Nos tourments.

Nos tourments.

Que pèse les tourments du jour ? Se poser cette question , presque chaque matin, comme un crainte qui rythmera nos secondes, nos minutes !

Apprendre l’apaisement, apprendre la liberté ! N’est il pas plus utile de multiplier les joies pour se détacher de toutes ces addictions que nous n’osons pas avouer !

Au cours d’une de mes lectures, ces phrases m’ont interpellé « : Notre intelligence nous présente , sans cesse, l’image des périls innombrables qui nous menacent et l’anxiété devient la dominante de notre humeur ! » ( Arthur Schopenhauer ) Terrible constat n’est ce pas !? Plus terrible en encore car fait au milieu du dix neuvième siècle et tellement, tellement d’actualité ! Il semblerai que nous soyons dans l’incapacité d’envisager la joie «  comme dominante de notre humeur » ! Bien sur, nous construisons de bonheurs éphémères, des plaisirs temporaires, nous arrivons même à les partager, mais inexorablement nous revenons à cette anxiété. Certes, les circonstances sociales, l’environnement nous plongent dans une amertume, une colère que nous justifions , trop souvent, par le défaut de l’autre. Voltaire rejoint Schopenhauer quand il écrit « : La vie nous mène et se moque de nous ! ». Cette moquerie est un fait quand nous réduisons l’Amour universelle à un rêve utopique, quand l’attachement à notre individualité l’emporte sur tout, quand au détriment de la compassion pure nous préférons l’apprentissage de la haine !

La Vie ne nous demande pas de haïr, mais d’Être au milieu de la fournaise, un havre de paix, de sérénité, de joie pour l’autre et à cause de l’autre. C’est, peut -être ,en allant au delà de notre vraie nature , en un détachement total de nos égoïsmes et de nos peurs , que la joie pure sera ce noble bonheur partagé.

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Cette merveilleuse chance .

Cette chance merveilleuse

Nous sommes , dans un temps, où il est difficile de poser nos mots, de les proposer simplement à l’observation, à la réflexion, à l’écoute . Ces deux derniers mots sont si essentiels ! Ils ont en eux, ce qui ouvre l’esprit, ce qui fait battre le cœur , ce qui conduit à la Paix intérieure et extérieur , ce qui fait de l’autre et j’ose dire de soi même de merveilleux compagnons de route !

Prompt à occulter ce qui ne nous plait pas, ce qui ne nous intéresse pas, ce qui ne nous profite pas, nous envisageons la réflexion comme une perte de temps et l’écoute comme une faiblesse. Pire que cela, nombre d’adeptes des réflexions simplistes décernent à celles-ci la médaille de la certitude et l’oscar de la vérité . L’écoute, en ce cas , ne tient pas plus que deux mots ou plutôt deux sons, tant il semble inutile d’aller au delà.

Chaque jour, je suis attristé de lire, d’entendre tant de mots, tant de paroles qui n’ont en réflexion que la haine, la jalousie, l’égoïsme. L’autre, la nature, notre environnement sont devenus des prétextes. Prétextes à haïr, prétexte à violenter, prétexte à détruire, non pas seulement les biens communs, mais cette belle et noble idée que chacun est respectable parce qu’humain ! Je n’ai pas la naïveté de croire «  que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » mais je n’ai pas non plus cette certitude que celui-ci est coupable parce qu’il blanc ,bleu, rose, vert ou rouge ! Si nous prenons le temps d’observer, nous avons l’autre en ligne de mire, cela résous tant de problèmes , n’est ce pas ?! Nous fabriquons des coupables, alors que nous le sommes nous mèmes ! Nous ruminons nos colères au lieu de leurs opposer des remèdes . Nous marchons sur la tète en hurlant que nous avons mal aux pieds !

Nous avons cette chance merveilleuse de pouvoir observer et réfléchir, mais surtout, de nous parler dans nos foyers, dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes .Osons cela humblement, avec volonté et attention, pour qu’en chacune, en chacun la Paix se construise , car sans cela il n’existe aucune liberté !

En mon jardin

En mon jardin .

