Sur le papier …

Sur le papier….



Je dessine sur le papier, sa douce mélancolie,

Aux parfums des souvenirs, de pluie et d’ennuis.


Ils traversent les jours,

En un étrange parcours,

Fait de rêves endormis,

Aux bords de l’oubli.

J’aimerai que mes mots,

Ne soient que symphonie,

Sur les ailes d’un oiseau,

L’emmenant au-delà de l’infini.


Je dessine sur le papier, ses saveurs étranges,

Où baisers et soleil, doucement se mélangent.


Ils flânent en solitude,

Entre vagues et dunes,

Images prudes,

Aux chaudes couleurs de lune.

J’aimerai que mes caresses osent,

La découvrir en virtuose,

Sans autre dessein,

Que de retenir demain.


Je trace sur le papier, un horizon de sentiments,

Faits de doutes et de désirs en marées d’océan.


Elles sont en reflets bleu,

Juste là, aux bords de ses yeux,

Des instants de faiblesses,

Où s’embrument la tendresse.

J’aimerai calmer la tempête,

Rejeter, au loin, toutes ses défaites,

Et sur sable blanc,

M’endormir comme un enfant.


Vincent

L’olivier.


L’olivier.

Mes pas m’entrainent, loin, par delà les montagnes,
Sur les chemins de Compostelle, cette route au bord de soi.
Le hasard me permit le repos, dans un village sur une colline perché.
Des maisons de tuiles rondes, les unes contre les autres serrées,
Sommeillent.
Derrière leurs volets de bois, à demi-clos,
La fraicheur s’installe pour une courte sieste.
Ce fut, pour moi, un village silence,
Rendant à mon âme, une autre innocence.

Sur la petite place, à l’ombre des platanes,
Pour ne pas réveiller les vielles pierres,
Quelques anciens parlent bas.
Le chant de la fontaine partage leurs doux souvenirs,
Ceux d’avant que la lavande ne fane.
Et l’on respire à pleine larme, l’image floue, de celui qui n’est plus.
Sur la pointe d’une brise, le vent discret traverse les ruelles,
Renouvelant avec largesse, ces senteurs venues de la vallée.
Il suffit, alors de fermer les yeux, de se laisser envahir par l’aïoli,
Délicatement tourné dans le pilon.
Le thym, le romarin faisant la causette aux épices d’ailleurs,
Et ce petit rosé, juste sorti du puits, frais comme la vérité.

Cela peut paraitre banal,
Presque une carte postale.
Mais c’est ainsi que je le découvris, assis au pied d’un olivier.
Je me mis à observer cet arbre.
Son tronc et ses branches noueux,
Torturé par le besoin de grandir, par les saisons d’hier
Et celles de demain.
Parfois lisse, parfois rugueuse, son écorce alliait,
La force et la sagesse des soleils tombants dans la mer bleue,
Des parfums de vendanges ou même les Dieux n’osent s’inviter,
De la chanson de Mistral cherchant son amour d’été.

Une question, soudain me vint.
Quel était cette obstination à donner du fruit ?
Tant de blessures, d’intempéries subies.
Tant de siècles, de nuits noires, de jour sang,
A regarder les hommes déchirer consciencieusement,
Le peu de rêves qu’ils construisent.
Et pourtant !
A chaque saison nouvelle, le fruit est là,
Comme un défi à la déraison !

Dans un dédale de petites rues,
Ou l’ombre fraiche m’accompagnait, je me mis en quête
D’une certaine idée de cette paix muette mais palpable.
Mais personne pour me l’expliquer !
Je revins à l’abri de cet olivier,
Comme soulagé de le retrouver.
Mes yeux se perdirent dans son feuillage.
Des millions de questions s’affrontaient en mon esprit,
Sans trouver la moindre réponse.

Je me souvins, alors de ce vieux moine et de l’abeille,
Un échange improbable irréel.
Je m’endormis, presque sans effort, épuisé de ce monologue.
Là, sans grammaire parfaite, mais en émotions et ressentis,
Appuyé à cet arbre, nous échangions nos espoirs.
A mon réveil, je repris le sentier, différent de la veille,
Et riche de cette rencontre,
De cette rencontre avec la vie !
Oui ! J’ai parlé à un arbre un soir d’été,
Sur cette route au bord de soi !

Vincent

La grande maison


La Grande Maison.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des larmes oubliées,
Une chemise chiffonnée.
Un ou deux cahiers,
Des crayons d’écolier.

