Pas à pas…..


« Un pas à la fois me suffit ! »
Gandhi


Pas à pas…….

Par quelques mots additionnés,
Par quelques morceaux de miroir recollés,
On se devine, on s’examine, on s’aperçoit,
On se cherche souvent et parfois,
Au détour d’une certaine humilité,
On se trouve sans l’avoir demander.
Mais bon sang, quel beau chemin !!
Oui ! Un beau chemin !

Je suis en partance,
Quelle importance,
Puisque c’est mon choix.
Il y a bien un pourquoi,
Un pour qui, peut être !
Une ombre de l’autre coté de la fenêtre ?
Ou, simplement l’élégance,
D’un autre pas, d’une autre danse.
Je ne laisse rien,
Oh ! quelques souvenirs aux miens,
Perdus dans les brumes d’un passé,
Tendre et glacé !
Je n’emporte rien,
Ces vestiges ne sont plus miens.
Il y a trop de musées, où la poussière ne respire plus,
Où la vie s’est endormie, ses couleurs disparues.
Je ne garde qu’un « je t’aime »,
Un peu pale, un peu blême,
Comme la porte d’un jardin,
Un sourire au petit matin.

L’oubli est atroce,
Je le sais !
Je ne le sais que trop !
Il n’y a pas de pensées plus féroces,
Tu le sais !
Tu ne le sais que trop !
Je te ferai ce dernier plaisir,
Je l’emmène, en mon avenir.
Je le laisserai s’évaporer,
Au soleil d’une paresseuse plénitude.
Là, au chevet de mes certitudes anciennes,
Au bout de ma solitude,
Je fermerai les persiennes,
Pour me dire, maintenant, tu peux rêver !

Je suis en partance,
Et c’est sans importance !
Avec ces rimes aux caresses coupables,
Ces vers enlacés aux amours improbables,
Ces cris aux larmes de sang,
Ces rires de bonheur d’enfant,
Je pars en innocence !
Celle du bien, du mal,
De la vérité et de la connaissance.
Cherchant une raison à la passion,
Une cause en la compassion.
L’essentiel n’est pas le but mais le chemin,
Car il y aura la mort, un beau matin !

Je suis en partance,
Et non pas en errance.
Chaque pas n’est que le témoin de l’autre,
De cet équilibre, qui n’est que notre Hôte.
Vivre n’est qu’une attente !
Du pas, que je ferai vers toi
Du pas, que vous ferez vers moi.

Vincent

Le Mot .


Ma vie est une énigme dont ton nom est le mot.
Victor Hugo

Le mot

La rencontre du hasard et d’une émotion,
De cette intimité naît Le Mot !

Les sentiments, l’objet de toute notre attention.
Le hasard s’en mêle, passager volontaire, de rêves idiots.
Il se moque, parfois et nous mène la vie dure
Ils sont, un peu semblables,
Avec leurs têtes de coupables.
Le hasard venant de nulle part,
L’émotion surgissant d’un regard.
Il n’y a rien de plus pur,
Dans l’union d’un hasard moqueur,
D’une émotion crèv’cœurs.

Et Le Mot, me direz vous ?
Il est, cette couleur inventée,
Dans le sein d’un ressenti mouvementé,
Il est, cette larme coulée
Sur la joue d’une vie torturée.
Il est, cette brise irlandaise
Perdue entre plaine et falaise.
Il est, un sourire étonné,
Penché sur le lit d’une fée.
Il est, un soir d’orage,
Quand se tait le tapage.
Il est ce que tu en fais,
Il est, ce que tu en vis !
Un joli mois de Mai,
Un enfant qui sourit.

La rencontre du hasard et d’une émotion,
De cette intimité naît Le Mot !
Cherche ce Mot, mon ami !
Tu n’as pas assez de ta vie !

Vincent

A perte de vue.

« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! »
( Le Vénérable)

A perte de vue.

Beaucoup de mots se sont alignés,
Pour décrire au plus prés,
Un moment exceptionnel,
Une minute éternelle.
Mais……
Combien d’entre nous ont gardés, cet instant magique ,
Ou…………………

Dans leurs couleurs rouille et marrons,
C’est à feuilles perdues,
Que les arbres jouent « à frissons. »
L’hiver à perte de vue.
Chacun se couvre de laine en épaisseur,
D’écharpes en gants,
De bonnets en cols montants,
Pour que point ne rentre la froideur.

La neige, élément essentiel,
En de milliers de flocons, aussi froids, qu’affolés,
Cherche une place où se poser.
Le vent, discret pour le moment,
Pousse les nuages, en longues caravanes,
Comme un rideau s’ouvrant sur le jour naissant.
Dans l’azur, un oiseau majestueux plane.
Ces grandes ailes déployées caressent le soleil,
Donnant au monde, le signal du réveil.
L’hiver à perte de vue.

