Mes amis…

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Elias me confia cette réflexion : «  Vos mots vont trop vite, vous ne les entendez pas ! Beaucoup se répande en émotions, pour se sentir vivant, pour se voir au premier rang ! L’indignation devient un plat vite préparé et mangé sur le pouce ! L’humanité mendie son apparence et se dilue en d’étranges vertus ! Vous cultivez vos peurs en des champs de souffrances, implorant le bonheur qui ne viendra pas ! L’humain est, ainsi fait, s’apitoyant plus qu’il n’agit ! On attend de l’autre qu’il ralentisse sa phrase, mais on tourne la tête à la première syllabe !

Oh, mes amis, ayez le courage d’oser ! Oser, l’écoute, oser, apprendre ! Oser, ce chemin vous menant à vous-même ! Oser, un sourire, un partage avec cet autre, n’étant que notre propre reflet ! Oser, la compassion véritable nait en votre paix intime, intime car profonde et juste !

Oser, comprendre chaque lettre pour ce quelle est, chaque paragraphe pour ce qu’il dit ! Qu’il n’y a pas «  les hommes » mais l’homme ! Comprendre que la haine est de l’inhumain et non de l’humain ! oser l’équilibre en vous, le juste équilibre en tout !

Lecture !

 

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A la lecture de quelques pages griffonnées ……

 

Ce ne sont que des mots ! Une certaine étrangeté dans leurs sonorités, quelques arabesques légères, un chapelet de consonnes, de voyelles en une trame simple. L’alignement est saisissant, dessiné en lignes, en paragraphes, en chapitres comme autant de régiments en ordres de bataille. Il y a dans cette apparence, l’atout de l’imprévu, du surprenant, du magique ! Un monde peint de  songes, d’espoirs, de fantasmes, de joies et de souffrances, comme un besoin d’autre chose! Un ailleurs, le temps d’une lecture, où une douce folie s’adresse à nous, et chuchote : «  Ose ! Ose,  être est cette addition !»

Ces premières lignes,  un décor banal, de sons, déjà entendues. . Peu importe ! Soudain, un ton, une résonnance et l’on ferme, la porte derrière soi, doucement sans bruits ! On respire plus vite, mais sans hâte et l’on part ! S’appropriant les mots d’un autre, ils se font, parfois, souffrances, aux risques de s’y noyer. Addition d’imaginaires infinis, de craintes enfouies, de convictions anéanties, d’aspirations en devenir, de bienveillance universelle. Toutes ces émotions, que l’on voudrait furtives, mais………………. (À vous la suite !!!)

Un pas !

Mon ami Elias me dit souvent :

 » Apprend à poser ton pied sur le chemin avec discipline et vigilance cela t’empêchera tout simplement de trébucher ! »

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Mon Ami !

Saule

Il est en mon jardin, un ami, toujours présent sans que je ne le sollicite.

J’apprivoise le temps pour qu’il m’accompagne et s’arrête un instant en sa compagnie ! Quand le ciel ne gronde pas, quand la pluie n’entame pas un concerto, je le rejoins ! Il ne s’étonne pas, il m’attend !

Il m’attend, toujours à la même place, mais je sais qu’il y a  des «  ailleurs » ou il y serait aussi .Pourtant, c’est celle que je préfère. Oh ! Une vieille habitude ou un rendez-vous discret, un besoin certain de retrouvailles. J’avoue une certaine addiction, mais celle de l’apprenti pour son outil, celle de l’horizon pour le bleu.

C’est au pied du grand saule que nous nous retrouvons. Cet arbre magnifique, fragile en ses branches cassantes comme du verre, mais au tronc puissant aux racines profondes. Je me suis interrogé, bien des fois, sur  ces  branches tombantes en une arabesque parfaite, comme une alcôve pudique nous séparant du monde.

Assis à même le sol, je l’invite, humblement, en compagnon, en amant, en frère ! Il est tout cela, et bien plus encore, osant l’imparfait pour vous rendre meilleur, inspirant la souffrance pour expirer la joie.

Il ne dit mot, mais vous enseigne tant !

