Emotions suspendues !

Une étrange peur s’installe.
Voir naître demain !
La nuit descend, sournoise, rieuse.
J’implore la clarté, fille du soleil,
« Reste mon amie, encore un peu !
Juste un moment !. »


Le jour se fait pale et paresseux,
Oubliant les saveurs des heures ardentes,
Passé à savourer, cette lumière bénie.
Les dernières lueurs se perdent,
Affolées, par les Dieux de cet obscur puits.


Je cache mes rêves dessous mon oreiller,
Frêle forteresse d’une nuit agitée.
Les heures passent, inexorables collaboratrices !
D’un silence hurlant, sa détresse mourante.

Détruire une minute, une seconde,
Meurtrie d’un mot lancé en erreur soumise
Fanfaronnade imbécile,
Inutiles bravades !
Je pleure, demain !
Ses émotions suspendues.


A retenir le jour, pour ne pas qu’il s’efface
Mes forces m’abandonnent.
Les ténèbres s’avancent,
En plaines hantées , désertiques,
Complices perfides d’un autre désespoir.
La sourde obscurité s’abat comme un couperet.
Condamnant ma mémoire,
Cette garce indécente et infidèle,
Aux blessures des mots,
Aux offenses du temps ,
D’un mortel et éternel exil !


Une étrange peur s’installe.
Voir naître demain !

Vincent

Les poches percées.


J’ai perdu mon âme,
Au coin d’une rime
Me voilà en déprime
Mon cœur « crame ! . »
Ce n’était qu’un petit mot,
Il faisait, pourtant si beau !

J’ai perdu, un ptit espoir
Il a glissé sur le trottoir
Rouler dans le caniveau,
Et s’est noyé dans l’eau.
Le monde est ainsi fait,
Personne ne lui a appris à nager.

J’ai perdu un songe,
Muselé par un mensonge,
Il a préféré s’évaporer !
Certaines réalités,
Ne peuvent se rêver
Qu’a deux, en complicité.

J’ai perdu, un bout de vérité,
Oubliant la simple innocence,
Priant chaque jour,
Les « saintes apparences . »
Reniant, sans détour,
Toutes formes d’humilité.

J’ai perdu , tout cela !
Et bien plus encore.
Je les regarde, là-bas,
M’abandonner à mon sort.
Ils ne m’ont pas dit au revoir,
Dans leur chanson à boire,
Mais m’ont tourné le dos,
Comme on ferme un rideau !
Et s’en sont aller, sans bruit,
Dans le froid, sous la pluie.
Chercher un autre bras,
Un autre poing serré !
Déjà, je n’entends plus leurs pas.
On s’invente, alors des regrets,
Pour ne plus se regarder.
Brodant la haine, de belles dentelles.
Le diable tire, toujours, une ou deux ficelles ?

La vie n’aime pas les poches percées
Elle laisse, aux remords , l’éternité !

Vincent

Un petit mot perdu .

Un petit mot perdu .


Devant ma page blanche ,
Je peinais , à trouver une tranche,
Une bribe de phrase,
Me donnant un peu d’extase.

Soudain, là, sur le haut du feuillet,
Un mot apparut,
Trainant ses voyelles apeurées,
Et consonnes perdues.
Que faisons nous ,ici, dans cette réalité ?
Nous étions si bien ,
Et ne demandions rien !
Dans ton rêve , allongés .

D’un revers de buvard ,
Je le mis à l’écart.
Ma plume repris son ouvrage,
Noircissant, page sur page.

Quitter ses songes
Affronter , enfin le mensonge.
Dés maintenant ,il lui fallait changer de ton
Ses pleins et ses déliés seraient un pont
Entre bon sens et sagesse
Détruisant toutes détresses
Ses syllabes , sans préambule
A ces : Psychologues , scientologues ,
politologues, crétinologues,
Enfermés dans leurs bulles de vérités
Leur apprendraient en majuscules ,
Que nous sommes tous bien nés !

Plus les mots ,s’additionnaient,
Plus , il avait envie de hurler !
Ce petit mot,perdu, dans cette réalité,
Avait, enfin finit son errance,
Il se crie  » T O L E R A N C E ! ! ! ! « 

Toute ressemblance
Avec un mots existant
Dans le dictionnaire
N’est ni fortuite,
Ni gratuite,
Ni même extraordinaire !


Vincent

Grand Dieu ! Qu’est ce qu’un petit chef ?

P’tit Chef



Trop, utilise les mots,

En instruments de pouvoir,

Chassant la virgule rebelle,

De leur haine littéraire.


Leur conviction du vrai,

Réside dans la vertu théorique,

De certitudes mises en castes,

Où l’on confond aveuglément,

Acquis et connaissance.


Leurs vues ne sont, bien souvent,

Qu’un argumentaire partiel

Et partial, se limitant à fustiger,

Ce qui est hors du moule.


