Ce que pense, parfois, les hommes.


Ce que pense, parfois les hommes !


Question !
Qu’est ce qu’une question ?
Pourquoi, tant d’interrogations ?
Pourquoi cette question, d’ailleurs ?
Faut il, toujours se faire peur ?

Réponse !
Une question, c’est un pas en avant !
S’interroger au-delà des paravents,
C’est comprendre, parfois avec erreurs
Ce qui nous fait, souvent peur !

Écouter !

Écoute le monde bruyant,
Écoute vivre le temps.
Ecoute la sagesse,
Avant qu’elle disparaisse !

Entendre !
Les pleurs discrets d’un enfant.
Les murmures secrets du vent.
Entendre, les mots pour ce qu’ils sont,
Et non, pour ce que nous voudrions.

Rêver !
Savoir, être hors du présent
Comme le besoin d’un demain !
Être, une seule fois, cette main,
Qui se tend, qui se tend !

Pardonner !
C’est oublier ce que l’on te doit,
Oublier, ta propre misère,
ton infini désert,
Pour lui offrir, une place sous ton toit.

Aimer !
Prendre le sourire de l’autre,
Pour en faire un soleil.
Prendre une larme de l’autre
Et arroser un jardin aux merveilles.

Vivre !
Savoir, qu’elle est là !
Respirer ses draps.
De ses jours se nourrir,
L’aimer ou périr !

Je t’ai entendu vivre !
Je t’ai écouté rêver,
Tu es la réponse sans question !
Pardonne-moi d’être ce bateau ivre.
Perdu à trop peu t’aimer,
Tu es la réponse à ma passion !

Vincent

L’inconnu.


Qui es tu ?

Qui es tu ?
Toi, l’inconnu !
Qui es tu ?
Toi, qui erre dans ma rue !
Qui es tu ?
Au moins, le sais tu ?

Tu étais Capitaine,
Parti, pour des courses lointaines,
Cherchant à l’horizon,
Les lueurs d’une autre saison.
Tu avais laissé ta belle,
Dans une solitude cruelle,
Partageant sa souffrance,
Avec le vent et l’absence.
Sans audace, un soir,
Elle prit le train du désespoir,
Quitta, enfin ce port,
Destination, une autre mort !
Te laissant un « je t’aime ! » griffonné
Sur un vieux bout de cœur oublié.

Qui es tu ?
Caché, au fond de ce bar
Qui es tu ?
Ivre de mauvais vin et de hasard !
Qui es tu ?
Au moins, le sais tu ?

Tu étais comédien,
Sur scène, tu jouais Scapin !
Insolent ou misérable,
Tu vivais des mots et des fables.
Tu étais Cyrano,
A l’ouverture du rideau,
Clamant ta flamme,
Jusqu’au bout de ton âme.
C’est, ta dernière tournée,
A la santé des vers et rimes
Des estrades et de leurs abîmes.
La salle se tait,
Les lauriers se sont fanés ! !

Au delà des serments enfermant nos vies,
Au delà du présent, ou l’on piège l’ennui,
Faut il braver l’amour et refuser la gloire,
Pour au moins garder cet espoir,
Et enfin croire à ce que l’on est ?

Mais, sait-on jamais, qui l’on est ?

Vincent

( Peinture Nat Mourglia )

Le vent .

Le vent.

Connaissez-vous l’histoire du vent ?
La vraie histoire du vent ?
Non !
Vraiment, non !
Réparons cela, de ce pas.
Il me faut pour cela,
Votre attention, un instant,
Mais votre attention, d’enfant !

Il était une fois la terre.
Bien avant les guerres.
Un moment ou, le monde apprenait à grandir,
Doucement, sous le soleil et dans les rires.

Le temps régnait en maître, sur les eaux et le ciel.
La sagesse attentive, peignait la terre couleurs de miel.
Toute chose avait sa place.
De querelle, il n’y avait aucune trace.

Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, les couleurs de sa journée.
Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, un bonheur ainsi réveillé.
Fleurs et animaux se saluaient.
Le soleil accrochait, doucement ses rayons.
Il n’y avait qu’une saison.
La nuit, quant à elle, gentiment s’endormait,
Jusqu’à ce que le crépuscule vint frapper à sa porte.

Tout aller de la sorte,
Chaque matin, le temps s’installait,
Pour voir l’aube naître,
Lui sourire et disparaître.
Il vint, tant de fois,
Qu’il en tombant amoureux !
Il vint, tant de fois,
Qu’il se prie pour Dieu,

Un autre jour arriva
L’aube s’éveilla, comme à son habitude,
Le temps, ses sentiments en certitudes,
S’arrêta !
Le monde en fut bousculé,
La nuit ne savait plus quand dormir,
Quand s’assombrir !
L’harmonie, désorientée, n’avait plus repères
Que fallait il faire ?
Une mort lente s’annonçait.

