Madame,



Madame,

Il me plait de vous écrire, Madame,
Afin de vous ôter de la tête, un affreux drame.
Il me faut, avec le respect que je vous dois,
Vous tendre mes mots, sans pour cela que je ne ploie.
Il serait fâcheux, que vous ayez une image de ma personne,
Où, des couleurs criardes et malines claironnent.

Il n’est pas dans mes propos, le désir de vous convaincre,
Mais, dignement m’exposer à vous,
Sans haine et sans que je vous préjuge.
Votre liberté m’importe, vous serez seule juge,
Si tel est votre souhait, me classer comme fou,
Pervers ou autre dépravé que vous auriez à craindre.

Vous avez une sœur dont vous êtes la tutrice,
Une compagnie, une confidente même une institutrice.
Le hasard m’a donné, le plaisir de la rencontrer,
De partager avec elle, quelques mots délicieux.
Nous fîmes, ensemble, mille voyages dans mille contrées,
Et ce bel échange devint un bien précieux.

Je m’inscrirai en faux, si vous ne faisiez avec moi,
Ce simple constat, et ce fut là, notre choix,
Nos ébats, Madame, se limitent aux rimes,
Est-ce cela que vous appelez un crime ?
Je vous laisse répondre, en conscience, à cette question,
Elle n’est point pour moi une interrogation.

Il est vrai, que le temps a fait naitre en nos cœurs,
De doux mots inventés témoins de nos ardeurs.
Ardeurs que je revendique et assume,
Puisqu’ils n’ont que respect pour racines.
Oui ! Madame, on aime aussi vite que l’on attrape un rhume,
Et à cela, grace à Dieu, il n’y a pas de médecine.

J’aimerai, Madame, apaiser votre crainte,
Mon esprit est clair et n’abuse point d’absinthe,
En Madame votre sœur, j’ai trouvé l’essentiel,
Une autre dimension, la carte d’un nouveau ciel.
Nos chemins différents y trouvent la sagesse,
Entre mots interdits et rires en tendresse.

J’ose croire que vous pardonnerez mon audace,
Nul ne sait mieux que moi ou est ma place,
Et si je dois être l’objet de votre mépris,
C’est qu’à l’amour vous n’auriez rien compris.
Je sais qu’à votre sœur vous portez grande affection,
Mais, il ne faudrait pas que ce fusse par trop de protection.

Merci, Madame, d’avoir été au bout de mon discours,
Même si celui-ci me semble bien trop court.
Vous le savez, comme moi, l’encre et le papier ont bien des qualités,
Mais rien ne vaut, en face à face, la simple vérité.
Regardez, donc, bien votre sœur,
Est- elle femme à avoir peur ?

Je vous laisse mon respect en conclusion,
Et l’amour en réflexion.

Vincent

Un essentiel.

Un essentiel.

Il me revient en mémoire, quelques mots échangés,
D’avec mon histoire et cet homme qui passait.

Il apparut aux détours de ma route,
Le visage serein de celui qui ne doute.
Son regard, reflet d’un ciel bleu et calme,
Apaisait et réchauffait comme une flamme.
Ses mains fines, brisées par le temps,
Racontaient, encore des contes aux enfants.
Chacun de ses pas étaient le début d’une randonnée,
Propice à une découverte, mille fois renouvelée.
Il avait ces absences malheureuses,
Où, le monde en plaintes douloureuses,
Submergeait son cœur,
Noyant son âme d’horribles frayeurs.
Portant en lui, l’humilité de l’apprenti,
Il tissait avec patience, au fil des jours, la vie.
Cette vie, où l’essentiel n’est pas dans l’immédiat,
Mais toujours, dans ce que l’on ne sait pas.