Elle est belle cette journée.
Je flâne, un peu dans l’allée
Où, tant de jeux résonnent.
Les vieux chênes frissonnent,
Ils savent, désormais,
Que même le silence, va les oublier.
Plus rien ne bouge ! Figé dans l’instant !
De peur que le passé s’éparpille.
Aurais- je le courage,
De fermer cette lourde grille,
Comme on tourne une page,
D’un étrange roman,
Commençant par le mot « Fin » ?
La pluie glisse sur le trottoir.
Perdu dans mon histoire,
Je m’éloigne, laissant les vieilles pierres grises,
Disparaître, comme soumises,
Aux rires, aux larmes d’un autre temps,
Au soleil fatigué d’un ancien printemps.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Un été aux couleurs nouvelles,
Un mouchoir de dentelles,
Des poèmes et des mots,
Noyés dans une flaque d’eau.

Elle était belle cette journée,
Quant au portail, je te vis.
Du haut mes douze ans,
Je me sentis, soudain si petit.
Que ne fus-je inquiet, de me voir si tremblant !
Incapable de comprendre ce nouveau sentiment.
Peu importe, cela était si doux, si bon !
Que jamais, je n’en demanderai pardon.
Tu passas prés de moi, à me frôler,
Esquissant un sourire, sans oser me regarder.
Tu étais inaccessible, fragile,
Et moi idiot, avec mon sac de billes.
Te dirigeant vers la Grande Maison,
Je compris qu’il faudrait attendre bien des saisons.
Un jeu s’installa alors,
Et cela, dés l’aurore.
Ce que mon cœur rêvait le soir,
Ce tendre et secret espoir,
Te voir !
J‘allais, dés le matin, de taillis en futée,
Piétinant roses et genets,
Cherchant un sentier,
Remontant une allée,
Fourbu, me donnant de la peine,
Pour le sourire d’une reine.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des genoux écorchés,
Des fleurs séchées
Un voyage au long court,
Et quelques mots d’amour.

Vincent

Le grand couloir.



Le grand couloir.

Il me fallait entrer.
Par ce grand couloir,
Interminable et froid.
Chaque mot s’y envole,
Chaque pas y résonne.
Des frissons m’envahirent !
Il me fallait, pourtant rire !
Tu marchais, prés de moi,
Ton foulard de soi,
Comme ultime rempart,
Un dernier au revoir, sur le quai de ma gare.

J’entrais en maladie,
Comme on part en errance.
Qu’importe la souffrance,
Quant tout est en sursis.
La vérité n’est qu’un masque chirurgical,
Devenant, chaque jour plus que banal.
Le monde réduit à une chambre,
Ou s’installe une envie, se pendre !
On s’excuse, alors d’un sourire,
Perdu au bord d’un improbable devenir,
De la fatigue qui vous assaille,
De la mort qui ronge vos entrailles.

Les mots deviennent labyrinthe,
Le hasard pleuré, une étreinte.
On gomme, on efface.
Le bonheur n’a plus de traces.
La lumière du jour est un autre demain,
La nuit, les ombres se font artisans,
Des instants de douleurs, ou l’on cherche une main,
Le corps saigne sa peur, l’esprit se ment.
On oublie sa mémoire,
On brûle ses espoirs.
Mes yeux se ferment, doucement.
Me reste t il un peu de temps ?
Puis je encore m’inventer un hier,
Avant que mon cœur n’aille dessous la pierre ?

Il commence comme cela…..

J’ai attrapé aux vents,
ton foulard de soi.
Aux parfums d’orient,
Et couleurs rêvées.
Un petit bout de toi,
Au hasard envolé.
J’ai attrapé aux vents,
Quelques larmes déguisées,
D’un amour d’antan,
Dessus ta joue, glissées.
Je mets dans une boite,
Tous ces tendres souvenirs,
Avant qu’ils ne s’effacent,
A la brise d’un avenir.
Ils sont les miens,
J’en serais donc le gardien.
Comme le coffre de mon enfance
Ou billes, dessins, couleurs et rubans
S’entassaient en abondance,
Pour y défier le temps………………………………

Vincent

Le chemin de ronde.