On fit appel au vent.
Qui n’était qu’un souffle léger,
Rafraîchissant ce bel été.
Le vent souffla si fort,
Si fort.
Qu’au temps retira sa belle !
L’aube revint, elle est éternelle.
Mais le temps, malheureux,
De ne pas avoir un moment à eux,
Pressa le pas.
Et depuis, le temps devient fou.
Il rit de tout.
Et le vent, ainsi libéré,
Invente les saisons,
Les guerres et les prisons.

Le temps était amoureux !
Mais un jour il se prie pour Dieu !

Vincent

(Peinture Héléne CHEVARIE)

Sans maniéres .



Sans manières.

C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.
Adossé à sa vie,
Quand le souffle s’enfuit!
Il a dans sa besace,
Une vieille paire de godasses.
Sur, d’être en partance, pour d’autres voyages.
Il a aux bords des yeux,
Une pluie de souvenirs, et tant de rivages,
Terres lointaines ou, le ciel n’a que du bleu.
C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.

Il porte son histoire,
De dessous son pardessus.
Une médaille de gloire
Sur un revers cousu
Sa vie n’est pas si triste,
Il a été artiste.
Il pousse encore la chanson
En arrosant les fleurs de son balcon
Je regarde ce petit homme
Se presser doucement.
Je regarde ce vieil homme,
Me sourire tendrement.

Il attend, patiemment, un napperon sur la table,
Qu’un fils débordé, sonne d’un air coupable.
Quelques minutes passées,
Entre deux tasses de café.
Le napperon est rangé,
Le gamin est parti, pressé !
C’est une habitude.
« Comme il te ressemble ! »
dit il, en solitude.
Une larme coule, ses mains tremblent.

C’est un petit homme ordinaire,
Sans manières.
Je l’ai croisé, un jour, au bout de son automne.
Nous avons fait quelques pas, sans déranger personne.
Je l’ai laissé là, un bout de son chemin.
Je sens, encore la chaleur de sa main.
Je regarde ce petit homme
Se presser doucement.
Je regarde ce vieil homme,
Me sourire tendrement.

Vincent

Sur le papier …

Sur le papier….



Je dessine sur le papier, sa douce mélancolie,

Aux parfums des souvenirs, de pluie et d’ennuis.


Ils traversent les jours,

En un étrange parcours,

Fait de rêves endormis,

Aux bords de l’oubli.

J’aimerai que mes mots,

Ne soient que symphonie,

Sur les ailes d’un oiseau,

L’emmenant au-delà de l’infini.


Je dessine sur le papier, ses saveurs étranges,

Où baisers et soleil, doucement se mélangent.


Ils flânent en solitude,

Entre vagues et dunes,

Images prudes,

Aux chaudes couleurs de lune.

J’aimerai que mes caresses osent,

La découvrir en virtuose,

Sans autre dessein,

Que de retenir demain.


Je trace sur le papier, un horizon de sentiments,

Faits de doutes et de désirs en marées d’océan.


Elles sont en reflets bleu,

Juste là, aux bords de ses yeux,

Des instants de faiblesses,

Où s’embrument la tendresse.

J’aimerai calmer la tempête,

Rejeter, au loin, toutes ses défaites,

Et sur sable blanc,

M’endormir comme un enfant.


Vincent

L’olivier.


L’olivier.

Mes pas m’entrainent, loin, par delà les montagnes,
Sur les chemins de Compostelle, cette route au bord de soi.
Le hasard me permit le repos, dans un village sur une colline perché.
Des maisons de tuiles rondes, les unes contre les autres serrées,
Sommeillent.
Derrière leurs volets de bois, à demi-clos,
La fraicheur s’installe pour une courte sieste.
Ce fut, pour moi, un village silence,
Rendant à mon âme, une autre innocence.

Sur la petite place, à l’ombre des platanes,
Pour ne pas réveiller les vielles pierres,
Quelques anciens parlent bas.
Le chant de la fontaine partage leurs doux souvenirs,
Ceux d’avant que la lavande ne fane.
Et l’on respire à pleine larme, l’image floue, de celui qui n’est plus.
Sur la pointe d’une brise, le vent discret traverse les ruelles,
Renouvelant avec largesse, ces senteurs venues de la vallée.
Il suffit, alors de fermer les yeux, de se laisser envahir par l’aïoli,
Délicatement tourné dans le pilon.
Le thym, le romarin faisant la causette aux épices d’ailleurs,
Et ce petit rosé, juste sorti du puits, frais comme la vérité.

Cela peut paraitre banal,
Presque une carte postale.
Mais c’est ainsi que je le découvris, assis au pied d’un olivier.
Je me mis à observer cet arbre.
Son tronc et ses branches noueux,
Torturé par le besoin de grandir, par les saisons d’hier
Et celles de demain.
Parfois lisse, parfois rugueuse, son écorce alliait,
La force et la sagesse des soleils tombants dans la mer bleue,
Des parfums de vendanges ou même les Dieux n’osent s’inviter,
De la chanson de Mistral cherchant son amour d’été.