Excusez-moi, il me faut le retrouver, mon ami  Le Silence !

 

Bonheur/plaisir ?????

Bonjour à tous !

 A bien observer, à bien y réfléchir, un bon nombre de nos « chères » souffrances sont, probablement,  dues à cette étrange confusion : bonheur / plaisir ?!!!!! 

L’avez-vous remarqué ?

Nous avons, toutes et tous, cet espoir d’apporter le bonheur autour de nous, à nos proches, à cet inconnu ! Il y a, là, un  chemin, certes difficile, mais pouvant nous rendre meilleur et un peu plus heureux ! Mais prenons garde ! Un malveillant nous épie, nous taquine, nous espionne, nous proposant, tel un colporteur, des plaisirs, autant colorés qu’éphémères !

Vous me direz : «  y a pas de mal à se faire du bien ! » Le croyez-vous vraiment ?

Elias me dit un jour où je lui montrais mon nouveau téléphone portable :

– «  Si tu dessines le ciel, dessine aussi la pluie ! Elle viendra tôt ou tard ! »

Perturbé par ces mots, silencieusement, j’entamai une réflexion avec l’espoir de comprendre le pourquoi du comment ! Me regardant, il se mit à rire !

– L’être humain est toujours prompt à partager le plaisir qu’il ressent, qu’il offre, mais dès qu’il y réfléchit vraiment, il prend conscience de l’éphémère et peut être, du mal qu’il a fait !le plaisir a cette facette que n’ose regarder, tant la satisfaction immédiate et temporaire nous masque la  vue !  C’est cela, Philippe, quand on dessine le ciel et que l’on n’oublie la pluie, elle se rappelle à nous et parfois avec violence !

Soyons vigilants ! Que le bonheur vous guide !

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Etre utile

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«  Être utile ! » En lisant, cela, je m’interroge !

Il y a, dans cette notion d’utilité, tant de doutes, d’idéaux éphémères, de partages non aboutis, que bien souvent, l’on met ces deux mots dans un cadre, comme pour flatter notre égo.

Et pourtant, à bien y regarder, il y a, au fil de ces lettres, cet espoir magique, de se construire soi-même, sans crainte, sans haine, en posant une à une les briques de la générosité, de la bienveillance, du bon sens !

Cela parait si évident à l’écriture et il est important que ça n’en reste pas là ! L’acte, les actes ont cette vertu du «  devenir meilleur » pour l’autre et à cause de l’autre ! C’est prendre ce chemin où le «  souci de l’autre » embellit le «  souci de soi », le transcende pour en dessiner notre vraie et humble nature.

C’est avec discipline et sagesse, observation et réflexion que nos actes auront un sens, dépasseront le concept du bonheur pour en faire un horizon riche d’humanité !

 

Drapeaux …….

Flag Bunting, TIbet

 

Depuis hier, flotte en mon jardin des drapeaux de prières. Comme j’envie ces mots chevauchant le vent, parcourant le monde pour offrir compassion et bienveillance! Ils se sont installés dans mon paysage comme une évidence, une nécessité. Très vite, au travers leurs couleurs, jaillit leur belle et noble qualité : La patience !

Ils sont patients ! Ils attendent un souffle, une brise , une bourrasque, s’éparpillant sans bruits au delà du ciel , entre deux nuages, sous quelques gouttes de pluie.

Ils sont patients ! Ils renouvellent , d’instant en instant, avec une volonté farouche, ce besoin d’aller plus loin, plus fort !

Ils sont patients ! Affrontant intempéries et tempêtes pour charmer le soleil, la nature et le temps !

Quelques passants, à la grille, s’arrêtent, s’interrogent ! Un «  pourquoi », un «  c’est joli », il est des victoires ,auxquelles quelques mots suffisent ..  et le vent joueur les en remercie !

La patience a cette vertu, d’oser l’observation, la réflexion et l’humilité ! Soudain, notre chemin devient plus aisé et l’horizon se colorie de bonheur !

C’est, ainsi, que je les vois, ondulant sous le vent, soucieux de nous ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit, avec la patience de celui qui apprend !