C’était un après-midi clair,
Où le soleil généreux donnait aux nuages des nuances amusées.
Le vent sentait les vagues et les rires du bord de mer,
Brassant la quiétude de silences et de secrets.
Assis sur un banc, je griffonnais sur un carnet de Moleskine noir,
Une rime aux syllabes charnues et orgueilleuses.
Description maladroite, d’une rencontre d’un soir,
Me faisant la part belle, voir même flatteuse.
J’alimentais, ainsi mon ego,
De la démesure des arabesques de mes mots.
J’osai croire, naïvement, que le temps comptait mes pas,
Mais il passa bien vite son chemin et ne se retourna pas !
J’avais la crédulité du nombriliste,
Pensant qu’il suffisait d’aligner des lettres pour être artiste.
Il me manquait tout !
Cette souffrance solitaire sculptant chaque vers avec vérité,
Portant le verbe au sens aigu de l’indécente humanité.
Cette émotion offrant à une plume,
Une palette de couleurs intenses et irréelles.
Ce creuset de ressentis cherchant une teinte nouvelle,
Au plus intime de nos sentiments inachevés.
Comme la complicité charnelle du violon et de son archet,
Quand la violence se mêle à l’amour pour inventer
L’extravagant, l’impétueux, le romanesque, l’extraordinaire,
Bien au-delà des paysages sans fin de l’imaginaire.
Mais plus que tout,
La foi, en ce que nous sommes et ce que nous fumes !
Ce que nous fumes en innocence,
Ce que nous sommes, dépouillés de nos apparences !

Le jour s’assombrissait.
L’air embaumait des regrets d’une belle journée.
Les amants, sous les draps, se glissaient,
Doucement apprenaient à s’aimer.
Épuisé d’affronter, sans relâche, ma propre réalité,
Je n’avais que l’idée de tout abandonner.
De me laisser envahir par l’éphémère individualité de l’instant,
Et sans questions, mourir, sous les rires du temps.
Mais les mots sont plus forts,
Ils s’éloignent puis reviennent,
Cherchant une victoire à grands coups de remords.
C’est, alors que la raison se fit mienne,
En ces moments partagés aux bords d’un chemin,
Il avait tout emporté.
Mes ambitions tenaces, mes amours en quatrain,
Et mes rêves aliénés.
Il ne me restait plus qu’un essentiel à apprendre
Une vie à comprendre

Vincent

Ne vous inquiétez pas !

Ne vous inquiétez pas !

Je me sépare de mon âme,
Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un drame !

A l’étroit, dedans mon cœur,
Elle ne me parle que de bonheur.
Ce matin, je l’ai laissé partir,
Sans un regard, sans un sourire.
Moi, j’aime mes habitudes,
Gorgées de belles certitudes,
Celles s’arrêtant au bout de mon jardin.
Oui ! Madame, le monde est, ainsi fait,
Que l’on ne sait plus tendre la main.

J’éteins la flamme de ma conscience,
Ne vous inquiétez pas, je paie de la sorte une créance.

Juste le prix de mon confort,
Pour être du coté du plus fort !
Elle vacille depuis longtemps,
A l’écoute de trop de charlatans.
Elle me hurle toutes ses peurs,
Voyant la vérité qui se meurt.
Moi, j’aime mon cholestérol,
Celui de la sieste et des idées molles.
Oui ! Madame, le monde est, ainsi fait,
Quand on préfère l’obésité !

Mais qu’ai-je dis ?
Qu’ai-je écrit ?
Je meurs ou peut être suis je déjà mort ?

Vincent

Au milieu de personnes.

Au milieu de personnes.

Il y a ce vieil homme,
Assis, au milieu de personnes.
De son bâton noueux, en de profondes rigoles,
Dessine les contours d’une raison un peu folle.
Avec application, évitant les cailloux,
La canne sculpte la poussière sans y voir le bout.

