« Je pense, donc je suis ! »

 

«  Je pense, donc je suis ! »

Ce chemin me semble un peu court !

On ne peut se contenter de la pensée et de sa traduction en actes, leurs conséquences doivent, dans la pratique, être prises aux sérieux et nous faire entrer en réflexion ! Sans cette démarche dans notre quotidien, sans cette apprentissage, comment mesurer avec justesse, les bienfaits, la souffrance engendrés ?

Si,nous savons, là où au paravent, l’explosion était de mise, aspirer la colère pour expirer l’équilibre, la sagesse, l’impartialité en nos pensées, en nos actes, nous avons plus qu’une réponse à cette question ! Car, ce qui importe, sincèrement, humainement, ce ne sont pas tant les réponses en elles-mêmes, mais les changements qui naîtront et grandiront en nous  !

Il ne suffit pas de dire «  Ah, si lui le dit , alors….. ! Il nous faut observer, apprendre , comprendre pour, peut être, confirmer, approuver ces mots, cet acte que l’on nous propose ou que l’on

observer, apprendre , comprendre pour, peut être, confirmer, approuver ces mots, cet acte que l’on nous propose ou que l’on envisage. Bien des «  vérités » ont planté des arbres qui ne donneront jamais de fruits et, pourtant, combien attendent la pousse des bourgeons !

C’est loin des certitudes que la réflexion, la juste expérience construira notre paix intérieur et embellira notre vie d’une autre liberté ! Osons, ce merveilleux apprentissage consistant à discerner la valeur de nos pensées, de nos sentiments, d’appréhender leurs conséquences avec bienveillance et compassion .

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)


Les pas du vieil homme

 

 

                                      Sur un sentier, encore sec, un vieil homme s’avance. Son pas lent n’est pas, comme on pourrait le croire, dû à un âge certain, cet âge où se mêle fatigue et amertume, mais à l’avidité de son regard, à la curiosité de ses sens. Il n’est pas grand, mais trapu. La barbe naissante, de gris et de blanc sur visage rond, où l’on sent la douceur, l’élégance du temps accompli. Un bâton à la main, il observe, il scrute. On devine, l’étonnement aux sourcils levés ou l’interrogation à son front plissé. Chaque seconde invente une question, une réponse et il esquisse un sourire, heureux de l’avoir trouvée. Pour profiter, pleinement, du tableau qui l’entoure, au pied d’un chêne, il s’assoie, remonte son col, ferme son grand manteau, l’heure est, encore, à cette fraîcheur, à ce soupir lui murmurant…… chuuuut !

Il aspire le jour à pleines bouffées, puis vide ses poumons ,doucement, laissant y demeurer les saveurs du moment. Sa respiration devient plus lente, à l’unisson, des arbres, des taillis, du ciel et du vent. Désormais, il est en ce profond du profond de lui-même, en cette nature qu’il chérit à chaque promenade, le vieil homme est en Paix ! Un apaisement étonnant empli d’une discrétion attentive à cet environnement, calme comme un soupir, riche de mille et une sagesse.

Il quittera ces lieux, un peu plus tard, quand…….

Quand, la lumière disparaît doucement, quand le soleil s’absente de l’autre coté de la terre, quand une brise fraîche accueille la nuit, il arpente, encore , l’instant heureux de la seconde à venir. Puis, il écoute ! La forêt fait silence, comptant les pas, de ceux qui, en solitude, parcourent ses allées. Le vent murmure aux hautes branches, les couplets frileux, d’une chanson lointaine. Dans un buisson, où s’enroulent des ronces, s’ébat un oiseau cherchant le sommeil. La terre respire ! Une brume blanchâtre cherche entre les cimes, à atteindre le ciel et s’évapore, doucement ! En nuances de gris les ombres se dessinent, comme autant de pensées oubliées filant les rêves de la prochaine nuit. Les feuilles mortes tapissent le sol, le vent remonte cette couverture jusqu’aux pieds des arbres endormis.