Il est en mon jardin, un hérisson. Il ne bouge pas, ne mange pas, ne frissonne même pas et pour cause, il est en nuances de bois. Le vent, le soleil, la pluie et autres intempéries l’ont un peu abîmé, pourtant il est là ! Il est ma première image au réveil. Au delà de la fenêtre, mon regard le cherche entre herbes hautes et fougères. Une fois trouvé, me voilà comme rassuré, c’est un peu bête n’est ce pas !?

Il est en mon jardin, un couple de corbeaux sur une tige de fer, perchés ! Ils ne s’envolent pas, il ne mangent pas, ne frissonnent même pas et pour cause ils sont en nuances noires de tôles soudées. Chapeaux sur la tête, portant lunettes, ils jouent en l’équilibre avec la brise, le vent ou la tempête. Au de là de la fenêtre, je les accompagnent dans leurs danses folles tournants, tournants encore ,c’est un peu bête n’est ce pas !?

Il est en mon jardin, sur l’étagère où poussent ciboulette , persil, coriandre et aux autres herbes, un hibou. Il ne hulule pas, ne tourne pas la tête en rond, ne frissonne même pas et pour cause , il est en nuances porcelaine, les plumes peintes et le ventre bedonnant ! Il a perdu un œil de verre , reste l’autre et un trou béant, je lui ai mis un bandeau tel un pirate ,c’est un peu bête n’est ce pas !?

Approchez -vous, plus prés ! Chuuuut !!!!!! il est aussi en mon jardin, un héron, deux canards, un écureuil, une girafe, un girafon, une tortue, un lapin , une biche , tous en nuances de bois où de métal ……………mais je soupçonne ce petit monde immobile le jour, de faire la fête la nuit venue ! Chuuut ! Dés ce soir, je vais m’en assurer !

Philippe De Frémontpré

( Histoires rigolotes )

Auriez vous de l’encre ?

Auriez-vous de l’encre !

 

Me promenant, comme très souvent le matin dés que le jour se lève, je pris ce chemin maintes fois arpenté. La terre est sèche, le sentier est fait de ces petits gravillons roulés par les pas des hommes, si agaçant quand on traîne les pieds ( rires). Sur les cotés poussent , en un désordre frénétique, arbres, arbustes, fleurs et ce que l’on appelle communément « mauvaises herbes » .J’aime ces allées sauvages où la nature prend ses aises, pour parfois offrir de magnifiques spectacles. Par endroit, les branches forment une voûte ,le vent, la pluie, le soleil jouent , alors selon les saisons , apportant fraîcheur et ombre comme une intimité particulière où les pas font silence pour que les pensées s’apprivoisent lentement, humblement. Quand l’arcade s’arrête, je retrouve au prés, quelques chevaux comme des amis de longue date. Ils s’approchent sans crainte, je plonge ma main dans ma poche, ils suivent mon geste….en effet, je ne pars jamais , sans emporter une carotte , quelques morceaux de pommes ou de sucrerie. Face à face étrange, le silence semble traduire nos pensées, je souris, ils soufflent puis s’éloignent doucement. Je reprends ma marche, peut être, plus joyeux de ce moment serein, mais bientôt, après ce virage sur la gauche, la piste finie pour devenir une allée « entretenue » ! les bas cotés ont été fauchés, hum ! l’odeur de l’herbe fraîchement coupée quand la rosée ajoute sa note !!!!! puis quelques bancs installés au hasard, là , à la croisée de chemins, ici , à l’ombre d’un saule. Ce ne sont qu’un plan de pierre polie pour assise auquel on a ajouté un dosseret et accoudoirs de bois.

C’est sous le saule, que je vis ce Monsieur. Assis, il griffonnait sur un carnet de Moleskine, comme ceux que j’utilise. Je le saluais d’un bonjour qui se voulait discret pour ne pas interrompre son addition de mots. Il leva la tête, me regarda et dit :

– auriez vous de l’encre ? Je suis en panne d’encre, mon stylo ne veut rien savoir et j’ai tant de mots à écrire !

Je fus surpris par la question , mais surtout par ce ton désespéré, faisant de ma réponse à venir une délivrance ou une sentence !

– Vous me voyais navré, Monsieur, je n’ai que ce crayon de bois et mon carnet ! Mais , je peux retourner chez moi, prendre la bouteille d’encre de dessus mon bureau et vous la ramener !