Ils sont, autant de « Grand Timonier »,

Drapés dans cette liberté,

Qu’ils enferment à chaque paraphe

Dénonçant les dérives crapuleuses,

D’un monde qu’ils chérissent !


Ils ont perdu, l’humilité,

De ceux qui écrivent pour apprendre

Et comprendre.

Ils ont perdu, l’altruisme,

De l’acte bienveillant,

Généreux et silencieux.

Ils ont perdu, l’humanisme,

De l’authentique savoir.

Ils ont perdu la candeur,

De la simple bonté.


Vincent

Les pensées d’un petit scarabé .

Les pensées d’un petit scarabé



Je regarde le ciel, tes mots n’y sont pas !
Je plonge dans la mer, tes mots n’y sont pas !
Je fouille la terre, tes mots n’y sont pas !
Je parcours l’infini, tes mots n’y sont pas !

Oh ! Syllabes perdues, oh ! Voyelles en fuite,
Me punissez-vous, de consonnes malicieuses,
Un peu trop silencieuses ?
Oh ! Virgules fatiguées, oh ! Rimes fortuites,
Me condamnez-vous, aux chaînes, aux galères,
Pour quelques pensées, bien éphémères ?

J’ai foulé, tant de plages,
Aux douces solitudes,
Côtoyé, de vénérables sages,
Dissertant sur de grandes certitudes,
Mais, tes mots n’y étaient pas !
J’ai laissé, dans beaucoup de ports,
Ma trace de chercheur d’or.
J’ai peins, d’étranges couleurs,
Mes soirs d’angoisse,de peurs,
Mais, tes mots n’y étaient pas !

Oh ! Sagesse perdue !
Dois je attendre un rêve,
Pour m’inventer une vertu ?
Oh ! Maîtres du temps,
Mon âme s’interroge,
Mais que sonne l’horloge,
D’un furtif printemps.

Mais……

Je dessinerai un autre le ciel, et tes mots y seront
J’assécherai la mer, et tes mots y seront !
Je façonnerai la terre,et tes mots y seront !
J’inventerai l’éternité, et tes mots y seront !

Vincent

Images…

Images.


.Entourée de prés verdoyants,
Comme autant de murailles,
D’enfantines batailles,
Terrains de jeux, de quelques chenapans,
C’est une petite rue,
Dans mon passé perdu.


Ses maisons de briques rouges,
Parées, de portails identiques
Bordent, la route menant à la fabrique,
S’alignant, sages, un peu austères,
Encore endormies, sous la rosée éphémère.
Les fleurs semblent faire leurs toilettes.
De petites abeilles, font leurs emplettes.
La nature s’étire et baille,
Avant d’entamer sa journée de travail.


Au fond d’une impasse étroite et sombre
Faite de maisons tassées, fatiguées,
Un porche immense, impose son ombre..
Avec la force de l’éternité.
Derrière cette lourde porte de bois,
Archimède, Rimbaud se côtoient.
Un autre monde, une autre réalité !
Le temple du savoir et du temps.
Mon apprentissage d’adolescent.


Jour de classe, jour de rentrée.
Une odeur de papier, d’encre et de crayons,
Dans un silence inquiet, s’égraine les prénoms.
De combien de regards naîtra une amitié,
Faite de serments en cour de récréation,
De rêves et de révolutions ?


Témoins figées, de ma modeste histoire,
Ces images furtives, rangées en ma mémoire,
Jalonnent ma vie, mon chemin d’homme,
Comme un choix de couleurs posé sur ma toile,
Un passé écris, à la lueur des étoiles.
On se souvient toujours,
Des saveurs d’une pomme,
D’un premier amour,
D’une larme d’automne.


C’est en souvenirs, si souvent cachés,
Que le hasard a finement ciselé
Une vie !
Juste une vie !

Vincent

Silences .

Silences

Laisse tes yeux voir !
Laisse tes oreilles entendre !
Laisse ta bouche se taire !
Apprend, l’espoir,
Apprend les mots à défendre,
Apprend, le silence !

La sagesse est là !
Dans ce regard muet,
Hurlant ! La vérité !
La sagesse est là !
Dans ces mots en pleure,
En quête d’un vrai bonheur
La sagesse est là !
Dans cet innocent sourire,
Ouvrant, la porte d’un empire.

Laisse tes yeux voir !
Laisse tes oreilles entendre !
Laisse ta bouche se taire !
Partage, une révolte, un désespoir,
Partage, ces miettes, ces cendres.
Partage, ce monde en inventaire.

La vie est là !
Quand, un homme dit « non ! »
En offrant son pardon.
La vie est là !
Quand, à ta table en abondance,
Tu invites l’ignorance.
La vie est là !
Dans ce bouquet de fleurs,
Chassant la douleur.

