensées,

Ivresse de l’instant !

Les images disparaissent!

Mon esprit vagabonde,

Cherchant en paresse,

Une autre seconde,

A prolonger, un peu , cette nuit !

 

 

Philippe de Frémontpré

( Poésies)

Haut de Page