A ce moment là, le vieil sait qu’il est temps de rentrer ! Il boutonne son manteau et de son pas lent qui n’est pas, comme on pourrait le croire, dû à un âge certain, il quitte l’instant et regagne son logis..

Je l’accompagne, parfois, en ses randonnées solitaires , perturbé, impatient de comprendre cette paix. Je fonds mon silence en celui des grands arbres comme pour mieux apprendre les pas du vieil homme !

 

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Adhérer à l’instant

 

 

Adhérer à l’instant

Adhérer à l’instant ! J’aime ces mots. Ils ont en leurs sens, comme un détour essentiel, une page blanche à noircir, l’audace d’une autre chose !

Combien de fois , je me suis surpris à reprendre mon souffle, où plutôt à le poser en une étreinte douce et y retrouver forces et humilité ! Il suffit de peu, vous en conviendrez, pour recouvrer calme et sérénité. Une inspiration, une expiration et cet entre deux de paix, presque embarrassé de nous déranger ! Les yeux clos, je goûte avec respect cet armistice, ce bien être, cette quiétude.

En nos sociétés, tout se bouscule , s’invective, se hurle et souvent se disloque. Un sourire devient une haine, un mot une colère, un regard une incompréhension. L’instant est , alors aride, attisé par un feu qu’il ne peut maîtriser. Nous affichons le paradoxe de notre quête du bonheur et de notre voyeurisme de la souffrance quand celle-ci ne nous concerne pas ! Nous rêvons à tant d’extravagances que l’adhésion à l’instant nous semble inaccessible !

Pourquoi ne pas contempler cette seconde humblement, sans lui trouver quelque chose de trop ou de trop peu, juste la regarder sans craintes, sans a priori, en toute bienveillance.Nous y trouverons, soyez en persuadé, un peu de joie. Cette joie simple, authentique qui nous débarrasse, en un sourire, de nos obsessions, de nos regrets, de nos peurs ! Chaque instant est un moment unique de retrouvailles, où la joie s’invite pour chasser tous nos désespérances ! Pourquoi se perdre dans des attentes infinies où l’on ne sait plus ce que l’on espère, ce que l’on craint ? Nos insatisfactions accroissent notre fragilité et notre impatience laisse passer cet instant, cet essentiel !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Observer.

 

Observer !

Chaque jour, il faut se convaincre de la nécessité de l’observation. Sans cela, la colère, la tristesse, la haine sont prévisibles.

Cette observation, de soi, de l’autre, de nos environnements doit être humble et permanente, sinon elle engendre l’arrogance, l’imbécile satisfaction en de fausses certitudes. S’affirmer n’est pas être certain, mais douter! …oui ! Douter !

Observer, c’est cette respiration de l’apaisement, ce temps utile du non-jugement, nous permettant d’apprécier, de différencier, de comprendre . Nous ressentons, très vite, l’amertume du non-réfléchi, désarmé que nous sommes face à nos erreurs, à notre inattention, à ce « vouloir dire » nous paraissant indispensable pour exister ! L’observation doit , d’abord, nous enseigner, dans le sens le plus profond, le plus pur du terme. Faire naître, en nous le sentiment noble de notre propre et véritable liberté. Elle est l’origine de notre bienveillance, de cette conscience nue qui modèle notre compassion !

Cela ne sous-entend pas une certaine passivité ! On ne peut se construire à coups de craintes et de préjugés, mais avec beaucoup d’attention bienveillante ! La sagesse de nos observations révélera nos forces et nos faiblesses, l’illusion de nos certitudes, il faut , alors, avoir la volonté de faire le choix de notre vraie nature et du bonheur pour tous les êtres !

Philippe De Frémontpré

( au delà de l’innocence)

Passion

 

 

Passion !

( réflexions)

Il est difficile d’y associer un seul mot ! Il y a tant de haine et de bienveillance, de soumission et de liberté, de vertus et de lâchetés, de force et de faiblesse, de rêves et de regrets ! La liste est longue d’attributs sans équilibre, de souffrances et de joie, nos passions nous font peur, nous envoûtent, nous terrifient, nous étreignent…..