Le chemin de Ronde

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je t’ai vu, l’autre jour, errant pas à pas.
Tu cherchais un quelque part,
Mais tes yeux n’y étaient pas.
Tu n’étais plus là ! Il était si tard !
Je t’ai vu, l’autre jour, habillée de tristesse,
Tu cherchais un hasard, une faiblesse
Une image,
Un visage ?
Je t’ai vu, l’autre jour, tes lèvres caressées
Tu cherchais une trace par l’autre laissée.
Plaisirs enfouis,
Aux souvenirs de tes nuits.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Il était un matin, au bord d’un lac,
Loin des lueurs, d’une ville lumière,
Ou, il ne fait jamais beau.
Perdu en la vie, les sentiments en vrac.
Sur des chemins de poussière,
Tombant dans l’eau.
J’allais, les pensées d’un pénitent,
Sans même répondre, aux murmures du vent.
Il était un matin, au bord d’un regard,
Une frêle silhouette, surgit de nul part.
Nuée éclatante dans l’aube naissante.
Belle, fragile comme absente.
Il était un matin, au bord de la rosée,
Ou, en silence le verbe aimer
Se donna à conjuguer.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Ce soir, ma plume compte les saisons,
De rimes amères en étranges chansons.
Retournant sur ce chemin de Ronde,
Juste pour apercevoir l’onde,
D’un amour qui fut,
D’un amour qui n’est plus !
Ce soir, ma plume pleure ces mots.
Toutes ces voyelles et ces consonnes,
Désormais, je les abandonne,
Aux herbes folles et aux roseaux.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je m’endors, ma nuit en lassitudes,
Mes rêves auront cette certitude,
D’être là chaque espoir,
Revenants fatigués d’un « au revoir » !
Une larme au creux de ma main,
Comme une goutte d’amour,
Oubliée au bord d’un chemin,
Comme une goutte d’amour
Oubliée au bord d’un toujours !

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Vincent

(Peinture de Patrick ROGELET)

La seule cause.



La seule cause


Il y a des mots que l’on croise,
Sans les apprendre,
A défaut de les comprendre.
Des rimes qui pavoisent,
Sans pour cela fleurir.
Des voyelles en sens unique,
Des consonnes squelettiques.

Pourtant ils s’additionnent,
Se multiplient au carbone,
En d’étranges discours,
Lâchés à une pitoyable cour,
Avide de rêves fumées,
D’orgasmes simulés.
Pourtant ils brillent,
Scintillent,
Comme la robe d’une putain,
Au bras d’un marin,
Perdus dans les lueurs mensongères,
D’étreintes éphémères.

Combien de charlatans,
De vrais faux princes charmants,
Noircissent des feuillets
Sans vous rendre la monnaie ?
Donnant à l’escroquerie ses lettres de noblesse,
Et l’aumône à la tendresse.
Combien de critiques, cherchant à faire un mot,
Plutôt qu’à entendre et écouter le beau,
Font du vocabulaire, un tiroir caisse,
De la grammaire, une liasse épaisse.

Je rêve d’autres mots,
Qui ne soient pas que des mots,
Mais de fiers drapeaux,
Couleur tolérance,
Flottant aux vents de la connaissance.
Je rêve d’idéaux,
Aux racines profondes,
Aux points rageurs,
Aux virgules fécondes.
Et c’est au-delà de nos peurs,
Au-delà de cette vision minimale
D’un monde en cavale,
Que l’humanité, dans un cri de victoire,
Bannira d’un trait de plume
La haine et son écume,
Pour construire le chemin de tous les espoirs !
Et faire enfin de l’autre la sagesse à apprendre,
La seule cause à défendre.

Vincent

Quatre saisons

Quatre saisons.


Sur un écran, sombre et triste,
De simples mots se sont rencontrés.
Ils ne voulaient qu’un tour de piste,
Leurs syllabes autrement, en ont décidé.

Par un hiver long, froid,
Plus agiles, se firent nos doigts.
Ils façonnent en émotions,
Les rimes, d’une autre affection.

Par chaud soleil de printemps,
Les consonnes se font éclats de rires,
Les voyelles posent en chantant.
Un sentiment en devenir.

C’est en dehors du temps,
Des précieux et des ridicules,
Toujours trop court, pourtant,
Qu’un rêve naît, sous cette bulle

Les senteurs humides d’automne s’installent.
Nos temps, en sagesse, s’apprivoisent.
Nos silences s’interrogent.
Comme d’étranges brumes sur une mer turquoise.

Ma main écartelée,
Sur mon clavier rieur.
Qu’importe ce bel été,
Mon soleil est ailleurs.

Vincent

Les portes de sa vie.


Les portes de sa vie !

Elle reste des heures à regarder le ciel,
Assise sur une marche, aux portes de sa vie,
Elle cherche dans les étoiles,
Une brise pour sa voile.
Dois-je maudire le temps d’ici,
Où en rire,
Pour mieux partir ?
Faut il, vraiment que je réponde à ces questions,
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle a cette peau couleur de miel,
En de douces rondeurs dessinées,
Par un étrange fusain à la pointe affinée.
Elle est belle, sans autre forme de procès.
Dois-je lui dire et m’enfuir en courant,
Maladroit que je suis de devenir son amant ?
Faut il vraiment que je réponde à ces questions,
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle s’enivre de mots imaginaires,
Mots à rire où à pleurer,
Mots à danser et à aimer !
Ecrits en souffrances, en inventaire.
Elle parle de silences,
Les rêves en abstinence.
Dois-je mêler mes rimes aux siennes
Avant qu’elle ne ferme ses persiennes ?
Faut-il vraiment que je réponde à ces questions
Moi qui ne suis qu’un drôle de pion ?