Faite cette expérience d’un regard apaisé et au delà de leurs danses improvisées d’autres sons, d’autres couleurs, d’autres sourires auront la patience de vous combler !

L’homme sale

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Elias, me rapporta cette anecdote vécue.

Dans mon village, il y avait un homme prénommé Arthur, dont la rencontre avec un savon devait remonter à……. OH! plus loin que cela encore !!

ils se murmurait au marché, qu’Arthur en avait oublié , même, la pratique et l’utilité . Pourtant, il semblait heureux, sans haine. Bien sur, voisins et villageois changeaient de chemins ou défournaient le regard à son arrivée. Bien plus que l’odeur assez particulière, beaucoup avait peur de la maladie, de cette folie qui pourrait les atteindre . Une certaine quarantaine s’installa dans le bourg, chacun évitant, par milles ruses d’aborder , d’apercevoir, même, le «  l’homme sale ! »

Les saisons passèrent sans que cela ne change . Arthur en devint amer, se repliant dans sa grande bâtisse, comme dans un château fort ! Il entendait les rires, les commérages rieurs , les moqueries , il ne comprenait pas tout cela, qu’avait il fait pour mériter un tel mépris ?

Le jour du marché, on vit au centre du bourg, Elias les bras chargé de victuailles et de bons vins !

Chacun y allait de son étonnement ! Il n’était pas dans les habitudes d’Elias de faire ripaille ! Que fut leur surprise, quand ils le virent se diriger vers la maison d’Arthur …………

Elias me dit, qu’ils passèrent une excellente soirée, pleine de rires et de gaîté ! Cela devint , un rituel où chaque semaine, les deux compères festoyaient devant un village médusé !

Arthur mourut un matin de septembre sans avoir croiser la moindre savonnette, mais avec dans la tête le sourire d’un ami !

C’est à chacun de conclure cette histoire, en frottant un peu plus, pour que notre bienveillance apparaisse sans a priori !

Que le bonheur vous guide !

Simple !

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Au contraire, leur simplicité ( que je laisse volontairement au singulier) les rend humains, bienveillants et vrais !

Un passant inconnu vous dit : « le ciel est bleu ! Puis, s’évanouit dans la foule.

Avec étonnement, vous levez la tète et , effectivement, le ciel est bleu !

Vous souriez, devant cette vérité et une bouffée de joie vous envahit ! Vous avez, alors, une véritable gratitude envers cette ombre , déjà, si loin ! Pour la journée, peut-être, votre regarde, votre sourire seront différent…….bleu comme le ciel !

Il y a là, la simplicité d’un geste juste, réfléchi, pour n’être qu’un millième de millième de seconde de bonheur , mais se multipliant au travers des uns et des autres ! Il y a là, le reflet d’une bienveillance pure , elle est la Réponse !

La simplicité ne résulte pas d’une définition d’école ou grammaticale ! Elle est ce souffle, que certains trouvent naïfs, d’autres étrange, elle est ce souffle nourrissant notre vraie nature !

Que le bonheur vous guide !

Apprentis !

12313725_859292434183425_8217803446094327005_nNous sommes tous des apprentis, il est de cela une des premières acceptations que nous devons avoir envers nous mêmes ! Cela ne nous rabaisse pas, non ! Cela nous grandit !

Cela nous grandit, dans la mesure, où les premiers pas sur notre chemin soient humbles et sincères. Ces deux mots, humilité, sincérité sont les plus beaux, les plus forts , de notre langue. Oh ! certains diront :  » humilité c’est une sorte de pitié d’asservissement », ils se trompent ! L’humilité ne peut être et doit être que cette vertu d’observer, de réfléchir, d’apprendre la vraie natures des êtres en toute impartialité et pour cela, la sincérité est notre bâton de marche. Elle est, cet équilibre , qui nous ouvre les yeux et nous empêche de tomber !

Elias a cette phrase : L’humble peut marcher sur un fil au dessus du vide, sans crainte, car à chaque pas il apprend à poser le suivant !

Que le bonheur vous guide

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