Le silence blanc frappe aux portes,
Livrant ses guirlandes en cohortes.
Une chaleur, en petites fumées bleutées,
Quittent la douceur d’un foyer.
La cheminée pointe là-haut,
Pour qu’elles rejoignent le troupeau,
En de pales lueurs infinies,
Dessinant, ainsi, les dernières ombres de la nuit.

Là, de derrière la fenêtre,
Un petit garçon regarde naître,
Un matin, pas comme les autres,
Qu’il décrira, un jour, sans fautes !
C’est son hiver à perte de vue !

Il y a, dans nos mémoires d’enfants,
L’image presque secrète, d’une saison.
Ou, à l‘abri de l’innocence,
Tout avait un sens !
Il y a, dans nos mémoires d’enfants,
Un silence ou se perd toute raison,
Ou se tait l’ignorance,
Car tout a un sens !

Vincent

Ce que pense, parfois, les hommes.


Ce que pense, parfois les hommes !


Question !
Qu’est ce qu’une question ?
Pourquoi, tant d’interrogations ?
Pourquoi cette question, d’ailleurs ?
Faut il, toujours se faire peur ?

Réponse !
Une question, c’est un pas en avant !
S’interroger au-delà des paravents,
C’est comprendre, parfois avec erreurs
Ce qui nous fait, souvent peur !

Écouter !

Écoute le monde bruyant,
Écoute vivre le temps.
Ecoute la sagesse,
Avant qu’elle disparaisse !

Entendre !
Les pleurs discrets d’un enfant.
Les murmures secrets du vent.
Entendre, les mots pour ce qu’ils sont,
Et non, pour ce que nous voudrions.

Rêver !
Savoir, être hors du présent
Comme le besoin d’un demain !
Être, une seule fois, cette main,
Qui se tend, qui se tend !

Pardonner !
C’est oublier ce que l’on te doit,
Oublier, ta propre misère,
ton infini désert,
Pour lui offrir, une place sous ton toit.

Aimer !
Prendre le sourire de l’autre,
Pour en faire un soleil.
Prendre une larme de l’autre
Et arroser un jardin aux merveilles.

Vivre !
Savoir, qu’elle est là !
Respirer ses draps.
De ses jours se nourrir,
L’aimer ou périr !

Je t’ai entendu vivre !
Je t’ai écouté rêver,
Tu es la réponse sans question !
Pardonne-moi d’être ce bateau ivre.
Perdu à trop peu t’aimer,
Tu es la réponse à ma passion !

Vincent

L’inconnu.


Qui es tu ?

Qui es tu ?
Toi, l’inconnu !
Qui es tu ?
Toi, qui erre dans ma rue !
Qui es tu ?
Au moins, le sais tu ?

Tu étais Capitaine,
Parti, pour des courses lointaines,
Cherchant à l’horizon,
Les lueurs d’une autre saison.
Tu avais laissé ta belle,
Dans une solitude cruelle,
Partageant sa souffrance,
Avec le vent et l’absence.
Sans audace, un soir,
Elle prit le train du désespoir,
Quitta, enfin ce port,
Destination, une autre mort !
Te laissant un « je t’aime ! » griffonné
Sur un vieux bout de cœur oublié.

Qui es tu ?
Caché, au fond de ce bar
Qui es tu ?
Ivre de mauvais vin et de hasard !
Qui es tu ?
Au moins, le sais tu ?

Tu étais comédien,
Sur scène, tu jouais Scapin !
Insolent ou misérable,
Tu vivais des mots et des fables.
Tu étais Cyrano,
A l’ouverture du rideau,
Clamant ta flamme,
Jusqu’au bout de ton âme.
C’est, ta dernière tournée,
A la santé des vers et rimes
Des estrades et de leurs abîmes.
La salle se tait,
Les lauriers se sont fanés ! !

Au delà des serments enfermant nos vies,
Au delà du présent, ou l’on piège l’ennui,
Faut il braver l’amour et refuser la gloire,
Pour au moins garder cet espoir,
Et enfin croire à ce que l’on est ?

Mais, sait-on jamais, qui l’on est ?

Vincent

( Peinture Nat Mourglia )

Le vent .

Le vent.

Connaissez-vous l’histoire du vent ?
La vraie histoire du vent ?
Non !
Vraiment, non !
Réparons cela, de ce pas.
Il me faut pour cela,
Votre attention, un instant,
Mais votre attention, d’enfant !

Il était une fois la terre.
Bien avant les guerres.
Un moment ou, le monde apprenait à grandir,
Doucement, sous le soleil et dans les rires.

Le temps régnait en maître, sur les eaux et le ciel.
La sagesse attentive, peignait la terre couleurs de miel.
Toute chose avait sa place.
De querelle, il n’y avait aucune trace.

Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, les couleurs de sa journée.
Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, un bonheur ainsi réveillé.
Fleurs et animaux se saluaient.
Le soleil accrochait, doucement ses rayons.
Il n’y avait qu’une saison.
La nuit, quant à elle, gentiment s’endormait,
Jusqu’à ce que le crépuscule vint frapper à sa porte.

Tout aller de la sorte,
Chaque matin, le temps s’installait,
Pour voir l’aube naître,
Lui sourire et disparaître.
Il vint, tant de fois,
Qu’il en tombant amoureux !
Il vint, tant de fois,
Qu’il se prie pour Dieu,

Un autre jour arriva
L’aube s’éveilla, comme à son habitude,
Le temps, ses sentiments en certitudes,
S’arrêta !
Le monde en fut bousculé,
La nuit ne savait plus quand dormir,
Quand s’assombrir !
L’harmonie, désorientée, n’avait plus repères
Que fallait il faire ?
Une mort lente s’annonçait.

On fit appel au vent.
Qui n’était qu’un souffle léger,
Rafraîchissant ce bel été.
Le vent souffla si fort,
Si fort.
Qu’au temps retira sa belle !
L’aube revint, elle est éternelle.
Mais le temps, malheureux,
De ne pas avoir un moment à eux,
Pressa le pas.
Et depuis, le temps devient fou.
Il rit de tout.
Et le vent, ainsi libéré,
Invente les saisons,
Les guerres et les prisons.

Le temps était amoureux !
Mais un jour il se prie pour Dieu !

Vincent

(Peinture Héléne CHEVARIE)

Sans maniéres .



Sans manières.

C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.
Adossé à sa vie,
Quand le souffle s’enfuit!
Il a dans sa besace,
Une vieille paire de godasses.
Sur, d’être en partance, pour d’autres voyages.
Il a aux bords des yeux,
Une pluie de souvenirs, et tant de rivages,
Terres lointaines ou, le ciel n’a que du bleu.
C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.

Il porte son histoire,
De dessous son pardessus.
Une médaille de gloire
Sur un revers cousu
Sa vie n’est pas si triste,
Il a été artiste.
Il pousse encore la chanson
En arrosant les fleurs de son balcon
Je regarde ce petit homme
Se presser doucement.
Je regarde ce vieil homme,
Me sourire tendrement.

Il attend, patiemment, un napperon sur la table,
Qu’un fils débordé, sonne d’un air coupable.
Quelques minutes passées,
Entre deux tasses de café.
Le napperon est rangé,
Le gamin est parti, pressé !
C’est une habitude.
« Comme il te ressemble ! »
dit il, en solitude.
Une larme coule, ses mains tremblent.

C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.
Je l’ai croisé, un jour, au bout de son automne.
Nous avons fait quelques pas, sans déranger personne.
Je l’ai laissé là, un bout de son chemin.
Je sens, encore la chaleur de sa main.
Je regarde ce petit homme
Se presser doucement.
Je regarde ce vieil homme,
Me sourire tendrement.

Vincent

Sur le papier …

Sur le papier….



Je dessine sur le papier, sa douce mélancolie,

Aux parfums des souvenirs, de pluie et d’ennuis.


Ils traversent les jours,

En un étrange parcours,

Fait de rêves endormis,

Aux bords de l’oubli.

J’aimerai que mes mots,

Ne soient que symphonie,

Sur les ailes d’un oiseau,

L’emmenant au-delà de l’infini.


Je dessine sur le papier, ses saveurs étranges,

Où baisers et soleil, doucement se mélangent.


Ils flânent en solitude,

Entre vagues et dunes,

Images prudes,

Aux chaudes couleurs de lune.

J’aimerai que mes caresses osent,

La découvrir en virtuose,

Sans autre dessein,

Que de retenir demain.


Je trace sur le papier, un horizon de sentiments,

Faits de doutes et de désirs en marées d’océan.


Elles sont en reflets bleu,

Juste là, aux bords de ses yeux,

Des instants de faiblesses,

Où s’embrument la tendresse.

J’aimerai calmer la tempête,

Rejeter, au loin, toutes ses défaites,

Et sur sable blanc,

M’endormir comme un enfant.


Vincent

L’olivier.


L’olivier.

Mes pas m’entrainent, loin, par delà les montagnes,
Sur les chemins de Compostelle, cette route au bord de soi.
Le hasard me permit le repos, dans un village sur une colline perché.
Des maisons de tuiles rondes, les unes contre les autres serrées,
Sommeillent.
Derrière leurs volets de bois, à demi-clos,
La fraicheur s’installe pour une courte sieste.
Ce fut, pour moi, un village silence,
Rendant à mon âme, une autre innocence.