Ses pensées s’éparpillent,
Et le trait devint brindille,
Cherchant dans la finesse, réponse à tant d’affirmations.
Le temps le sait, il y a là, matière à réflexion.
Pourtant, il ne s’attarde pas, prolongeant cette ligne,
En arabesques subtiles aux courbes dociles et dignes.
Le discernement est il à ce prix, qu’il faille passer outre le désir,
Laissant aux pointillés le silence d’un hypothétique devenir ?
Je m’égare !
Revenons aux lacets raisonnés d’illusions dictées,
Reposantes, mais sans hasard,
Satisfaisantes pour les âmes bien nées.

Posé sur son séant, frissonnant quelque peu,
Le vieil homme n’en reste pas moins rigoureux.
La méthode s’interdit la passion,
Car elle-même, en est l’unique objection.
Plus il avançait en son esquisse,
Plus le bâton affinait sa glisse.
Les reflets de lumière pour unique couleur,
Cette image inventée osait la grandeur.
Ce fut, alors un combat !
La rébellion conquit son bras.
Les yeux fermés, la vie au bord des lèvres,
Il plongeât, une fois encore, au plus profond de son être.
Risquer l’héroïsme et enfin se sublimer,
Ou laisser la malsaine fortune au capricieux brasier !
Ce précieux équilibre en tous sens cherché,
Comme une question à la naissance posée !

Le vent, à l’affut, lisse cette délicate toile,
Faisant au vieillard, hérisser le poil !
Mais, sans agacement notoire,
Le vieil homme recommença à peindre l’espoir !

Vincent

Encore un peu…..!

Encore un peu!

Ses yeux me parlent en silence,
Témoin, d’une trop longue absence.
Pourtant, chacun de tes mots s’envolent.
Un à un tendrement, je les récolte,
Enivrés de leurs parfums uniques, sensuels.
Je pars en rêverie.
Au détour d’un chemin d’ici,
Là où la douceur d’une herbe fraîche, invite aux désirs,
Où les pas de l’un, de l’autre s’alourdissent d’envies.

Caresser tes cheveux, en vagues entre mes mains,
Laisser de concert, ma bouche découvrir ta nuque,
Lentement, pour le plaisir et nulle autre raison.
Mes doigts s’enhardir en frissons de tendresse,
Lisser tes lèvres en une douce promenade.
Oser, un regard secret sur le galbe charmant
D’une poitrine voilée.
Dénuder la pudeur, un moment retenue,
Comme une hésitation à se donner enfin !

Attendre, attendre sans compter !
Sans compter les délices de prévenances gourmandes,
Délicatement abandonnées, sur la soie d’une peau,
En pointillés d’audace en tous points passionnés.
Sourires complices et baisers fougueux,
Les paupières se ferment, les corps abdiquent !
Les cris, soudain, se mêlent,
Les gémissements jaillissent,
Suppliant le ciel, qu’un bonheur sans pareil,
S’attarde, encore un peu !

Vincent

La maison d’à coté !…..


« Les réponses n’ont de sens, que si l’éternité les écoute ! »
Philippe de Frémontpré


La maison d’à coté ?

Au-delà de la fenêtre, il y a la maison d’à coté.
Une bâtisse ordinaire, un toit de tuiles rouges,
Une façade de pierres massive, un peu usée.
Dans le jardin, ou rien ne bouge,
La nature prend des libertés.
Le lierre, les bras au ciel, s’affole
En d’étranges farandoles.
Il court, court, à se tordre le cou,
Il se maille et s’accroche un peu partout.
Çà et là, quelques taches de couleurs,
Éclatentsur cette palette de vert.
On devine une table, une chaise rouillée,
Quelques pots en terrasse, dont certains renversés.
Un saule majestueux traîne ses langueurs.
Ses grandes branches fragiles, balayent le sol.
Sur ce tapis d’herbes folles,
Insectes et batraciens se disputent la fraîcheur
D’un petit bassin, de la moindre rigole.
Tout est en paix, sans peur !
Au-delà de la fenêtre, il y la maison d’à coté.
Une histoire, un passé sans doute,
Des images que le présent redoute.
Une porte grince, un volet claque,
Chaque bruit est un mystère,
Comme une ombre au fond d’un sac !
Mais, laissons là ces pensées austères.
L’on sent une présence discrète,
Presque secrète.
Une lumière vacillante derrière un voilage,
Un regard cachant un autre paysage.
Je garde le silence comme une complicité,
Des mots invisibles sur une feuille froissée.
Dans ces voyelles et consonnes, ici dessinées
Il y a, comme un respect, une parole donnée.
Au-delà de la fenêtre, il y a la maison d’à coté.
Je m’invite sans frais, à cet imaginaire,
Cherchant dans mes questions, l’extraordinaire.
Il reste des réponses, que des murs enferment
Geôliers à jamais de l’éternité suprême.