Une question, soudain me vint.
Quel était cette obstination à donner du fruit ?
Tant de blessures, d’intempéries subies.
Tant de siècles, de nuits noires, de jour sang,
A regarder les hommes déchirer consciencieusement,
Le peu de rêves qu’ils construisent.
Et pourtant !
A chaque saison nouvelle, le fruit est là,
Comme un défi à la déraison !

Dans un dédale de petites rues,
Ou l’ombre fraiche m’accompagnait, je me mis en quête
D’une certaine idée de cette paix muette mais palpable.
Mais personne pour me l’expliquer !
Je revins à l’abri de cet olivier,
Comme soulagé de le retrouver.
Mes yeux se perdirent dans son feuillage.
Des millions de questions s’affrontaient en mon esprit,
Sans trouver la moindre réponse.

Je me souvins, alors de ce vieux moine et de l’abeille,
Un échange improbable irréel.
Je m’endormis, presque sans effort, épuisé de ce monologue.
Là, sans grammaire parfaite, mais en émotions et ressentis,
Appuyé à cet arbre, nous échangions nos espoirs.
A mon réveil, je repris le sentier, différent de la veille,
Et riche de cette rencontre,
De cette rencontre avec la vie !
Oui ! J’ai parlé à un arbre un soir d’été,
Sur cette route au bord de soi !

Vincent

La grande maison


La Grande Maison.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des larmes oubliées,
Une chemise chiffonnée.
Un ou deux cahiers,
Des crayons d’écolier.

Elle est belle cette journée.
Je flâne, un peu dans l’allée
Où, tant de jeux résonnent.
Les vieux chênes frissonnent,
Ils savent, désormais,
Que même le silence, va les oublier.
Plus rien ne bouge ! Figé dans l’instant !
De peur que le passé s’éparpille.
Aurais- je le courage,
De fermer cette lourde grille,
Comme on tourne une page,
D’un étrange roman,
Commençant par le mot « Fin » ?
La pluie glisse sur le trottoir.
Perdu dans mon histoire,
Je m’éloigne, laissant les vieilles pierres grises,
Disparaître, comme soumises,
Aux rires, aux larmes d’un autre temps,
Au soleil fatigué d’un ancien printemps.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Un été aux couleurs nouvelles,
Un mouchoir de dentelles,
Des poèmes et des mots,
Noyés dans une flaque d’eau.

Elle était belle cette journée,
Quant au portail, je te vis.
Du haut mes douze ans,
Je me sentis, soudain si petit.
Que ne fus-je inquiet, de me voir si tremblant !
Incapable de comprendre ce nouveau sentiment.
Peu importe, cela était si doux, si bon !
Que jamais, je n’en demanderai pardon.
Tu passas prés de moi, à me frôler,
Esquissant un sourire, sans oser me regarder.
Tu étais inaccessible, fragile,
Et moi idiot, avec mon sac de billes.
Te dirigeant vers la Grande Maison,
Je compris qu’il faudrait attendre bien des saisons.
Un jeu s’installa alors,
Et cela, dés l’aurore.
Ce que mon cœur rêvait le soir,
Ce tendre et secret espoir,
Te voir !
J‘allais, dés le matin, de taillis en futée,
Piétinant roses et genets,
Cherchant un sentier,
Remontant une allée,
Fourbu, me donnant de la peine,
Pour le sourire d’une reine.

J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des genoux écorchés,
Des fleurs séchées
Un voyage au long court,
Et quelques mots d’amour.

Vincent

Le grand couloir.



Le grand couloir.

Il me fallait entrer.
Par ce grand couloir,
Interminable et froid.
Chaque mot s’y envole,
Chaque pas y résonne.
Des frissons m’envahirent !
Il me fallait, pourtant rire !
Tu marchais, prés de moi,
Ton foulard de soi,
Comme ultime rempart,
Un dernier au revoir, sur le quai de ma gare.

J’entrais en maladie,
Comme on part en errance.
Qu’importe la souffrance,
Quant tout est en sursis.
La vérité n’est qu’un masque chirurgical,
Devenant, chaque jour plus que banal.
Le monde réduit à une chambre,
Ou s’installe une envie, se pendre !
On s’excuse, alors d’un sourire,
Perdu au bord d’un improbable devenir,
De la fatigue qui vous assaille,
De la mort qui ronge vos entrailles.