Sur la petite place, à l’ombre des platanes,
Pour ne pas réveiller les vielles pierres,
Quelques anciens parlent bas.
Le chant de la fontaine partage leurs doux souvenirs,
Ceux d’avant que la lavande ne fane.
Et l’on respire à pleine larme, l’image floue, de celui qui n’est plus.
Sur la pointe d’une brise, le vent discret traverse les ruelles,
Renouvelant avec largesse, ces senteurs venues de la vallée.
Il suffit, alors de fermer les yeux, de se laisser envahir par l’aïoli,
Délicatement tourné dans le pilon.
Le thym, le romarin faisant la causette aux épices d’ailleurs,
Et ce petit rosé, juste sorti du puits, frais comme la vérité.

Cela peut paraitre banal,
Presque une carte postale.
Mais c’est ainsi que je le découvris, assis au pied d’un olivier.
Je me mis à observer cet arbre.
Son tronc et ses branches noueux,
Torturé par le besoin de grandir, par les saisons d’hier
Et celles de demain.
Parfois lisse, parfois rugueuse, son écorce alliait,
La force et la sagesse des soleils tombants dans la mer bleue,
Des parfums de vendanges ou même les Dieux n’osent s’inviter,
De la chanson de Mistral cherchant son amour d’été.

Une question, soudain me vint.
Quel était cette obstination à donner du fruit ?
Tant de blessures, d’intempéries subies.
Tant de siècles, de nuits noires, de jour sang,
A regarder les hommes déchirer consciencieusement,
Le peu de rêves qu’ils construisent.
Et pourtant !
A chaque saison nouvelle, le fruit est là,
Comme un défi à la déraison !

Dans un dédale de petites rues,
Ou l’ombre fraiche m’accompagnait, je me mis en quête
D’une certaine idée de cette paix muette mais palpable.
Mais personne pour me l’expliquer !
Je revins à l’abri de cet olivier,
Comme soulagé de le retrouver.
Mes yeux se perdirent dans son feuillage.
Des millions de questions s’affrontaient en mon esprit,
Sans trouver la moindre réponse.

Je me souvins, alors de ce vieux moine et de l’abeille,
Un échange improbable irréel.
Je m’endormis, presque sans effort, épuisé de ce monologue.
Là, sans grammaire parfaite, mais en émotions et ressentis,
Appuyé à cet arbre, nous échangions nos espoirs.
A mon réveil, je repris le sentier, différent de la veille,
Et riche de cette rencontre,
De cette rencontre avec la vie !
Oui ! J’ai parlé à un arbre un soir d’été,
Sur cette route au bord de soi !

Vincent

La grande maison


La Grande Maison.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des larmes oubliées,
Une chemise chiffonnée.
Un ou deux cahiers,
Des crayons d’écolier.

Elle est belle cette journée.
Je flâne, un peu dans l’allée
Où, tant de jeux résonnent.
Les vieux chênes frissonnent,
Ils savent, désormais,
Que même le silence, va les oublier.
Plus rien ne bouge ! Figé dans l’instant !
De peur que le passé s’éparpille.
Aurais- je le courage,
De fermer cette lourde grille,
Comme on tourne une page,
D’un étrange roman,
Commençant par le mot « Fin » ?
La pluie glisse sur le trottoir.
Perdu dans mon histoire,
Je m’éloigne, laissant les vieilles pierres grises,
Disparaître, comme soumises,
Aux rires, aux larmes d’un autre temps,
Au soleil fatigué d’un ancien printemps.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Un été aux couleurs nouvelles,
Un mouchoir de dentelles,
Des poèmes et des mots,
Noyés dans une flaque d’eau.

Elle était belle cette journée,
Quant au portail, je te vis.
Du haut mes douze ans,
Je me sentis, soudain si petit.
Que ne fus-je inquiet, de me voir si tremblant !
Incapable de comprendre ce nouveau sentiment.
Peu importe, cela était si doux, si bon !
Que jamais, je n’en demanderai pardon.
Tu passas prés de moi, à me frôler,
Esquissant un sourire, sans oser me regarder.
Tu étais inaccessible, fragile,
Et moi idiot, avec mon sac de billes.
Te dirigeant vers la Grande Maison,
Je compris qu’il faudrait attendre bien des saisons.
Un jeu s’installa alors,
Et cela, dés l’aurore.
Ce que mon cœur rêvait le soir,
Ce tendre et secret espoir,
Te voir !
J‘allais, dés le matin, de taillis en futée,
Piétinant roses et genets,
Cherchant un sentier,
Remontant une allée,
Fourbu, me donnant de la peine,
Pour le sourire d’une reine.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des genoux écorchés,
Des fleurs séchées
Un voyage au long court,
Et quelques mots d’amour.

Vincent

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