Elle est absence, soudain,
Peut être jusqu’au matin !
De tous cotés, il y a comme un vide,
Un manque cruel et perfide.
Il me reste que l’attente,
Et des songes en pluie battante.
Dois-je la laisser aux portes de ma vie,
Ou mourir aux portes de ma nuit ?
Il faut être un drôle de pion,
Pour se poser autant de question !

Vincent

Un chemin en conséquences

Un chemin en conséquences.

En ce monde, ou trop souvent, nous cherchons à être autre chose.
En ce monde ou, l’autre a la place que l’on veut bien de ne pas lui laisser.
En ce monde ou des enfants tuent d’autres enfants.
En ce monde, qui se meurt en toute indifférence.

Reste la liberté !

Mais combien d’entre nous l’écoute ?
Mais combien d’entre nous la comprennent ?

Liberté !
Un mot de toutes les couleurs,
De toutes les saveurs.
Une émotion, une chanson,
Que l’on aime loin du canon.

Liberté !
Un chemin en conséquences,
Ou nos choix guident nos errances.
Je t’ai oublié sur le trottoir,
Une nuit sans espoir,

Pourquoi, les hommes ne te comprennent pas ?
Pourquoi, les hommes ne t’écoutent pas ?

Liberté !
Tu n’existes que pour l’autre !
Tu survies à cause de l’autre !
Qui ne peut être que toi !
Qui ne peut être que moi !

Liberté !
Ton âme vibre au son des mots.
Ceux qui pleurent au cachot,
Ceux du bout de l’indifférence,
Ceux qui hurlent leurs souffrances.

Pourquoi, les hommes ne te comprennent pas ?
Pourquoi, les hommes ne t’écoutent pas ?

Liberté !
Tu as tous les costumes,
Habillée de soleil ou de brumes.
Les hommes te vénèrent,
Mais haïssent leurs pères.

Liberté !
Certains t’accusent,
D’autres te récusent.
En ton nom, trop de révolutions,
Pour bien peu de compassion.

Liberté !
Abandonne les hommes,
Laisse les à leurs Madones.
Ils n’en valent pas la peine,
Ils ne comprennent rien à ta peine !

Liberté !
Apprend moi la sagesse,
Celle qui efface les détresses.
Apprend moi à te vivre !
Au risque d’être LIBRE !

Vincent


( peinture Karine BRAILLY)

La Boite à bisous

La Boite à bisous



De retour au pays,
Celui ou j’ai grandi,
Je ferme les yeux.
Remerciant les Dieux,
Remplissant mes poumons,
De ces odeurs, si particulières
De terres sèches et de chansons
Un délice de saveurs familières,
Dessinant un sourire,
A l’enfant d’ici,
Planté là ! sur la route, en plein midi,
Dégustant, goulûment, ses soupirs.

Soudain, un flot de souvenirs,
Se déverse, en effluves sucrés,
Images acidulées de ces plaisirs
D’un bonheur touchant à l’éternité.

Sur ces chemins de pierres grises,
Les lapins font la sieste,
Dans nos collets, peu de prises.
Même les arbres, cherchent de l’ombre
La poussière vole dans nos courses,
Nous donnant la peau mate et sombre.
Une halte, à la source,
Nous désaltère de pieds en tête.

Des visages, des prénoms,
Premiers émois, premiers frissons.
Une main, juste, frôlée
Un baiser timide, effleuré
Témoin volontaire de ces petits secrets
Trop vite, enfermés
Dans « la boite à bisous »
Petite boite, pleine de clous,
Cadenassée de bouts de ficelle,
Aux couleurs de coccinelle

Une pêche aux têtards,
Coiffé d’une feuille de nénuphar
Et c’est Robinson sur son île
Bravant tous les périls
Jour de moisson
Chevaliers polissons
De quelques bottes de paille
Font, un donjon, une muraille !
Des jours heureux,
Même quand il pleut !
Une marelle dans les flaques
Des grenouilles pleines un sac,
Des gouttes en ribambelle
La pluie est si belle !

J’accroche, toujours, mes rêves
Aux étoiles filantes.
Pour qu’au-delà, de mon histoire,
La terre enfin, enfante,
La raison et l’espoir


Vincent

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