Laisse tes yeux voir !
Laisse tes oreilles entendre !
Laisse ta bouche se taire !
Aime ! Aime ! C’est ta victoire !
Aime ! Avec passion sans attendre !
Aimer ! Seul mot de ton dictionnaire.

L’amour est là !
Presque banal,
Au milieu de ce bal
L’amour est là !
Gravé, en la vie,
Comme une survie
L’amour est là !
En douce et tendre ritournelle.
Pour une valse éternelle.

Vincent

Je parle de vous !

Je parle de vous  !

Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Manipulant les mots,
Et des sourires idiots.
Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Côtoyant le très haut
En apôtre du faux.
Ils sont mille, ils sont cent,
Se croyant innocents.
Prenant, « les petits gens « ,
Pour pas très intelligents.
Ils sont mille, ils sont cent
Se croyant innocents
Toutes ces âmes bien nées
Nous parlant sans vergogne
De vertus oubliées
Ils ont mille, ils sont cent
Se croyant innocents
Habitués des hôtels borgnes
Parés d’étranges sourires,
Pour y chercher d’éphémères plaisirs


Oui ! Je parle de vous !
Petit chef d’un jour
Derrière ton guichet
Le petit vieux tu fais « chié »
Oui ! je parle de vous !
Intellectuels usés,
Ricanant d’une rime
Trop vite griffonnée
Oui ! Je parle de vous !
Cupides banquiers
Jetant dans l’abîme
Une famille en errance
Pour un sous, une échéance.
Oui ! je parle de vous !
Misérables noctambules
Jouant de la fesse
En fumant leurs détresses.
Oui ! Je parle de vous !
Tristes funambules,
Vendeur d’imaginaires paradis
Et d’éternelles « bondieuseries »

Méfiez-vous !
Méfions-nous !
A fabriquer nos illusions
On oublie la compassion

L’humanité aura l’éternité
Si des humbles, elle en fait sa vérité !


Vincent

Père !!

Père


Sur le pas de ma nuit
Au clair de mes rêves.
Je visite le passé, sans bruit,
Souvenirs d’enfant, images brèves !
D’un après midi de Juin,
Le soleil déversait une chaleur lourde,
Suffocante!
La terre craquait en rides sourdes
Brulantes !

Je chassais d’un revers de soleil
Mes souffrances, mes tristesses.
Il était là , entre fraises et groseilles
Le chapeau sur sa tête,en délicatesse
Son jardin, un univers, un autre monde.
On ne le visite pas ! on y entre en songes
Les yeux à l’écoute,
D’une couleur,
D’une odeur.
Dans cette attente,ou rien ne bouge,
Ou le silence est un allié,
La paix s’installe en sérénité
Scrutant ce moment unique,
Cet instant magique,
La fusion intemporelle,
D’un regard paternel
D’un amour qui se tait
Parce qu’il se donne

Père! en quelques coups de bonheurs
De ton crayon de tendresse
Tu as construis ma vie, pardonné mes erreurs
Gommé mes faiblesses !
Que ne t’ai- je dis, ce que tu savais ?
Laisse- moi additionner le temps
Et apprendre ta sagesse !
Tu me manques ! ! ! tu le sais ! !


Vincent


Peu de choses .


Peu de choses.



Je sais peu de choses,
Mon esprit fait une pause.
A  regarder la nuit,
Étaler son manteau d’étoiles,
Doucement sans bruit,
Le vent gonfle ma voile.
Je voyage sans but
Droit devant !
Même silence s’est tu
Je me livre au néant
Je capitule sans gloire !


Je sais peu de choses
Mon esprit fait une pause
Oh! Capitaine,mon capitaine !
Adoucit ma peine !
Lance moi un espoir ,
Un rivage,
Un nuage,

Les premiers mots d’une histoire
Accoster , enfin !
Et prendre une main !


Je sais peu de choses
Mon esprit fait une pause
Le jour ouvre ses fenêtres
Qu’enfin le soleil apparaisse
Au bout de ma tendresse
Sur une ile disparaitre.


Je sais peu de choses
Mon esprit fait une pause
Construire de mes mains
Un avenir pour deux
L’amour pour pain
Des larmes comme vin
Un sourire comme toit
Bras comme lois.


Je sais peu de choses
Mon esprit fait une pause
Une bouteille à la mer
Rejoins toujours la terre
Ces mots iront à un cœur
Éteindre les flammes de ma peur.


Je sais peu de choses
Mon esprit explose !
Sans cesse torturer
Mes yeux humides
Ne peuvent crier
La réalité perfide
Crève mes songes
Elle en a fait son lit
Ricanant sans vergogne
De ces mots interdits
De ce mal qui me plie.


Je sais peu de choses
Et pourtant , j’ose !
Défier le temps
Vivre au présent
Amour ! amour !
Je te fais cette annonce
Que le monde renonce
Je vis par elle !
Un amour éternel
Que tous le sache
Et à jamais l’accepte !


Vincent

Haut de Page