Abandonne-moi !

Abandonne-moi !


Passe ton chemin,

Où laisse moi t’aimer,

Faire de ce matin

un autre champ de blé.

Il y a, tant de peurs,

Quand bien même change l’heure,

Doucement, se rassurent

A l’encre bleue d’une écriture.


Abandonne moi,

Ton regard, tes pensées,

Tes souvenirs d’autrefois,

Tes plages sous les pavés.

Ils dessineront un lendemain,

Aux parfums inconnus,

Si proche de ta main,

Là, au coin de la rue.


Passe ton chemin,

Où laisse moi t’aimer,

Apprendre par cœur,

Tes hasards, tes saveurs

Donner aux vents marins,

Tes larmes à disperser.

Tes rires en horizons,

En refrain de ma chanson.


Abandonne moi,

Ton corps, tes courbes cachées,

Derrière une mauvaise foi,

Caresses rêvées, en ces nuits glacées

Fait moi découvrir,

Ce que je ne sais pas,

Tendrement pour bâtir,

Ce que tu seras !


L’émotion de ton regard m’enivre,

Que tes yeux se ferment, m’est insupportable.

Il n’ y a pas de mot «  fin « à ton livre,

Juste quelques pages, que l’on juge coupables.

Coupable d’aimer, en silence,

Mais aux hurlements donner sa chance !


Vincent

Emotions partagées.

« Je jette sur la page blanche ce que je sais, pour apprendre ce que je ne sais pas »
Philippe de Frémontpré


Émotions partagées.

Écrire des émotions partagées, comme on ouvre une lettre,
De cet amant resté au loin, là ou les forets se parent
D’ocre et de rouille.
Dessiner, à la recherche d’un infini, ce regard
D’un amant resté au loin, là ou l’horizon
Se confond avec tes yeux.

Rêver un baiser entre gourmandise et passion
Donner en désir, pour que vienne le plaisir.
S’envahir en songes, de caresses improbables,
Guérissant nos solitudes égarées.
Jouir d’un instant de faiblesse, au hasard troqué,
D’un bonheur baladin guettant une mélodie.

S’étendre au bord d’un sourire,
Rougir en effleurant un silence,
Où se perd l’irréel de l’instant
S’attarder en essentiel entre deux équilibres,
Apprivoiser ce bleu, au-delà des nuages
Et respirer, enfin, un peu de vérité.

Apprendre à devenir autre,
Pour être enfin soi-même !
Offrir le surprenant enrobé d’attentions,
Comme la pluie prend garde aux fleurs délicates.
Deviner l’essence de l’intime,
Y combattre ses craintes, l’absolu pour seul arme.

Il me reste peu de mots et tant à composer.
Je laisse à la consigne mes carnets gribouillés,
J’en ferai un rire, quand je repasserai.
Pour le moment, j’ouvre cette lettre,
En émotions partagées
Que l’on me fasse procès, pour oser aimer toujours !

Vincent

Mon au-delà du ciel !

Mon au-delà du ciel !

Je n’ai pas de repos,
Je n’ai pas de ciel beau !
Les nuages, en mon cœur,
S’amoncèle sans douceur.
Sans amour, sans fortune,
Je traine les bars perdus,
Par une nuit sans lune,
Jusqu’à mon âme trop bu !

Pourquoi, m’as-tu lâché la main,
Dessiné un jour sans demain ?
Tu es la pire des maitresses
Tu ris de mes faiblesses,
A chaque mot d’amour,
Qui loin de moi va faire un tour !

Mes émotions se fanent,
Au fil du temps passé.
Mes rêves sont en panne,
Sur ce papier griffonné.
Au dessus des maisons grises,
Le soleil cherche un horizon.
Mes pensées insoumises,
Fatiguées de trop de pardon,
Abandonnent mon chemin,
Et voguent vers d’autres destins.

Que n’ai-je redouté
Ton regard perdu,
Petite fille des rues,
En ce jour de printemps !
Que n’ai-je redouté
Ton sourire d’enfant,
Dans ce corps de femme,
Envoutant comme un drame !

Je ferme une vie,
Sans crainte de l’oubli.
J’ouvre mes peurs,
Sans crainte du bonheur.
Aux bords de tes yeux est mon essentiel,
Mon jardin secret, mon au-delà du ciel !

Vincent

Terres d’Irlande.

Terres d’Irlande.


Il est, en terres d’Irlande,

Quand le jour se renouvelle,

Une brume sur la lande,

Dessinant la campagne plus belle.

Les portes des tavernes,

Depuis peu, fermées,

L’on entend s’éloigner,

Quelques rires et balivernes


Une harpe goutte à goutte,

Une ballade en violon,

Une danse à l’horizon,

Et le silence écoute.


Dessus les prés gorgés de rosée,

Plane une étrange vapeur,

Où scintillent les étoiles des fées,

Chassant la nuit et ses peurs.