Combien sommes nous à attendre ce combustible, un mot, un regard, un texto, une caresse, un baiser qui dessinera nos rêves, consumera notre cœur ? Combien sommes nous à attendre ces armes pour répandre la souffrance, la douleur, le désespoir ? Oui ! La passion a ces visages de haine et d’amour s’offrant aux bons vouloir de nos espérances, de nos insatisfactions !

La raison cède à l’excès, ignorance convenue des souffrances à venir, on se sent plus fort que soi pour affronter ce déséquilibre !

On les ressent ces blessures prochaines, on les souhaite oui ! , comme autant de victoires, pour un instant furtif où un bonheur intense enflamme tout notre être !

La prudence ne devrait elle pas céder la pas à la fascination ? Bien souvent s’est de cela qu’il s’agit !

Mais , on ne peut réduire à néant, ce désordre qui nous transperce, ces violents assauts du cœur qui nous font aimer, aimer et aimer encore ! Au risque d’en baver, il y a plus que soi même : S’abandonner à l’autre, à cause de l’autre, bref ! être Humain !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

Les lectures ne suffisent pas !

 

 

 

Les lectures ne suffisent pas !

Les lectures ne suffisent pas ! j’appréhende ces mots avec humilité et respect pour toutes celles , tous ceux qui prennent le temps en leurs esprits, de dessiner , d’additionner consonnes et voyelles pour quelque part être utile !

Quand l’affection des mots devient agitation, attachement,brasier, ambition, leurs sens s’étiolent, leurs couleurs se ternissent, leurs libertés s’envolent. La soumission s’installe, le désastre n’est pas loin !

Nos lectures sont, autant d’outils dont nous devons mesurer l’utilité. Sans observations, sans réflexions, sans ce doute nécessaire un texte aussi bien écrit soit il, est vide sans réalité profonde. Chacune, chacun trouvera un relief différent aux mots réunis et c’est une bonne chose. Pourtant, pour que cela ne soit pas juste la réponse à un besoin intellectuel, il nous faut impérativement y adjoindre cette compréhension juste, nous préparant avec impartialité et humilité à l’acte juste.

Aller au delà des mots, au delà de leurs pleins , de leurs déliés est certainement cette attention juste que nous nous devons pour l’autre et à cause de l’autre !

La rencontre avec les mots est une énigme ! Une énigme merveilleuse qui doit nous aider à poser le pied , sans trébucher , sur le chemin de la vie !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Jour de pluie

 

 

Jour de pluie

Soudain, l’envie d’écrire, sans me poser de question. Une musique douce, un thé…..Voilà un décor planté sans hâte simplement ! Oui, cette envie de poser ici une lucarne, là une fenêtre, ici encore une porte comme autant de regards sur la vie, ses couleurs , ses senteurs, ses saveurs….juste la vie , en cet instant !

Ma fenêtre donne sur un parc, ou les grands arbres sont bousculés par le vent du Nord glacé et violent.Pourtant, ils ondulent comme autant de signes de la main…bonjour à vous le chêne….bonjour à vous le bouleau, le hêtre, le saule….Quelques feuilles résistent avec bravoure au bout de branches squelettiques.Le tapis de feuilles mortes gorgées d’eau n’a plus la force de s’envoler. Une gouttière déborde , arrosant les passants . Le silence , lui-même, s’est mis à l’abri . La nuit paresse, prenant son temps pour passer de l’autre coté de la terre.Les nuages s’accumulent grisonnant tel un fusain en nuances de gris où parfois quelques larmes s’échappent .Les cieux s’excuseraient ils d’être en ce jour si tristes ? Dans la rue, sur le pavé où quelques flasques s’organisent pour grandir,une course de parapluies se met en place A chacun sa couleur, à chacun sa façon de le porter , haut ou bas, de coté ou face au vent, mais avancer, avancer toujours, l’école n’est pas loin et temps presse ! Quelques intrépides gamins , de bottes chaussés, tel Gulliver, enjambent les petites marres comme autant d’océans menant à l’aventure !