Les mots deviennent labyrinthe,
Le hasard pleuré, une étreinte.
On gomme, on efface.
Le bonheur n’a plus de traces.
La lumière du jour est un autre demain,
La nuit, les ombres se font artisans,
Des instants de douleurs, ou l’on cherche une main,
Le corps saigne sa peur, l’esprit se ment.
On oublie sa mémoire,
On brûle ses espoirs.
Mes yeux se ferment, doucement.
Me reste t il un peu de temps ?
Puis je encore m’inventer un hier,
Avant que mon cœur n’aille dessous la pierre ?

Il commence comme cela…..

J’ai attrapé aux vents,
ton foulard de soi.
Aux parfums d’orient,
Et couleurs rêvées.
Un petit bout de toi,
Au hasard envolé.
J’ai attrapé aux vents,
Quelques larmes déguisées,
D’un amour d’antan,
Dessus ta joue, glissées.
Je mets dans une boite,
Tous ces tendres souvenirs,
Avant qu’ils ne s’effacent,
A la brise d’un avenir.
Ils sont les miens,
J’en serais donc le gardien.
Comme le coffre de mon enfance
Ou billes, dessins, couleurs et rubans
S’entassaient en abondance,
Pour y défier le temps………………………………

Vincent

Le chemin de ronde.


Le chemin de Ronde

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je t’ai vu, l’autre jour, errant pas à pas.
Tu cherchais un quelque part,
Mais tes yeux n’y étaient pas.
Tu n’étais plus là ! Il était si tard !
Je t’ai vu, l’autre jour, habillée de tristesse,
Tu cherchais un hasard, une faiblesse
Une image,
Un visage ?
Je t’ai vu, l’autre jour, tes lèvres caressées
Tu cherchais une trace par l’autre laissée.
Plaisirs enfouis,
Aux souvenirs de tes nuits.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Il était un matin, au bord d’un lac,
Loin des lueurs, d’une ville lumière,
Ou, il ne fait jamais beau.
Perdu en la vie, les sentiments en vrac.
Sur des chemins de poussière,
Tombant dans l’eau.
J’allais, les pensées d’un pénitent,
Sans même répondre, aux murmures du vent.
Il était un matin, au bord d’un regard,
Une frêle silhouette, surgit de nul part.
Nuée éclatante dans l’aube naissante.
Belle, fragile comme absente.
Il était un matin, au bord de la rosée,
Ou, en silence le verbe aimer
Se donna à conjuguer.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Ce soir, ma plume compte les saisons,
De rimes amères en étranges chansons.
Retournant sur ce chemin de Ronde,
Juste pour apercevoir l’onde,
D’un amour qui fut,
D’un amour qui n’est plus !
Ce soir, ma plume pleure ces mots.
Toutes ces voyelles et ces consonnes,
Désormais, je les abandonne,
Aux herbes folles et aux roseaux.

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Je m’endors, ma nuit en lassitudes,
Mes rêves auront cette certitude,
D’être là chaque espoir,
Revenants fatigués d’un « au revoir » !
Une larme au creux de ma main,
Comme une goutte d’amour,
Oubliée au bord d’un chemin,
Comme une goutte d’amour
Oubliée au bord d’un toujours !

Il me reste, une larme de toi !
Elle coule sur ma peine, trop de fois.

Vincent

(Peinture de Patrick ROGELET)

La seule cause.



La seule cause


Il y a des mots que l’on croise,
Sans les apprendre,
A défaut de les comprendre.
Des rimes qui pavoisent,
Sans pour cela fleurir.
Des voyelles en sens unique,
Des consonnes squelettiques.

Pourtant ils s’additionnent,
Se multiplient au carbone,
En d’étranges discours,
Lâchés à une pitoyable cour,
Avide de rêves fumées,
D’orgasmes simulés.
Pourtant ils brillent,
Scintillent,
Comme la robe d’une putain,
Au bras d’un marin,
Perdus dans les lueurs mensongères,
D’étreintes éphémères.

Combien de charlatans,
De vrais faux princes charmants,
Noircissent des feuillets
Sans vous rendre la monnaie ?
Donnant à l’escroquerie ses lettres de noblesse,
Et l’aumône à la tendresse.
Combien de critiques, cherchant à faire un mot,
Plutôt qu’à entendre et écouter le beau,
Font du vocabulaire, un tiroir caisse,
De la grammaire, une liasse épaisse.

Je rêve d’autres mots,
Qui ne soient pas que des mots,
Mais de fiers drapeaux,
Couleur tolérance,
Flottant aux vents de la connaissance.
Je rêve d’idéaux,
Aux racines profondes,
Aux points rageurs,
Aux virgules fécondes.
Et c’est au-delà de nos peurs,
Au-delà de cette vision minimale
D’un monde en cavale,
Que l’humanité, dans un cri de victoire,
Bannira d’un trait de plume
La haine et son écume,
Pour construire le chemin de tous les espoirs !
Et faire enfin de l’autre la sagesse à apprendre,
La seule cause à défendre.

Vincent

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