– auriez vous de l’encre ? Les mots s’effacent dans ma tête ! Dit il à nouveau.

En regardant son carnet de plus prés, je vis toutes ces pages blanches et cette question revenant sans cesse : – auriez vous de l’encre ?

Soudain d’un pas pressé, une Dame apparue de je ne sais où Elle me sourit et s’adressant au Monsieur lui dit :

– Viens, Jean ,on rentre à la maison .

L’homme se leva, me demanda une fois encore de l’encre, mis son carnet dans sa poche et au bras de la Dame s’éloigna

Je pris sa place sur le banc et avec mon crayon de bois écrivis ces quelques mots ! Depuis, je ne pars , jamais sans une carotte , quelques morceaux de pommes ou de sucrerie et un petit flacon d’encre noir !

 

Philippe De Frémontpré

Les mots

Il était une fois …..oh, il y a bien longtemps, peu importe le lieu, peu importe les auteurs…. il était une fois… les mots !

Ils s’inventèrent, exprimant l’émotion, le besoin, la faim, la soif, l’esquisse d’une pensée, la tendresse, l’amour, en de forts beaux chapitres des possibles.

Certains s’attachèrent à en faire un lien, un fil invisible qui lie l’humain à l’autre , l’humain à la nature et au monde. Ils additionnèrent les mots pour ne plus crier.Entre plein et délié, ils offrent en richesse cette plume tendue pour apprendre et être utile, être soi en quelque sorte aux travers de l’autre au travers des mots ! c’est peut être , ainsi qu’ils embellirent l’ace juste ? !

C’est en oubliant l’autre que d’autres en firent de bien drôle de choses qui manipulent, exigent , vocifèrent et hurlent. En paragraphes alignés, tels des régiments, ils dessinent leurs certitudes, emprisonnant en leurs «  vérités », la liberté de l ‘esprit, le doute , le partage, la bienveillance, l’humilité. Quand les mots ne se dessinent plus avec l’audace de celui qui observe et apprend, quand les mots n’osent plus se proposer à la réflexion, à la compréhension, ils deviennent inaudibles comme le fracas d’une terre qui se déchire, ils deviennent illisibles comme un ciel sans étoiles !

Alors….. reste la haine et un peu de poussière !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

L’acte

 

 

Ici où là, l’acte nous apparait comme un aboutissement . Certes, cela est ,en sa forme, une cheminement logique où chaque apprenti ,que nous sommes, doit se retrouver . Mais l’acte ne peut être une finalité en un geste uniquement.

L’acte est observation ! Il est en l’observation, cette offrande à la patience. L’acte est réflexion, il est en la réflexion, cette vigilance à l’impartialité. L’acte est apprentissage, Il est en l’apprentissage, l’humilité de celui qui sème. L’acte est compréhension, Il est en la compréhension que la vie ne récolte rien, hors l’attention à tous les actes, à tous leurs effets !

C’est alors que l’acte physique se permet d’être juste en l’instant et en conscience !

Que le bonheur vous guide !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

« Apprendre à effleurer la Paix »

« Apprendre à effleurer la Paix »

C’est sur ce chemin, en nommant ce qui est, que le ciel s’ouvre, que l’esprit accepte ce qu’il est ,ni plus ,ni moins.

Il y a, également, en ces mots additionnés, l’espace où l’on ressent le pouvoir de l’interrogation juste , ce questionnement bienveillant qui ose l’attention à l’autre, au travers de notre vigilance à Être, ni plus , ni moins ! Apprentissage âpre et difficile,où la sérénité s’impose à l’esprit, où la clarté guide nos pensées, où s’exprime notre vraie nature .

Un proverbe japonais nous enseigne ceci : « Si tu es pressé, fais un détour. » Ce détour, cette nécessité d’apprendre le temps pour effleurer la Paix, n’est ce pas extraire l’humilité, la bienveillance, la joie ni plus, ni moins ?

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Les mots

Il était une fois …..oh, il y a bien longtemps, peu importe le lieu, peu importe les auteurs…. il était une fois… les mots !

Ils s’inventèrent, exprimant l’émotion, le besoin, la faim, la soif, l’esquisse d’une pensée, la tendresse, l’amour, en de forts beaux chapitres des possibles.