C’est un jour d’hiver, un jour de pluie ordinaire , mais comme il est beau ! Humble en sa tristesse, vrai en sa grisaille, il m’apparaît infini en l’instant, je le respire doucement , doucement ! C’est drôle, je me dis, brusquement, qu’a vouloir , avec une certaine obsession le désir du chaud , du soleil, du confort , on en oublie la liberté et la beauté d’un jour de pluie

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Si j’attends … !

 

 

Si j’attends … !

Je vois , tant de vies gâchées à ne comprendre le verbe aimer ! Ici ou là, s’amoncéle les souffrances sur les pas d’une apparence cruelle ! Se donner pour un plaisir jusqu’à en baver sans désir ! Et l’on boit le mépris à satiété, se saoulant de nos indifférences, de nos errances !

Je vois, tant d’existences nourrir l’éphémère sans apprendre la terre, sans embrasser la mère ! Osant le masque à perpétuité, ces perles en pluie, enfermées dans leurs ressemblances, grimant leurs vérités dans l’espoir d’exister !

Je vois, tant de haine infliger à soi-même, discriminant un regard, l’absence d’un mot…………et cet autre …..porteur de tant de prétextes, de trahisons et d’infamies !

Je vois, tant de mots se tromper de cible, tant d’amour passer son chemin que l’espoir s’évapore, le bonheur s’éparpille. On irrigue son cœur avec d’étranges venins, se goinfrant d’égoïsme et de victoires solitaires !

Je vois , tant de larmes sans réponses, tant de douleurs comme autant de verdicts. Ces grandes certitudes sans autres émotions que la jalousie et le mensonge. Nous avons nos justices comme autant de miroirs, ne reflétant que nos amertumes, nos regrets et nos actes perdus !

Comme dis le penseur : «  Si j’attends de régler mes comptes avec la vie, jamais je ne serai heureux !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’existence )

Langage

 

Langage.

Avons-nous l’attention juste pour notre langage, ce ton, ces sons qui dévoilent nos pensées ?

Les mots s’additionnent, trop souvent, dans leurs virulences, pour cacher nos peurs par agressivité d’un ton irrespectueux. Nos peurs sont toutes ces émotions haine, jalousie,vanité, égoïsme, mensonges…..qui ,eux, parlent toujours forts,persuadés que nous sommes que le niveau sonore est gage d’affirmation de soi , et espérant , par la même être plus heureux !

Elias a ces mots :  » Plus tu parles fort, moins tu écoutes ! Plus le vent souffle fort, plus les craintes s’amoncellent. La brise chuchote, calme, apaise ! Ayons l’humilité de la brise, pour que nous puissions nous attarder un moment, sur l’instant juste, le ton juste, la compréhension juste !  »

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Simplicité

 

Simplicité .

Simplicité ! On se heurte, souvent, à ce mot sans trop savoir comment l’appréhender, le comprendre, le mettre en actes ! Nos environnements déforment, transforment au gré des modes et des humeurs le sens propres des mots. Les mots ont un sens et je dirai un sens premier, offrant tant de richesses, de parfums d’horizons qu’il est inutile de le galvauder , de ternir par quelques artifices nocifs, l’esprit pur …….simple !

Au détour d’un échange, sur le chemin de l’écoute, la simplicité prend toute sa raison d’être, au delà de la compréhension juste de l’instant, cheminer avec soi devient ce savoir être humble et bienveillant ! Comment ne pas vouloir être là, juste là, se compliquer la vie et «  faire le beau » ?

Combien de fois, oubliant d’Être simple, je suis devenu sourd et aveugle ! Le paraître, l’éphémère, la haine nous entraîne vers la complexité de nos pensées, de nos actes, là ou tout devient sombre, où tout s’éloigne de nous, de notre vraie nature ! On plante sa tente en souffrance, ne pensant qu’à fuir nos peurs par n’importe quel moyen !

Osons la connaissance de soi, par la simplicité d’être soi !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

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