Dans le ciel, les couleurs s’installent,

Entre le vif et le pale,

Laissant au soleil, une palette

Aux saveurs de cueillette.


Les chemins aux murs de pierres,

Épousent le vent, celui venant de la mer,

Et les falaises hautes et fières,

Dressent, aux embruns, leurs mystères.


Il est, en terres d’Irlande,

Au creux d’un sentier perdu,

Une histoire, une ancienne légende,

Bruissant dans un feuillage touffu.


A en croire l’ancien,

Celui aux crevasses sur les mains,

On laboure, ici parfois, du sang,

Mais, mon pays est vert pour mes enfants !


Vincent

Papillon.


Papillon.


Un papillon sur mon épaule , un jour s’est posé
Ma joue de son aile a frôlé
Un rêve, soudain, m’ouvre sa réalité
Tombe le masque du quotidien
D’un avenir n’étant plus le mien
Tes yeux éclairent une route
Je l’emprunte , quoiqu’il m’en coute !
Le temps s’arrête , devient éternité

Un baiser maladroit trop vite donné
Mots oubliés jaillissant en vérité
Désirs enfouis enfin retrouvés
Magie d’un sourire au gout de tendresse
Ivre de vie, je ne peux être qu’amant
Amant d’une seconde , d’un instant
D’un regard , d’une caresse
Partager à déraison
Affamé d’amour au delà des saisons

Je guette douloureux tes absences
Que j’orchestre en de douces pensées
Compagnes discrètes et éphémères
D’une solitude amère
Je veux te vivre sans égards pour la nuit
Je veux t’apprendre en soleil ou en pluie
T’ouvrir mon cœur jusqu’à la douleur
Mais dans tes bras , enfin ! avoir moins peur !

Construire un infini
Fait de ton visage qui me sourit
De mes mains cherchant l’abime de tes yeux
Immense château ou simple hutte
L’important n’est il pas d’y être à deux ?
T’inventer une couleur sans nulle autre pareille
Peindre l’avenir à en perdre le sommeil
Lire aux bords de l’amour tes souhaits tes désirs
Entrer en esclavage pour le meilleure et pour le pire
Enflammer le soleil
Trouver un nouveau ciel
Parcourir d’autres contrées
continents inexplorés
Vivre pour toi
A cause de toi !

Mes doigts s’engourdissent à force de chercher
Le mot le ver à toi seul rêver
Mais mon cœur à défaut d’être original
N’a qu’un  » je t’aime » quelque peu banal
A t’offrir en bagages
Viens ! viens ! je t’emmène pour le plus beau des voyages

Vincent

Mignons

Mignons !


Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Ils sont ronds,
Et tout mignons !

Enveloppés de dentelles,
De douceur, de tendresse,
Sous un pull , ils te font belle !
Dessinant, ta silhouette, en délicatesse

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Ils sont ronds,
Et tout mignons !

D’abord, on les devine,
Au détour d’un décolleté.
D ‘abord, on les imagine,
Fermes , tendres , parfaits !

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Il sont ronds,
Et tout mignons

Puis, on les découvre ,
Lentement !
Religieusement !
Puis, on les découvre,
Ôtant sans hâte, bretelles,
Et dentelles !

Et enfin , on les caresse !
Suivant chaque galbes, chaque détour,
Comme un parcours d’amour
Laissant aux tétons rebelles
Le soin de te dire : « tu es belle ! « .

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !


Vincent

Aux bords de tes yeux.

Aux bords de tes yeux

Ces pages griffonnées,
Ne sont que des mots.
Des phrases alignées,
Pour trouver le repos.
Ma plume divague,
S’écrasant en une vague ,
D’amertume et de larmes.
Meurtri , vendre mon âme
Sans contrat d’aucune sorte
Je maudis l’écriture,
Fille de la torture,
Mère des faux espoirs
Je maudis le hasard
Quand il provoque les choses
Quand à l’amour il s’interpose
Me laissant seul sur le quai d’une gare
Ou il n’y aura pas de départ
Pour un enfant
Pour un serment
L’avenir s’éteint
Il n’y aura pas de lendemain
Il ne me reste que mes rêves
Pour inventer notre histoire
Comme une trêve,
Entre sanglots et désespoir

Coupable de sentiments
J’orchestre mes élans
Essayant d’éviter le naufrage
Tourner la page
Aux bords de tes yeux
Aux bords du présent
Figer le moment
Ou tu n’as pas pu
Ou je n’ai pas su
N’en déplaise à Dieu
Dire ces simples mots
Aux bords de la raison
Laisser place aux certitudes
Gorger, d’imbéciles habitudes
Il fait pourtant si beau
Aux bords de tes yeux
Prends vite ma main
Construisons demain
Aux bords de tes yeux
Il fait toujours si beau