Certains s’attachèrent à en faire un lien, un fil invisible qui lie l’humain à l’autre , l’humain à la nature et au monde. Ils additionnèrent les mots pour ne plus crier.Entre plein et délié, ils offrirent en richesse cette plume tendue pour apprendre et être utile, être soi en quelque sorte aux travers de l’autre au travers des mots ! c’est peut être , ainsi qu’ils embellirent l’ace juste ? !

C’est en oubliant l’autre que d’autres en firent de bien drôle de choses qui manipulent, exigent , vocifèrent et hurlent. En paragraphes alignés, tels des régiments, ils dessinent leurs certitudes, emprisonnant en leurs «  vérités », la liberté de l ‘esprit, le doute , le partage, la bienveillance, l’humilité. Quand les mots ne se dessinent plus avec l’audace de celui qui observe et apprend, quand les mots n’osent plus se proposer à la réflexion, à la compréhension, ils deviennent inaudibles comme le fracas d’une terre qui se déchire, ils deviennent illisibles comme un ciel sans étoiles !

Alors….. reste la haine et un peu de poussière !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Sans-pourquoi.

Sans-pourquoi.

« Bienheureux celui qui ose le pas et adhère sans conditions à la bande des  » sans-pourquoi » là  où on ne regarde plus le nombril ,là  où on calcule plus ,là où on se donne tout entier et où  l’on aime sans mesure . » Alexandre JOLLIEN


Il n’y a pas ,dans ces mots, de non-action, de non- réflexions où d’absence de doute, c’est tout le contraire .Elle résume  à elle seule, l’essentiel de cet apprentissage qui nous paraît difficile, inquiétant, inaccessible. Nos préoccupations sont , tellement , autres !

Oh , malheureusement, là soif de plaire,  d’amasser ce qui nous est confortable  spirituellement,matériellement, nous emprisonne  dans des raisonnements, des actes n’étant pas  autre chose qu’une forme d’aliénation aveugle à notre sacro-saint ego. Il y a, même, dans nos révoltes, aussi légitimes soient elles, ce grain de haine qui calcule, prend avec cet amour sélectif qui se justifie plus qu’il ne résout. Se libérer, c’est aller au delà de cela !

Les premiers mots d’Alexandre «  ose et sans conditions » sont d’un courage, d’une volonté admirable ! Oser : quoique de plus courageux que de prendre un chemin inconnu mais que l’on sait juste . Sans conditions : Quoi de plus volontaire, en terme de sagesse impartiale, que d’avancer sans conditions , d’Être ni plus, ni moins !! Pour le reste ….là où…la justesse des mots est le plus fort, le plus beau des enseignements.

Mais soyez assurés que ces «  sans-pourquoi » ne sont pas sans questionnements, sans doutes , sans observations,sans réflexions , sans actes oh non ! Ils ne sont pas , des adorateurs du nombril, des pros en math ou des Don Juan de série B, mais des femmes , des hommes qui osent, humblement , leurs vraies natures, ni plus , ni moins !

Comme le dit, mieux que moi Alexandre, « nous avons là ,l’occasion de se déprendre de tout et d’oser voir ce qui se passe » qu’il me permette d’ajouter : pour aller en l’acte juste vers l’autre et pour l’autre !

« Apprendre à effleurer la Paix »

« Apprendre à effleurer la Paix »

C’est sur ce chemin, en nommant ce qui est, que le ciel s’ouvre, que l’esprit accepte ce qu’il est ,ni plus ,ni moins.

Il y a, également, en ces mots additionnés, l’espace où l’on ressent le pouvoir de l’interrogation juste , ce questionnement bienveillant qui ose l’attention à l’autre, au travers de notre vigilance à Être, ni plus , ni moins ! Apprentissage âpre et difficile,où la sérénité s’impose à l’esprit, où la clarté guide nos pensées, où s’exprime notre vraie nature .

Un proverbe japonais nous enseigne ceci : « Si tu es pressé, fais un détour. » Ce détour, cette nécessité d’apprendre le temps pour effleurer la Paix, n’est ce pas extraire l’humilité, la bienveillance, la joie ni plus, ni moins ?

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

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