Vincent

Où sont tes rêves ….?


Où sont tes rêves …?

Où sont tes rêves, Mandela,
Toi qui, un jour, pardonna,
Toutes ces souffrances, ces outrages,
Faits à un homme mis en cage ?
Les hommes, dans leurs folies,
De la liberté n’ont rien appris,
Traçant des chemins de haine,
Forgeant de nouvelles chaînes.

Où sont tes rêves, Gandhi,
Toi qui, face aux armes, sourit
Sur des chemins de connaissance,
Pas à pas vers la tolérance.
Les hommes, dans leurs folies,
De la compassion n’ont rien appris,
Tétant l’égoïsme et l’éphémère,
Comme le sein de leurs mères.

Où sont tes rêves, l’Abbé,
Toi, compagnon des mal-aimés,
Récoltant chiffons et misères,
De tous ces pauvres sans colère.
Les hommes dans leurs folies,
Du partage, n’ont rien appris,
Construisant des montagnes de biens,
Pour satisfaire leurs chiens.

Où sont tes rêves, Dalaï-lama,
Toi qui, sous les bombes ton pays quitta
Parlant d’essentiel et d’humanité,
Pour combattre, par la paix, la brutalité.
Les hommes, dans leurs folies,
De la sagesse n’ont rien appris,
Écrasant par l’imposture,
Un peuple, son passé, son présent, son future !

Vincent

La nuit est en retard


La nuit a du retard.

Je regarde par la fenêtre,
Les jours passants, sans même me voir.
L’ennui m’envoie « paître, »
D’autres âmes à chasser sur le trottoir.

Mais, je parle de moi, de moi,
Et encore de moi !
Tant de silences sont à admirer,
Tant de rêves à respirer.
L’autre ! Qui est il ?
Que me veut- il ?
Pourquoi cette opposition ?
Pourquoi cette obsession ?
Nous sommes, tous l’autre de quelqu’un.
Et aussi, l’autre de nous- même.
N’est ce pas une évidence, pour tout un chacun ?
Oserai-je ce blasphème,
D’inventer un Dieu, pour vous l’expliquer ?
Tous les autres sont pris, ou fatigués
Enfin, je crois !

Je regarde par la fenêtre,
Les jours passants, sans même me voir.
La nuit est en retard
Mes yeux se perdent dans trop de hasards.

Mais, je parle du temps.
Du sourire d’un printemps,
De la blessure d’un enfant.
Le temps du plaisir, le temps furieux.
Ce passé, par exemple, où règnent nos regrets,
Amers, mais trop souvent orgueilleux.
Ce présent que l’on habille et déshabille,
Aux couleurs de nos « bon gré, malgré ! »
Cet avenir que l’on envie déjà !
Sans trop savoir où il va.
Mais soulagé,
De cette « putain » de liberté,
Que l’on a jamais su conquérir,
Que l’on a jamais su, offrir !
Faut il oublier le temps pour comprendre ?
Ce « tic-tac » assourdissant,
Ses minutes trop courtes,
Pour le choix d’une route.
Oublier-moi un moment, juste un instant !
Le temps n’est pas à vendre.
Enfin, je crois.

La nuit est en retard.
Enfin, je crois !

Vincent

Pensées d’une plume fatiguée

Pensées d’une plume fatiguée.