Chaque jour, je l’attends
Pour entrer en bonheur
Oublier ma peur
Pour un instant
Je respire sa présence
Comme une délivrance
A éclater mon cœur
Je goutte nos silences
Qui guident mes errances

Ma plume pleure sur le papier
Les mots se meurent dans l’encrier
Il me faut ranger mes rêves insolents
Au fond de ma mémoire
Comme un jouet cassé
Dans un vieux tiroir
De vouloir être le seul
A la comprendre
Être le seul
A la surprendre
Comme une urgence
Au delà des apparences
Égoïste surement
Amoureux follement

Elle est ce rivage
Elle est cette plage
Ou j’aimerai me reposer
Ou j’aimerai partager
Un avenir
Mais les nuages
Mais les orages
Crèvent le ciel
Balayant mes désirs
Cet été au gout de miel
Ne sera même pas un souvenir
Tout juste un éphémère sourire
Tristesse d’une lâcheté
Ne voulant pas dire son nom
Sentence annoncée
Attendre le pardon
Et quand dans mes songes
Teintés de mensonges
Je vois ton visage
Quelle est cette rage
De n’avoir qu’une maitresse
Grande prêtresse
De ma propre destruction
Au delà de ma passion
Rappelé mon passé
Pour mieux m’étouffer

Être deux aujourd’hui
C’est partir en guerre
Tant pis , je veux la faire
Quel qu’en soit le prix
Si , mon seul espoir,
Est cette victoire
De t’aimer,chaque jour
Sans te parler d’amour
Je livrerai bataille
Mon cœur pour tout arme

Vincent

Avis de recherche.

Avis de recherche

J’ai perdu mes rêves, au coin de la rue,
Un jour de semaine, par un temps de pluie.
J’ai perdu mes rêves, au bord de l’ennui
Malgré mes appels, ils ont disparus
J’ai perdu mes rêves, et serai votre obligé,
De me faire signe, si vous les rencontrez.

Ils sont,
Bleus, comme le ciel d’un bel été
Comme les yeux de mon aimée !
Ils sont,
Tendres à croquer
Paresseux à souhait
Ils sont,
Une caresse , pas très sage,
Un autre matin , un autre rivage.
Ils sont,
Fous, oui ! Fous d’amour et de vie
Comme un soleil en pleine nuit
Ils sont,
Rieurs, braillards, comme des enfants,
Innocents, flamboyants adolescents !
Ils sont,
Une musique, une chanson,
Un piano bar, un violon,
Ils sont,
Quelques mots échangés
Le sourire d’un étranger
Ils sont,
Des pays, des mondes imaginaires
Des jardins extraordinaires.
Ils sont,
Un avenir à inventer
Un présent à transformer

Ils sont,
Ils seront ce que vous voudrez
Mais dépêchez-vous de les trouver !

Vincent

Questions .

Questions

Que vaut, une main tendue
A un être humain hagard et perdu ?
Que vaut, le bois de « l ‘auvergnat »,
Quand même, le feu ne réchauffe pas ?

Que vaut, ce pain partagé,
Avec ces grands yeux affamés ?
Que vaut, ce médecin, envoyé toujours trop loin,
Si une fois la blessure fermée, il faut encore serrer les poings ?

Dites-moi, dites-moi, Monsieur Le Monde,
Pourquoi, à chaque seconde,
Un enfant ferme les yeux ?

Que vaut, ce cimetière aux tombes garnies,
Si les fleurs se mettent toujours aux fusils ?
Que vaut une promesse de paradis perdu,
Pour ces « Adolf « barbus. ?

Que vaut le ciel bleu, que je dessine,
Si pour une couleur, on m’assassine ?
Que vaut une rime sublime,
Si une botte la pousse dans l’abîme ?

Dites-moi, dites-moi, Monsieur Le Monde,
Pourquoi, quand ils posent leurs bombes,
Ils en appellent à Dieu ?

Ou est la réponse à ces questions ?
Combien faudra t il, encore de saisons ,
Pour, enfin trouver le chemin de la Raison,
De la tolérance, de la compassion

Vincent

Femmes.

Femmes.

Voisines de trottoirs,

Arpentés sans discours,

Évitant le dilemme

D’un mot partagé,

D’une main frôlée.

Elle est femme,

Dans son corps,

Dans son regard.

Un peu de maquillage,

Trop vite dessiné,

Cache, un flot de larmes

Invisibles, aux passants croisés.

En ces yeux, plus d’aventures,

De plages aux cerfs- volants.

Le soleil en absence,

Éteint sa différence,

Le temps, les hasards,

L’ont oubliée au coin de la rue.

Ordinaire silhouette,

Aux couleurs usagées,

Posées à même la peau,

Blessée d’abandons charnels,

D’étreintes sans amour,

De prévenances hypocrites.

Image banale,

L’anonymat est un refuge,

Une prison enfermant,

Désillusions et chagrins.

Vincent

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