Je pense, soudain,
A tous ces mots perdus
Oubliés, dans un bruyant silence,
A ces phrases fourbues,
Épuiséespar trop d’errance.
A cette plume fatiguée,
D’exclamations calculées,
De virgules amères et de points suspendus.
Osera t elle sans crainte, braver l’inconnu,
Pour, enfin respirer,
Enfin ses chaînes briser ?

La liberté a un prix, le mépris.
Celui des orgueilleux, des aigris.
Plus, elle est combattante,
Plus, elle est flamboyante !
Elle ne m’appartient pas,
Mais, mes rimes me l’offrent,
Surgissant çà et là,
Au détour d’une strophe.
Tes mots sont là !
Arides, à force de pleurer,
Couverts de cette hideuse hypocrisie
Couleur vert de gris.
Tes mots sont là !
Témoins du temps et de la vérité
Étendardsensanglantés,
D’une certaine idée de l’humanité.

L’humanité, parlons-en !
De ces rêves détruits à coup de canon.
De l’autre qui compte,
S’il apporte un acompte.
On brûle ton âme pour une religion,
Trahissant son frère pour une addition.
Le temps nous manque, lui dit on !
Mais pourquoi lui construire une prison ?
Tes mots sont là, mon amie !
Plantés au cœur de la vie.
Plus forts que tous les guerriers,
De ces batailles, toujours dernières.
Plus solides que tous les piliers,
De ces édifices de pierres,
Ou les hommes chantent leurs Dieux,
Ou les hommes se croient pieux !

Je pense, soudain,
A tous ces mots galvaudés et meurtris.
Prononcés, tant de fois,
Comme un secret que l’on confie !
Puis, jetés aux mauvais vents.
Ces vents, d’un « croyez en moi »,
Vertueux et bien pensant.
Je pense, soudain,
Aux phrases de ces trop beaux discours,
Griffonnées pour une tendre basse-cour,
Adeptes des grands soirs,
Ceux ou l’on renouvelle l’espoir
Afin d’éviter un naufrage,
Dans un prochain suffrage.

Un jour , par tristes horizons
Les mots nous jugeront !

Vincent

Mes présences


Mes présences.

Il y a, dans mon cœur,
Une place pour chacun de vous.
J’ai dans le cœur,
Notre prochain rendez-vous !

Mes amis de passage
Sont autant de rivages,
D’où l’on part en découvertes,
En quelques rimes secrètes.
Les mots sont un chemin,
Pouvant être périlleux.
Nous en sommes les pèlerins,
Pauvres de Dieu !
Riches d’un poème
Sur la feuille, croisé,
Heureux d’un blasphème,
A l’injustice hurlé !

Je vous demande pardon,
De ces lignes indiscrètes,
Que bien souvent mes maux,
Par le verbe, reflètent.
Je vous donne les miens,
Et me guérit des vôtres
Il me suffit d’un rien,
Pour devenir l’apôtre,
D’un rêve qui s’enfuit,
Jusqu’au bout de la nuit.

Je passe des silences,
Par vos mots en lecture,
Devinant une errance,
Par une lettre pure.
Je passe des questions,
En heures de réflexions,
Pour une addition de lignes,
A la beauté assassine.

Du haut d’une falaise,
J’écoute une ballade,
Promenade irlandaise,
Je vous en offre l’aubade.
Elle vous chante la vie,
Comme pleure un violon !
Elle vous pleure la vie,
Comme chante les saisons !

Vous êtes mes présences,
Mes complices d’absences,
Mon premier refrain triste,
Mon dernier tour de piste.
Je devine, par hasard,
L’esquisse d’un sourire
Une larme qui s’ égard,
Pour ne pas trop souffrir.
Mes mots me font mal,
Tortionnaires involontaires,
De vos imaginaires.

Il y a, dans mon cœur,
Votre place en ma rébellion.
J’ai dans le cœur,
Notre partage en compassion.

Vincent

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